Here he comes your friendly neighborhood Spider-man.

Sans conteste le héros le plus populaire de la collection Marvel Comics, Spider-man en est aujourd’hui à sa troisième adaptation cinématographique signée Sam Raimi. La présence du charismatique Venom, l’un des ennemis les plus redoutables de l’araignée ont suffit à accroître l’impatience des fans. Et, parce que business is business, Spider-man 3 a bien sûr le droit à son adaptation vidéoludique. Après un deuxième épisode bourré de bonnes idées mais aussi de quelques défauts, on était en droit de s’attendre à un jeu bien meilleur… Malheureusement, que de déceptions…

Son pire ennemi est en lui

L’histoire de Spider-man 3 le jeu reprend grosso modo l’histoire de Spider-man 3 le film. Peter Parker mène une vie de rêve avec Mary-Jane, Spider-man est devenu un héros pour New York mais on ne fait pas un film quand tout se passe bien et des ennemis tels que l’homme de sable, le nouveau Bouffon vert et Venom vont jouer les trouble fêtes. Mais, pour cette adaptation vidéoludique, ils seront accompagnés du Lézard, de Morbius et sa femme Shrieck et de Kraven le chasseur pour des aventures totalement inédites.
Voilà donc un premier bon point pour le titre qui se permet ainsi quelques libertés pas déplaisantes par rapport au film. Cependant, on aperçoit très vite un gros défaut : les personnages sont très mal modélisés : on peine à reconnaître Tobey MacGuire , Kirsten Dunst et les autres dans les cinématiques. Heureusement et contrairement au film, on voit beaucoup plus Spider-man que Peter Parker.

Le monte-en-l’air dans New York

Spider-man 3 reprend grosso modo le gameplay du précédent épisode : la ville de New York est accessible et libre à nous de nous balader dans les rues. Tisser sa toile est un réel plaisir, cependant, marcher sur les murs peut être réellement désagréable, notamment car avant de ramper, Spider-man a tendance à courir sur la paroi et les commandes, à se mélanger. De plus, la caméra peine parfois à suivre nos mouvements ce qui est d’autant plus déplaisant lors des combats.

Les combats parlons en… Très simplistes au départ et franchement pas agréables, au fur de l’aventure, on acquière cependant de l'expérience permettant l'apprentissage de nouvelles techniques qui rendent les affrontements les plus variés, même si l’on constate une certaine rigidité, rendant le tout moins défoulant que cela ne devrait. Pire, on n’y prend pas vraiment de plaisir. Finalement, ce n’est qu’en revêtant le costume noir, acquis très tôt dans le jeu, que l’on parvient à sentir cette impression de force. En effet, Black Spider-man est moins technique mais beaucoup plus puissant que son alter-ego. Ce pouvoir doit cependant être utilisé avec parcimonie, contre les boss par exemple, car un usage prolongé tue Spider-man et l’enlever devient de plus en plus difficile.

Entre autre nouveauté, TreyArch s’est dit que parce que les Quick Time Event sont à la mode, ben pourquoi Spider-man 3 n’en aurait-il pas ? Ainsi, à certains moments contre les boss ou alors lorsque l’on enlève le costume noir, des séquences de QTE apparaissent. Elles sont peu difficiles et très limitées, un peu gadget quoi…

Super-héros mais pas super-graphismes

Le point de vue technique est le plus démonstratif du gros problème de Spider-man 3 : les développeurs ont manqué de temps et cela se ressent. C’est franchement pas très joli, la ville de New York manque cruellement de vie, de couleurs, d’habitants, d’animation. Seul Spider-man est bien modélisé.
De plus, l’animation est mauvaise, ça saccade, bref, c’est une injure pour les yeux. On est loin d’Ultimate Spider-man qui, sur la même console, jouissait d’un cell-shading assez joli et d’animations très fluides.
Enfin, pour compléter le tout, les bugs sont légions. Il n'est par exemple pas rare de voir Spider-man tenter désespérément de faire son jet de toile mais rester bloqué en tremblotant.

Finalement, Spider-man 3 est un jeu médiocre. Spider-man 2 m’avait enchanté, peut-être était-ce l’effet de surprise de pouvoir enfin se balader librement dans New York avec Spider-man, mais ce troisième épisode souffre d’une rigidité, de problèmes de caméra et de graphismes franchement dépassés. On espère que le Spider-man : Friend or Foe, fraîchement annoncé, nous offre enfin THE épisode digne du célèbre tisseur. On peut déjà supposer qu’il sera moins soumis à des contraintes de temps.