Overlord II

Presque identique et pourtant supérieur à son aîné, Overlord II signe un coup de maître

Incarner le maître du Mal en personne a quelque chose d'intiment jouissif. Le premier Overlord nous l'avait montré avec brio, le second nous le confirme haut la main. Les artifices de votre souveraineté maléfique restent globalement les mêmes. Vous incarnez l'Overlord - le fils caché du précédent - et apprenez doucement à vous servir de vos pouvoirs.

LA CLÉ DE VOTRE DOMINATION réside dans la gestion de vos larbins. De quatre couleurs différentes, ces petites créatures aux faux airs de gobelins assument des compétences bien distinctes. Les bruns jouent les gros bras. Les rouge résistent au feu et attaquent à distance. Les verts sont insensibles au poison, peuvent se camoufler dans la végétation et poignarder dans le dos. Alors que les bleus possèdent la capacité de nager, de ressusciter leurs défunts collègues et de se rendre invisibles.

Toute l'aventure tourne donc autour de ces capacités et de la manière de les exploiter. Les niveaux, assez dirigistes, sont remplis d'énigmes poussant à employer telle catégorie de larbins plutôt qu'une autre, mais cette apparente linéarité est rompue grâce au renouvellement perpétuel des actions à effectuer, et à la partie ouverte du jeu qui vous oblige à gérer votre tour maléfique. Ainsi, dans votre demeure souterraine, vous pourrez investir dans des améliorations, forger de nouvelles pièces d'équipement pour votre anti-héros, ou encore ramener à la vie vos larbins préférés.

Globalement, Overlord II se veut mieux rythmé et moins répétitifs que son aîné. Affronter le Glorieux Empire ( caricature de l'Empire romain) vous donnera du fil à retordre, le tout enrobé d'un humour noir et d'une esthétique particulièrement réussie.