Welcome to the World

La saga .hack

Quelques années depuis la dernière quadrilogie .hack qui étaient parsemée de défauts malgré un principe de départ accrocheur. Bandaï décide cependant de récidiver avec cette fois-ci, une trilogie, la trilogie .hack//G.U. Le volume 1 est sorti aux Etats Unis alors que le Japon vient d'accueillir le deuxième et quant à l’Europe, toujours aucune date.

Partie 1 : .hack//Roots

Il faut d'abord comprendre le principe de .hack avant de commencer à vous expliquer le scénario du jeu. Cette saga a pour vocation de se décliner sur plusieurs supports, mangas, animes, jeux et il faudra tous les avoir pour connaître toute l'histoire. Tout commence avec l'anime .hack//Roots qui, n'est franchement pas très intéressant et beaucoup trop lent, mais il pose le principe de base du jeu vidéo. Haseo, un nouveau joueur du MMORPG The World, tombe amoureux d'une autre joueuse du nom de Shino mais celle-ci est abattue par TriEdge, un mystérieux Player Killer qui, en tuant un personnage, plonge son propriétaire dans le coma.

Partie 2 : .hack//G.U.

Le jeu vous plonge alors qu'en voulant se venger, Haseo est aussi abattu par TriEdge mais, s'il ne tombe pas dans le coma, son personnage niveau 133 surnommé The Terror of Death par les autres joueurs, redevient un simple personnage niveau 1. Vous commencez alors l'aventure entre les mains d'Haseo, dans l'espoir de trouver un moyen de vaincre TriEdge et de sauver votre amie de son coma. Les mystères de The World sont épais et croyez moi, j'ai eu beaucoup de mal à lâcher la manette tellement le scénario est dynamique et donne toujours envie d'en savoir plus.

Comme vous l’avez peut être compris, vous ne gérez pas un guerrier souhaitant se venger après la destruction de son village par un empire totalitaire mais bel et bien un joueur de MMORPG. Vous pourrez ainsi, après avoir consulté les mails et forums, consulter les informations, lancer le jeu the World et contrôler Haseo, votre personnage. Avide de vengeance, vous le verrez se plonger pleinement dans sa quête de pouvoir, qu’importe les moyens, même s’ils sont parfois mauvais, pour sauver celle qu’il aime. Il est entouré d’autres joueurs comme l’attachante Atoli, le duo Silabus et Gaspard, ainsi que Kuhn et Pi qui dévoileront à Haseo son pouvoir défiant les règles établis par The World.

Je tiens cependant à préciser que le scénario ne passionnera peut être pas autant les personnes n’ayant pas vu l’ancienne quadrilogie et l’anime .hack//Roots. Par exemple, le joueur connaissant .hack sera intrigué en découvrant que TriEdge ressemble au héros des jeux vidéos précédents dans une forme fantomatique alors que celui entrant pour la première fois dans The World ne verra certainement pas cela d’un air intrigué. Mais après tout, .hack est un manga, et un manga ne se savoure certainement pas si on en lit qu’une partie et en ratant le début.

Rengeki !

Le système de combat a lui aussi été revu et est désormais plus dynamique avec l'ajout de raccourcis et les super techniques des personnages qui, lancées au moment opportun, enclencheront un Rengeki, augmentant le puissance. Sur une arène de combat délimitée et, à l'aide de vos compagnons gérés par l'ordinateur, vous devrez surprendre vos ennemis et les vaincre. Par vos actes, vous augmenterez aussi le moral du groupe et pourrait ainsi activer une phase où vos persos seront plus forts et plus rapides, le Beast Awakening, ou bien lanceront ensembles une magie puissante, le Demon Awakening.

Il se peut aussi que vous ayez affaire à des ennemis curieux, sortes de bugs. A ce moment là, Haseo dévoile son pouvoir caché et invoque son Avatar, une bête qu'il peut contrôler. Le combat prend alors des tournures de Zone of the Enders : on se déplace librement dans une arène où l'on peut lancer des boules d'énergie, frapper avec sa faux et esquiver les attaques. Ne vous attendez pas à vous retrouver dans le jeu de Konami mais ces phases sont assez rafraîchissantes, changeant le gameplay quelques instants.

Malgré tout, .hack//GU souffle de défauts déjà présent dans la première quadrilogie : la répétition des donjons et la durée de vie. On a simplement 4 sortes de décors ce qui fait que l’on parcourt les mêmes couloirs, on combat des ennemis pas si différents... Rébarbatif ! Heureusement que le scénario, palpitant je le rappelle, vous tiendra en haleine et ne vous obligera pas, sauf pour faire du level-up à fouiller les donjons de fond en comble comme ce fut le cas pour la première quadrilogie.

Seulement on arrive au deuxième défaut : la durée de vie. A l’origine, les développeurs avaient promis qu’un épisode de .hack//GU serait aussi long que les 4 épisodes la saga .hack//Infection. S’il était difficile de croire en leur optimisme, on imaginait tout de même qu’un épisode durerait plus de 25h, quêtes annexes accomplies.

Vite la suite !

Malgré des défauts inhérents à la série, après avoir vu la cinématique de fin de .hack//G.U., ponctué ensuite par la superbe chanson « Kind Hands » lors du staff, se clôturant par une preview du prochain épisode, on se retrouve là, frustré, à vouloir connaître la suite. Car même si objectivement -et je me suis efforcé de rester objectif tout le long du test-, on reconnaîtra des défauts à .hack//G.U. Vol 1, cela reste une excellente expérience vidéo ludique que j’ai vécu. Certains n’y seront pas réceptifs et c’est donc pour cela que je me suis modéré dans ma note mais son scénario, ses personnages, son gameplay, font de ce .hack//G.U. Vol 1 un jeu qui mérite au moins d’être essayé. Un jeu de rôle avec les mécanismes habituels du manga pourraient bien plaire aux fans de ces deux matières.