Final Fantasy VI Advance

Oui d’accord, les portages et remakes bidon à tout bout de champ c’est mal. Mais là, quand il s’agit d’un jeu aussi mythique auquel la plupart d’entre nous n’a jamais eu l’occasion de jouer, n’est-ce pas un bien ???
En l'occurrence, Final Fantasy VI est un vieux jeu puisqu’il date de 1993 sur Super Nintendo, en plus, ce jeu n’est sorti que dans notre petite contrée en 2000 soit sous l’air de la PS ONE, ce qui nous ne rajeuni pas. Mais ne vous inquiétez pas, Final Fantasy VI est de retour pour ceux qui n’y ont pas encore joué et cette fois-ci, sur la petite portable de big N, c’est-à-dire, la Game Boy Advance.
Ce portage est-il une réussite ?


Il était une fois:

Le jeu se déroule 1000 ans après l'ancienne Guerre de la Magie, dans laquelle les humains et des êtres magiques nommés Espers se sont combattus. La guerre s'est terminée, et désormais les humains et les Espers vivent séparément. Le pouvoir de la magie a été, depuis, presque entièrement oublié par les humains qui l'ont remplacé par la technologie. L'Empire, commandé par l'Empereur Gestahl, est maintenant le commandant de la plupart des régions du monde. L'Empire a développé une étrange technologie appelée Magitek, un mélange de magie, machinerie, et ingénierie génétique sur les êtres humains, et il est sur le point de commander le monde entier. L'histoire se déroule dans un monde vaste et indéterminé. Sa géographie et sa physionomie vont changer au rythme des développements de l'histoire. Pendant le premier quart de l'histoire, le monde est divisé en deux grands continents sous le nom du "Monde de la Balance". Le continent du nord est ponctué d'aires montagneuses et réuni la plupart des lieux visitables par le joueur. A la moitié du jeu, l'aspect du monde est altéré et voit l'éclatement des continents en une multitude d'îles de taille plus ou moins grande autour d'un nouveau continent central. Ce nouveau monde est appelé "le monde des ruines"...

Les phases de combat et la personnalisation des personnages

Dans cet épisode, nous retrouvons le fameux mode crée par Hiroyuki Ito pour le quatrième épisode. Les combats se déroulent toujours de la manière, avec la barre de temps ou appeler dans le milieu : ATB (Active Time Battle) se situe à droite de l’écran, au centre : la barre d’action, celle-ci propose au joueur quatre action, comme attaque, magie, objet et la compétence spéciale, celle-ci varie selon le personnage, par exemple Locke, peut dérober un objet en plein combat, tandis que Terra possède la capacité de devenir un être de magie pure, celle-ci est liée au MP (Magic Point). De plus, on notera la disparition du système instauré par le précédant épisode, ici chaque personnage possède son propre métier et non plusieurs comme dans le cinquième opus.
Ensuite, l’apparition d’un nouvel élément, le précurseur de la limit break dans l’épisode VII, l’énergie du désespoir, celle-ci est très puissante et elle est utilisable par un personnage en danger, c’est-à-dire, qu’il atteint un niveau de HP faible (Health Point).

Au niveau de la personnalisation des personnages, le joueur aura le choix parmi une large panoplie d’objets comme des armures, des armes et autres accessoires (les plus précieux sont appelés reliques), elles permettent au joueur d’augmenter les statistiques des personnages tels que la vitesse, la force, l’agilité etc., mais aussi d’apprendre de nouvelles compétences. De plus certaines reliques permettent au personnage d’apprendre une incantation afin d’invoquer une Espers, celle-ci est tirée généralement d’une des nombreuses mythologies, comme la japonaise avec Kirin (la licorne japonaise) ou celle du Moyen-Orient avec Bahamut, le dragon légendaire ou encore Titan de la mythologie grecque. On notera que chaque Espers équiper offre un bonus de statistique à son détenteur (ce système est le précurseur à la fois des matéria dans le septième volet, mais aussi des Guardians Force dans le huitième opus).

Yata ou pas ???

Dans ce portage, les studios Square Enix, nous offre un rendu graphique aux petits oignons, avec un somptueux mode 7, lors des déplacements sur la map monde. Celui-ci permet de donner au jouer l’illusion d’évoluer dans un monde en 3D dans un monde en 2D. Ce système fut élaboré par Nintendo dans les mythiques Mario Kart. De plus, cette impression de 3D augmente une fois que le joueur a loué un Chocobo (les autruches jaune), mais aussi avec l’Aéronef.
Au niveau de la programmation, on notera la suppression de certains problèmes comme les ralentissements. Quant à la bande-son, on retrouve avec les thèmes joués par Nobuo Uematsu dans le jeu, mais aussi dans le lecteur de musique. Au niveau de la durée de vie, il faut compter une centaine d’heures de jeu pour en voir le bout, de plus, l’implantation de deux donjons et de nouveaux Espers augmente celle-ci.

Pour conclure, ce portage est une réussite, le visuel du jeu a été retravaillé, les défauts présent dans les anciennes versions ont été supprimés et l’incorporation de nouveaux donjons et de nouveaux Espers offre aux fans de la série une bonne raison de l’acheter. De plus, les néophytes du genre trouveront eux aussi leurs places dans cette quête palpitante grâce à un niveau de difficulté revu à la baisse par rapport à la version originale.
Un jeu à posséder absolument dans sa ludothèque !