BANKAI!!!!

Les mangas adaptés en jeu de baston ne font pas l’unanimité auprès de la communauté des joueurs. Même si des titres comme Naruto ou DBZ ne s’en sont pas trop mal tirés dernièrement, ils sont loin d’égaler les maîtres en la matière (Capcom, SNK et Namco), et à vrai dire servent plus d’objet de collection pour les fans. Treasure (Ikaruga) sort pourtant son second épisode de Bleach une nouvelle fois sur DS, et compte bien démontrer qu’une adaptation de manga peut devenir une référence en la matière.

Guilty Bleach X

Il suffit de jouer quelques minutes à Bleach, pour connaître les inspirations des programmeurs : Guilty Gear X, la bombe d’Arc System Works. Que ce soit les déplacements, les dashs, les dashs aériens, le double saut, les combos, les breakers… C’est du GGX tout craché, cependant certaines originalités bienvenues font de Bleach un jeu de baston unique. Tout d’abord en plus de la jauge de fury classique permettant de déclencher les plus grosses attaques, vient une triple jauge de boost. Celle-ci peut être utilisée de 2 manières, pour activer un déplacement instantané (dans n’importe quelle direction) faisant également office d’esquive, ou pour améliorer les coups de bases (de la même manière qu’un Darkstalker). 3 boutons d’attaque sont disponible, Y pour le coup rapide, X pour le moyen et A pour le fort. B quand à lui servira justement pour activer le boost. C’est avec ces mêmes boutons que vous déclencherez les fameux quarts de tour et autres « dragon punch » Y pour le rapide, X pour le fort mais long à déclencher, et A pour le fort rapide à condition d’avoir au moins une jauge de boost. Bien que rester en arrière suffit à être protégé, le bouton R a été assigné à cette fonction, quasiment indispensable lors des matchs à 3 et à 4. Le bouton L sert quand à lui à changer de plans (comme dans Fatal Fury), mais tout comme le bouton R ne devient indispensable que lors des parties en multi.
Ces combats en multi, sont d’ailleurs bien mieux réussis que Dans Guilty Gear Isuka (trop contraignant de devoir appuyer sur un bouton pour se retourner), puisque les attaques spéciales ne se réalisent que vers l’avant, ou disons plutôt dans la direction voulue. Ceci permet vraiment de surprendre un adversaire arrivant dans le dos : un combo sur l’adversaire à droite et direct quart de tour arrière pour envoyer une attaque sur celui de dos. C’est pratique et furieusement instinctif. Les joueurs qui n’arrivent pas à retirer leurs moufles n’ont pas été mis de côté, et grâce à l’écran tactile pourront aussi utiliser les attaques spéciales et les fury par simple clik, avec tout de même l’handicap de ne pas pouvoir enchaîner aussi rapidement qu’en manuel (fallait pas rêver non plus les noobs). Egalement à activer sur l’écran tactile, les cartes de combat, permettant de booster momentanément vos caractéristiques ou de diminuer celles des adversaires. Il faudra alors bien créer son deck de carte afin de faire pencher le combat en sa faveur.

Incroyablement complet

En plus de proposer un panel de combattants impressionnant, 44 personnages une fois le jeu complété à 100%, Bleach 2 propose en plus de ça de nombreux mode de jeu. Les classiques mode Arcade, VS, Training, Survival et Time Attack, auxquels viennent s’ajouter l’éditeur de deck de cartes, la boutique où vous achèterez des nouvelles tenues, de nouvelles cartes ainsi que des arts pour compléter la gallery et un mode Story reprenant la trame principale du manga et vous confrontant à des défis : ne pas utiliser de spéciales, protéger un personnage… Un mode story qui n’est pas sans rappeler celui de SoulCalibur et qui vous apprendra à maîtriser les nombreux persos et à vous attacher à certains plus que d’autres. C’est là que l’on voit que Bleach est un « vrai » jeu de combat et qu’il propose des personnages uniques et très originaux à jouer, notamment Rangiku et ses nuages à créer Ukitake et ses pièges de lumière invisible pour l’adversaire ou encore Tosen l’aveugle qui lors de sa fury plonge l’adversaire dans le noir complet le laissant à sa merci.

La nouvelle référence ?

Techniquement Bleach est une réussite, les sprites, malgré leurs petites tailles sont très détaillés et les quelques ralentissements décelables ne le sont que sur les parties à 3 ou à 4 et sont tout à fait excusables. Les décors sont nombreux et en rapport avec les meilleurs évènements du manga. Pour ce qui est de la bande son, les musiques sont assez sympathiques, surtout le thème chanté lors de la 4e et dernière partie du mode story et les voix excellentes. L’animation est quand à elle au top, tout comme la mise en scène. Comme tout bon jeu tiré de manga, les clins d’œil sont évidemment présents, et c’est avec plaisir que l’on peut apprécier le montage de certaines furies sous forme d’arts qui s’enchaînent et s’animent, avec toujours la possibilité de les zapper via le bouton start. Rajoutez à ça que jouer sur internet ne pause aucun problème et que le lag y est très rare.

Que dire ? Si ce n’est qu’il aura fallut une dizaine d’année avant que le maître du genre sur portable soit détrôné, SNK Vs Capcom sur NeoGeo Pocket Color, et ce, de façon magistrale. Bleach reprend les éléments des meilleurs jeux de baston (Street Fighter, Darkstalker, Last Blade, Guilty GearX, Fatal Fury) et les fait tourner à sa sauce. C’est beau, dynamique, fun, jouable… et en plus, le manga tue !