Une Wii dans la poudreuse

Aaaahh ! La montagne ! Ses pentes enneigées, ses paysages magnifiques, ses chalets, ses sapins… Mais tout cela coûte cher et peut être dangereux. EA Big à la solution, un bon canapé, une jolie télé et une Wii faisant tourner SSX Blur.

LA série phare de glisse

SSX fait certainement parti des série qui s’est fait le plus remarqué sur la génération 128. Basant son jeu de snowboard sur le fun et sur une jouabilité instinctive et en même temps très technique, les développeurs rallièrent de leurs côté de nombreux joueurs. Chaque épisode marqua à sa manière : SSX Tricky et l’apparition des super Trick, SSX 3 et son interface exceptionnel et SSX On tour pour son ambiance décalé et l’apparition di ski. On ne voit pas comment on pourrait innover désormais, mais c’était sans compter un outil aux multiples ressources… Merci Nintendo !

SSX 3 le retour

Comme dit précédemment, SSX 3 possédait une interface très original qui permettait aux joueurs de dévaler la montagne en partant du sommet, et de se balader librement. On décidait ainsi de prendre tel ou tel embranchement pour participer à diverses courses et épreuves… la piste servait ainsi de menu et donnait une impression de liberté incroyable (il fallait pas moins de 20 minutes pour dévaler toute la piste. Et c’est malheureusement ce qui manqua au quatrième épisode (le retour d’un menu classique, pas franchement clair en plus. C’est avec plaisir que l’on retrouve ce principe dans le mode carrière de SSX Blur. Trois pics sont à nouveau disponible, comportant chacun une multitude de chemins. Il faudra alors débloquer un nombre de points nécessaire pour accéder au pic 2 puis au pic 3. Mais pour ça il va falloir maîtriser sa board et ses skis… enfin sa wiimote !

Crampes et sueurs… on est prévenu, SSX c’est avant tout du sport

Ce qui est sur c’est que SSX Blur est loin d’être évident à prendre en main. Si la glisse se passe sans trop d’encombre, en inclinant le Nunchuk de gauche à droite et en combinant l’analogique pour les virages serrés, les figures durant les sauts sont assez difficiles. Le plus dur, pour les habitués du style, c’est de ne plus charger son saut à l’avance, ici, on saute et c’est une fois en l’air que l’on effectue spins et flips via la wiimote incliné dans la direction voulue. Les grabs quand à eux s’effectueront de la même manière mais avec le Nunchuk. Mais la vraie galère concerne les Ubertrick (les plus grosses figures). Lors de certains sauts et à condition d’avoir sa jauge de trick à un certain palier, vous pourrez effectuer ces tricks de psychopathe, en dessinant un symbole dans le vide (comme à l’école des fans : « comment tu t’appelles ? »). La difficulté vient du fait qu’il faut vraiment s’appliquer dans le mouvement pour qu’il soit prit en compte. Il faudra également penser à bien connaître le temps de réponse des ces Ubertricks afin de savoir quand l’arrêter (en pressant brièvement « A » ou « B ») et ainsi atterrir sans bobo.Heureusement, on peut s’entraîner dans le menu, à « dessiner » les différents symboles, une boucle, un « Z », un cœur… et de connaître ainsi l’amplitude et la vitesse la plus approprié dans le mouvement effectué.
On se rassure, une fois maîtrisé, SSX Blur est un vrai plaisir à jouer, la sensation de glisse est un bonheur et on éprouve une certaine fierté à bien plaquer son Ubertrick.

Esprit Nintendo…

Le design général a changé, pour apparemment mieux correspondre à l’esprit mignon de la Wii. Les personnages ont un style nettement plus cartoon, si bien qu’on a du mal à reconnaître les plus connus de la série (JP et Kaori entre autre). Finis aussi les grosses mandales dans la tronche pour faire tomber les adversaires, place aux boules de neige qui se révèlent au final très « bof » . Tout comme les graphismes du jeu, si l’interface est clair et plutôt bien fichue, tranchant carrément avec celle du On tour, agressive et bordelique, le jeu aurait mérité un peu plus de finesse… décidément les production Wii se focalisent un peu trop sur la particularité de la machine (la wiimote) que sur ses capacités (on se doit d’avoir des graphismes du niveau d’une GameCube). A noter aussi quelques bugs désagréables, comme traverser certains éléments (rater un rail alors que l’on est pile dessus, ça fout la rage). A noter que l’ambiance sonore est très réussie la musique suis le parcours du boarder, tout comme le speaker de « Radio Big » qui annonce à l’avance les courses auxquelles on participe.

EA Big a réussi son pari, il a su tirer parti de la wiimote, pour donner une réelle sensation de glisse. L’interface du troisième opus est de retour pour le plus grand plaisir des fans de SSX. Dommage pour les graphismes pas vraiment au top et pour les bugs physiques. Une fois en main (persévérance, persévérance…) c’est du bonheur !!