Ressens-tu l’âme des cartes ?

Voulant faire un manga où les personnages se battraient d’une manière autre que physiquement, Kazuki Takahashi crée Yu-Gi-Oh !. La série connaît un départ timide quand l’auteur fait alors entrer en jeu Magic and Wizards, un jeu de carte. Les fans répondent à l’appel permettant à Takahashi de faire sa série en 38 tomes mais débouchant aussi sur le création de multiples goodies (cartes, jeux vidéo, etc.). La série terminée, même en anime, on pensait que ça allait se finir pour de bon tout ce merchandising. Mais non ! Akira Ito, ancien assistant de Takahashi, reprend les rennes de la série en manga et crée Yu-Gi-Oh R, une histoire parallèle à l’originale. Le créateur de la saga du Roi du jeu est cependant bien présent dans ce projet, mais aussi dans un nouveau, exclusivement en anime, Yu-Gi-Oh GX. Cette fois-ci, le scénario se passe quelques années après que Yugi ait triomphé de Marik, et met en scène Jaden Yuki, un duelliste prometteur entrant à la Duel Academy et qui devra lui aussi sauver le monde grâce à ses cartes de duel. Yu-Gi-Oh GX Tag Force vous met dans la peau d’un autre nouvel élève…


C’est l’heure… du duel !!!

Donc, comme je le disais, vous commencez dans la peau d’un élève entrant dans la Duel Academy et plus précisément chez les Slifer Rouge, le rang le plus bas de l’école. Sous vos allures de psychopathes (désolé mais un gars qui cache la moitié de son visage sous une casquette et, sur l’autre, affiche un sourire à tout moment, ça fait pas très rassurant), vous voulez prouver que vous pouvez vous aussi devenir le prochain Roi du jeu. Outre les duels de cartes, il vous faudra suivre les cours de la Duel Academy et papoter avec les différents personnages de la série non seulement parce que le lien social, c’est important, mais aussi afin qu’ils deviennent vos partenaires de duels. On y reviendra plus tard.

Je pose Buster Blader en mode attaque ainsi qu’une carte face cachée !

Après avoir composé votre deck de 40 cartes minimum, il est temps de défier vos collègues de la duel Academy. Quand c’est votre tour de jouer, vous pouvez poser plusieurs types de cartes :
· Des cartes monstres : vos monstres disposent de points d’attaques et de points de défense. Le monstre disposant des points d’attaques le plus fort remporte le duel, sauf si le monstre attaqué est en mode défense et dans ce cas, il faut compter avec ses points de défense. Certains monstres disposent en plus d’effets spéciaux qui s’activent selon diverses conditions. Une carte apparemment faible peut ainsi réserver quelques surprises au joueur imprudent… Les cartes les plus puissantes quant à elle demandent le sacrifice de monstres plus faibles pour être activé.
· Des cartes magie : Activables à tout moment, elles peuvent renforcer vos monstres ou au contraire affaiblir celui de votre adversaire.
· Des cartes pièges : Elles ne sont activables que sous certaines conditions mais peuvent renverser le cours d’un duel. Comme il est énervant d’arriver à invoquer un monstre puissant pour finalement le voir être détruit par une simple carte piège. Mais l’inverse est particulièrement jouissif !

A l’aide de ces types de cartes, il vous faudra donc faire un jeu à votre mesure, d’autant qu’il y a le choix puisque cette version PSP dispose de plus de 2400 cartes disponibles et de nouvelles cartes sont même téléchargeables sur internet !
Armé de votre deck, il vous faudra combattre vos adversaires. Malheureusement, les jeux de ceux-ci sont assez mal calibrés. En effet, dès le départ, tous disposent sans exception de cartes capables de détruire vos monstres d’un seul coup et arrivent à les sortir toujours au moment où c’est le plus gênant. On en vient même à se demander si l’ordinateur ne triche pas tant il fait preuve d’une chance insolente parfois. Quant à vous, vous n’obtiendrez ces cartes destructrice qu’après quelques temps de jeu, alors que toute la Duel Academy semble les posséder en plusieurs exemplaires !!!

Mon ami Jaden Yuki…

Tout à l’heure je vous parlais de l’importance des relations sociales. En effet, comme son nom l’indique, Yu-Gi-Oh GX Tag Force vous permet de faire des combats 2 contre 2. En offrant des sandwichs aux personnages de l’anime, en leur parlant et en les provoquant en duel, ils sont de plus en plus amicaux avec vous et, si vous jouez bien votre coup en allant lui parler sur la plage jusqu’à la faire rougir, la charmante Alexia Rhode viendra dans votre chambre vous proposer de s’associer à elle pour… … faire des duels contre d’autres équipes de 2 le dimanche matin ! Chouette hein ?!

Malheureusement, si l’ordinateur associé a parfois des techniques intéressantes, il est parfois assez suicidaire dans sa façon de jouer. A vous de faire ami ami avec un personnages aux techniques proches de la votre car sinon, vous vous marcherez sur les pieds.

Non ! Pas une carte piège !

Yu-Gi-Oh GX Tag Force pour PSP souffre de 2 gros défauts. Tout d’abord, les animations pendant les duels font certes très classes au départ mais on les zappe vite tant elles ralentissent le jeu. Heureusement, un tour dans le menu option et on en parle plus.

Mais surtout, le gros défaut, c’est un mode online infrastructure absent. On peut cependant comprendre ce dernier choix par le fait qu’il existe déjà un jeu Yu-Gi-Oh online payant. Il n’était donc pas dans l’intérêt de Konami de proposer une version portable forcément gratuite. C’est toutefois dommageable car il est certain qu’un mode infrastructure aurait considérablement fait grandir l’intérêt du soft. Consolons nous toutefois car le online PSP reste utilisé : depuis le jeu, on peut en effet télécharger des cartes nouvelles ainsi que les nouvelles listes de cartes interdites, limitées, et semi-limitées, afin de rester dans les règles d’un jeu en perpétuel évolution. On salue l’effort…

A toi de jouer !!!

En conclusion, Yu-Gi-Oh GX Tag Force est un très bon jeu pour la portable de Sony si tant est bien sûr que l’on aime le Magic and Wizards bien sûr. En tout cas, on apprécie le fait de passer du temps à personnaliser son deck pour créer des combinaisons destructrices… Pour votre adversaire bien sûr.
Mais, je le répète, le jeu aurait mérité sans problème un 18 si un mode infrastructure avait été présent. Le gros point noir.