RAINING BLOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOD ! \m/

Guitaaaaar Heroooo, Guitaaaar Herooooo, Guitar Heroooooooo Yeaaaaaaaaaah !
Woaaaaah. L’emprise que ce jeu a sur moi est assez impressionnante, bien qu’assez facile à expliquer tant l’aspect addictif du soft ressort à chaque partie jouée. Et je ne dois pas être le seul dans ce cas si l’on considère les résultats phénoménaux de Guitar Hero 3 lors de sa sortie aux US ! Pour ce troisième opus (si l’on met de côte la version « Rocks the 80’s »), RedOctane fait cavalier seul with Neversoft, Harmonix ayant lâché la maison GH pour aller lorgner du côté d’Electronic Arts et de son Rock Band. Un mal pour un bien ? Allez savoir…hop, je vais vous détailler tout cela !


On prend presque les même, et on recommence presque

On ne change pas une équipe qui gagne comme on dit. C’est certainement ce qu’a pensé RedOctane pour ce Guitar Hero 3 : Legends of Rock. La système de jeu n’a pas changé d’un poil de fesse de Fouine : une tablature défile à la verticale avec les différentes notes à jouer, notes représentées par des icônes verts, rouges et jaunes, auxquelles s’ajoute un icône bleu pour le passage en mode moyen, puis un orange pour les modes Difficile et Expert.
Ces couleurs correspondent aux 5 frettes de la guitare Gibson. Il faudra donc « gratter » en rythme afin de cumuler les points, à la manière d’un DDR. Les séries de notes réussies vous octroient des multiplicateurs de points, de x2 à x3, puis x4. Bien évidemment, n’est pas guitariste qui veut, enfin, vous m’avez compris, et un indicateur de « santé » juge de vos exploits, ou non. Lorsque tout se passe bien, hop, vous êtes dans le vert, le public vous adule, et vous pouvez jouer tout en buvant une bière et en vous grattant le derrière, vous aurez toujours des groupies. Par contre, si vous commencez à louper des séries de notes, la jauge vire à l’orange, puis au rouge, et là rien ne va plus ! Vous êtes hués par le public tant votre médiocrité n’a d’égale que votre laideur, et si par malheur l’indicateur touche le fond, vous remballez les instruments et rentrez chez vous par la petite porte, couverts de tomates et d’immondices. Rock’n’Roll !

Sorte de bonus, la jauge de Star Power récompense votre maîtrise. Certaines séries de notes apparaissent sous forme d’étoile. Si vous les jouez toutes sans exceptions, votre jauge de SP se remplira un peu, et, arrivées à un certain niveau, vous pourrez enclencher votre SP en inclinant la guitare, pour un show time grandiose ! Le son de votre guitare est amplifié par rapport aux autres instruments du groupe, le multiplicateur de points est multiplié par 2, et votre guitariste s’enflamme pour un jeu de scène palpitant, chaque guitariste ayant sa propre animation. Le SP est salvateur lorsque l’indicateur est dans le rouge, il permet en effet d’engranger des points tout en remontant l’indicateur dans des zones plus « sécurisées » !

Au niveau de la difficulté du soft, elle a été incontestablement revue à la hausse !
Si les plus aguerris ne feront qu’une bouchée du mode normal, le mode difficile leur donnera déjà plus de fil à retordre, même s’ils ne juraient que par l’expert des précédents opus. De quoi rendre accroc les plus blasés, et, élément clé de la série, proposer une marge de progression immense ! Un excellent choix, critiqué par certains sites, mais que, sur PG, l’on approuve, les habitués des hautes sphères n’ont plus qu’à ravaler leur salive et se remettre à bosser, pour changer.

Modes de jeux : du nouveau

Bon, du nouveau, oui, mais pas de révolution. Cependant, quelques petits trucs bien sympa. Si l’on met de côté les traditionnels modes « Carrière » et « Duel » ainsi que le plus récent mode « Coop » (utilisable en carrière online !!!), on note l’apparition du mode Choc des Guitares !
Ma kesskesséééé ??? Et bien dés les premiers concerts du mode carrière, avant un rappel, apparaît sur scène un bonhomme à casquette « armé » de sa guitare, qui n’est autre que… Tom Morello de Rage Against the Machine, RATM pour les intimes, Rage pour les fainéants. Et là, quand vous êtes nourris au rock depuis pas mal d’année, et que le gratteux de l’un des meilleurs groupe de fusion vient vous taquiner la biroute sur scène, même si ce n’est que virtuellement, l’impact moral est grandiose ! Ce sera la même chose un peu plus loin dans le mode carrière lorsque l’ultra charismatique Slash des Guns et de Velvet Revolver viendra vous défier à son tour.

Le choc des guitares s’apparente en premier lieu à un duel basique. Cependant, au centre apparaît un indicateur d’ « énervement ». Appelons-le comme ça. Dans le morceau, vous jouez chacun votre tour, voire parfois ensemble, mais les touches étoilées sont remplacées par des sortes de mines qu’il ne faut cependant pas éviter. Une fois engrangées, celles-ci vous permettent de mettre des bâtons dans les roues de votre adversaire, ou ailleurs. Il devra par exemple appuyer frénétiquement sur une frette avant de pouvoir continuer à valider ses notes, ou faire de même avec le vibrato, ou encore faire face à une tablature curieusement bien difficile, alors que parfois certaines notes iront jusqu’à apparaître/disparaître ! Rageant ahaha mais tellement bon ! Bref, une idée simple mais très sympa, qui ne récompensera pas toujours le meilleur gratteux, mais tout simplement le plus tactique !

Le gros plus de cette mouture est bien évidemment le mode online, qui, comme je vous l’énonçai un peu plus haut, permet de jouer en mode carrière en coop et online, jouer en coop des séries de chansons, utiliser le mode choc des guitares, duel etc etc. A noter également la présence évidente d’un classement en ligne montrant qui à l’heure actuelle est le meilleur Johnny Hallyday du monde.

Contenu colossal


Et oui et oui, contenu colossal ! Après, évidemment, toute une question de goût…
La tracklist est qualitativement plus étoffée que les précédents opus, avec plus de chansons originales, qui nous évitent certains loupés (comme les Killing in the Name de Rage de GH 2…). Il y en pour tous les goûts, pourvu que l’on ait une âme rock’n’roll : Rolling Stones, Disturbed, Guns’n’Roses, Pat Benatar, Dead Kennedy’s, ZZ Top, RATM, Alice Cooper, Slipknot, Heart, In Flames, Pealr Jam, les Red Hot, Sonic Youth, Queens of the Stone Age, Scorpions, KISS…ainsi que d’autres monuments comme Dragonforce, Iron Maiden, Santana, Metallica et Slayer. Du lourd donc, que vient tâcher la présence de certains groupes français dont je tairais le nom… Une bonne partie de ces pistes se débloque via le mode carrière, mais un passage au magasin, suite à vos exploits, vous permettra d’en acquérir encore plus, moyennant finances bien évidemment.

Le magasin, justement, parlons-en, puisque c’est bientôt Noël ! Comme d’hab, l’on a la possibilité d’acheter de nouvelles guitares (présence de nouveaux skins excellents !), toutes estampillées Gibson, pour les originales, que l’on pourra « tuner » via diverses finitions.
De nouveaux personnages font leur apparition également avec en premier lieu Midori, une petite schoolgirl japonaise trop kawaiiii avec son petit sac à dos qui ne sert à rien :D :D :D
Les autres persos sont à acheter : Slash, Tom Morello, ainsi que Pierre Tombale, Lou (que vous découvrirez dans le mode carrière) et le God of Rock, rien que ça !

Il est possible d’acheter d’autres tenues pour ces personnages. Coups de cœurs personnels : la tenue de viking de Lars, le black-métalleux, ainsi que la tenue « shorts » d’Axel Stelle véritable hommage à Dimebag Darrell, guitariste de Pantera aujourd’hui à veiller sur nous.
Beaucoup plus de contenu dans chacune des options, c’est ça aussi, Guitar Hero 3

Les guitares sont sans fil, et oui !

Et elles fonctionnent ma foi fort bien. Si quelques tests de calibrage sont nécessaires avant de jouer, après c’est du bonheur complet. Car oui, le sans-fil c’est la liberté ! Il n’est en effet pas rare de faire le guignol guitare à la main sur certaines chansons, notamment celles qui envoient du gros.

Les finitions sont correctes, l’aspect jouet des précédentes guitares est moins présent, et les grattes sont un chouilla plus grandes. Les frettes sont aussi plus agréables à utiliser.
Comme d’hab, des planches de stickers sont fournies avec le pack complet pour personnaliser sa guitare. Sympa, même si l’on préfèrera les faceplates, qui se font malheureusement attendre…


Mission excellemment accomplie pour Guitar Hero 3, alors qu’on tremblait pour la licence depuis l’annonce Rock Band. Mais que nenni, l’alchimie est toujours aussi bonne : de l’humour très rock’n’roll, plein de clins d’œil, une tracklist excellente, de nouveaux modes de jeux, pleins de contenu bonus, et un mode online très bon, une marge de rpogression épatante… Bref, un concentré de bonheur pour les fans de bonne musique. Raaaaah, vivement Guitar Hero 4 !