Tututu tututu tu...SHBAM !

Après avoir écumé bon nombre de pratiques sportives, allant du golf au tennis, en passant par le culturisme et la natation synchronisée, le plombier italien en salopette rouge chaussait les crampons pour faire la nique aux stars mondiales dans Mario Smash Football sur GameCube. Basé sur un gameplay totalement arcade, essentiellement développé pour le multi-joueur, le soft a fait mouche de par ses franches parties de rigolade, et ses vilains coups de putes lors des rencontres qui ont brisé un paquet d’amitiés.
Avec l’arrivée de sa petite dernière, Nintendo n’allait pas se priver de fournir une suite à ce Smash Football, et l’éditeur/développeur/constructeur nippon a choisi la période creuse de la fin de saison pour ressortir ses stars des vestiaires dans Marios Strikers Charged Football.
On refait le match !


Mario grandit. Un peu.

La jaquette du soft annonce la couleur : notre Mario International souhaite briser son image de plombier niais ami préféré des grands enfants. Ouaip. Là, on ressent un côté plus sombre, plus adulte. Ainsi, Nintendo a changé le calcul des points lors des matchs pour aller jusqu’au bout des choses, il ne s’agit en effet plus d’accumuler les buts, mais de frapper le plus fort possible sur vos adversaires pour les démembrer de la manière la plus sadique possible, chaque membre arraché équivalent à un point. OMFG ! ARRETE DE NIAISER ONI ! Ca reste du produit Nintendo bon sang ! Et oui, en effet, donc le concept de but reste le même, tant pis pour mon esprit dérangé. Cependant, on notera tout de même une bande-son plus brute de décoffrage, même si cela reste audible au plus grand public, et certaines animations (notamment lors des « méga-frappes ») assez sympa : votre perso s’élève dans le ciel, semble comme envahi d’une puissance dévastatrice, puis frappe le ballon avec une force colossale pour défoncer le gardien adverse, et, par la même occasion, marquer des buts. Marrant !

Mis à part cela, la recette reste globalement la même. Les personnages jouables, je veux dire les capaitaines d’équipe, sont de base au nombre de neuf. On peut les classer de la sorte en fonction de leurs caractéristiques : les équilibrés (Mario, Luigi et Yoshi), qui bénéficient de stats moyennes, sans points forts ni points faibles ; les bourrins (Donkey Kong, Bowser et Wario), faisant preuve de qualités indéniables en défense ainsi qu’une force de frappe prodigieuse, mais ayant un mal fou à bouger leur derrière sur le terrain ; et enfin les frêles (Daisy, Peach et Waluigi), courant aussi vite que Cissé, mais frappant aussi puissament qu’un Didier Deschamps à la belle époque.. Vos bons résultats dans les différents modes de jeux vous permettront de débloquer trois autres personnages que sont Diddy Kong, Bowser Jr et Flora Piranha. Sympathique pour varier les plaisirs, mais de grosses différences en matière de gameplay.

Bien évidemment, vos capitaines ne sont pas seuls sur le terrain, sinon un Mario Ping-Pong aurait été plus judicieux. Non, dans Mario Strikers Charged Football vous pouvez composer vos équipes avec des personnages célèbres de l’univers de Mario, tels que Topi-Taupe (là mon pote), Toad, Maskass, également appelé le derrière masqué ohéohé, les frères Marto, Boo et quelques autres. Eux aussi possèdent leurs propres caractéristiques, de qui forger une équipe à votre image. En effet, deux attaquants hors pair tels que Boo ou l’un des frères Marto peuvent être associés à un lourdeau comme Bowser, solide en milieu de terrain et en défense, bien épaulé, par exemple, par un Topi-Taupe… Les possibilités sont assez nombreuses et mine de rien influent pas mal sur le style de jeu, en fonction de l’adversaire que vous avez en face de vous.

Bim Bam Boom Goaaaaaaaldorak !


Qu’en est-il du gameplay de ce Mario Strikers ? Et bien celui-ci mon cher monsieur est fort aisé à prendre en mains ! Tout d’abord, il faut savoir que les règles du foot sont ici totalement oubliées, mise à part les buts et les engagements : les fautes sont inexistantes, il n’y a pas de touches, pas de corners, pas de remplacements, et pas d’arbitre. Ainsi, cous débarquez dans l’arène, jouez votre partie de foot, comptez les morts et repartez de là où vous êtes venus. Et ça, c’est jouissif !
La Wiimote et le Nunchuk sont bien adaptés au soft. Le gros bouton A vous permet de passer ou de changer de joueur, la gâchette B de shooter, vous esquivez les tacles avec les touches droite ou gauche de la croix directionelle, tandis que les touches haut et bas vous donnent l’occasion de tacler votre adversaire. Côté Nunchuk, le stick vous permet de vous déplacer, et la gachette du haut de balancer les divers objets que vous récupérez.
Et oui, car c’est là l’un des intérêts du soft : tel un Mario Kart, vous pouvez balancer à la tronche de vos adversaires une foultitude de trucs débiles : carapaces, chiens-boulets, bombes, peaux de bananes…de quoi faire un méga champ de bataille sur le terrain. A noter également un objet spécial pour chacun des capitaines, permettant par exemple à Mario et Luigi de se transformer en géants pour tout écraser, ou encore à Yoshi de se transformer en œuf.
Le Z, lui, servira à autre chose que de signer votre nom à la pointe de l’épée : il permet les passes lobées.
Le gros coup de pute reste quand même l’utilisation de la Wiimote, à secouer de gauche à droite pour envoyer valdinguer votre adversaire un peu partout (une petite préférence pour les murs électrifiés mouaha).

Pour ce qui est de l’attaque, et donc des tirs bien évidemment, sachez que pour effectuer une frappe digne d’Olive et Tom il vous faudra charger au max votre puissance avant de vous faire latter lamentablement, ceci en restant appuyé sur la gâchette B. Autant dire que faire le ménage autour de vous avant de tenter un shoot est une décision honorable. Chaque personnage a son tir spécial. Si les persos « basiques » ne déclenchent pas une séquence spéciale lorsqu’ils exécutent une frappe super-méga-trop puissante, elles restent néanmoins très sympathiques à regarder : Boo disparaîtra tel un fantôme en accompagnant le ballon vers le but, Topi-Taupe creuse un tunnel vers le camp ennemi, ou encore Msieur Marto balance une bonne vingtaine de ses outils préférés à la tronche du gardien adverse, faisant ainsi un gros ménage sur son passage. Fandard !
Quant aux méga-frappes des personnages principaux, elles se déclenchent de la même façon, à la seule différence qu’il faudra respecter un timing pour enclencher celles-ci : tout d’abord arrêter une première fois la jauge qui se met en place le plus loin possible pour balancer un max de ballons (de 3 à 6 selon votre performance), puis l’arrêter une seconde fois au moment opportun pour viser au mieux, et ainsi maximiser vos chances de loger un nombre de buts conséquent.
Car ouais, passer de 0-0 à 6-0 à 1 seconde de la fin, ça déchire.
Quand vous êtes « victimes » d’une méga-frappe adverse, vous avec possibilité de déconcentrer l’adversaire lorsqu’il se soumet à l’épreuve de la jouer en secouant le nunchuk comme un forcené. Après, ce sera à vous de jouer : un viseur apparaît, représentant les deux mains de votre gardien de but, et il va vous falloir arrêter les ballons balancés par le bourrin d’en face, en les visant puis en appuyant sur A au plus vite pour les faire exploser.

En fait, malgré toutes ces bonnes petites choses, l’on regrettera tout de même le passage en second plan des fonctionnalités de reconnaissance de mouvement de la Wii, trop peu utilisées encore une fois. Bien dommage !

Online/offline, même combat ?


Les modes de jeux offline, en solo qui plus est sont vraiment basiques : un système de coupes vu et revu, un mode entraînement et un mode challenge peu bandant, voilà tout. Par contre, le mode exhibition vous permettra de vous affronter à quatre simultanément, pour de grandes parties de rigolades, tant le jeu se prête à merveille au multi-joueurs. Mais à vrai dire, ce n’est pas du tout de l’innovation, le premier opus partait déjà sur cette optique de football spectacle à plusieurs.
Le gros atout de ce Mario Strikers Charged Football, c’est bien évidemment l’arrivée du online ! Promis par Nintendo sur cette génération de consoles, le voilà qu’il débarquer chez nous avec ce Mario Strikers. Et pour un coup d’essai, c’est déjà très intéressant. Je parle là de mon expérience personelle, sans pour autant vous dévoiler le nombre colossal de mes petites amis : peu de lag, très rapide à trouver une partie, et système de classement simple mais sympa. Bref, une réussite. Bien évidemment, pas de chat durant la partie (ni même après) avec votre adversaire du jour, ni même de matche en fonction de votre niveau, peut-être un peu dur à encaisser pour les débutants qui débutent (huhu) contre le premier européen…
Mais bon, pour un premier essai, cela reste bon, et Nintendo a le temps de recadrer le tir (et les moyens financiers). Reste la jouissance de marquer dans la période de but en or, face à un adversaire dépité, s’étant pris une carapace sur la tronche puis un shoot minable du milieu de terrain. Youhouhouuuu !

Pas méga-fan de Mario, c’est pourtant avec joie que j’ai tâté de ce Mario Strikers Charged, qui, même s’il est perfectible, et même s’il n’utilise que peu les fonctionnalités spécifiques de la Wii, reste un défouloir conséquent en multi-joueurs, surtout avec l’arrivée du online. Préparez les packs d’Heineken (ou autre hein, je suis pas raciste envers les bières), la saison ne fait que commencer !