A mort l'EDF !

Après deux épisodes au succès relatif, THQ et Voliton, après 4 années de développement sur le nouveau moteur Geo-Mod 2.0, nous pondent un nouveau Red Faction au gameplay totalement remanié pour encore plus d’action et de destruction !

A la conquête de la planète rouge !

Le scénario ne tient pas une grande place au sein du jeu. Même s’il le sert plutôt bien, il faut avouer qu’il n’est que prétexte à l’enchainement des missions. Cependant, étant donné qu’il a le mérite d’exister je vais vous en faire un petit résumé. Vous dirigez Alec Mason, un mineur, qui se retrouve malgré lui à combattre au coté de la Red Faction, petit groupe de révolutionnaires, contre l’EDF (Earth Defense Force) dont la politique maladroite et répressive a entrainé une colère sourde chez les mineurs et les habitants des colonies martiennes. Avec ça, on imagine facilement le déroulement du jeu.

Destruction massive à répétition

Exit le FPS, place au TPS et au monde ouvert ! Comme beaucoup de jeu du même genre, toute la map est disponible dès le début du jeu, mais il vous faudra d’abord libérer chaque zone les unes après les autres pour pouvoir progresser (sous peine de vous faire descendre très rapidement). Vous possédez deux jauges qui vous indiquent votre progression dans chaque zone. Une jauge de contrôle de la zone par l’EDF qu’il vous faudra faire diminuer en réalisant les différentes missions et une jauge représentant le moral des mineurs. Plus celle-ci sera élevé et plus ils vous épauleront lors de vos missions. Sachant que leur aide ne sera pas du tout négligeable et que, de ce fait, la réalisation des quêtes annexes se révèlera primordiale.

Globalement qu’il s’agisse des quêtes secondaires où des missions principales, le but sera souvent le même. A savoir : se rendre d’un point A à un point B, détruire se dernier, et retourner au point A ou à un autre point, C. Cette description grossière est faite pour mettre en relief la répétitivité des objectifs qui en lassera plus d’un.

Ne nous le cachons pas, Red Faction est là pour défouler. Personnellement, j’ai trouvé le jeu plutôt ardu. Les ennemis qui spawn de partout et qui vous défonce en trois tirs de blaster alors que de votre coté vous leur balancez des bombes à répétition … ça a de quoi frustrer. Du moins au début, car plus vous détruirez de bâtiments et plus vous récolterez de métal (la monnaie du jeu) et plus vous pourrez upgrader votre équipement, votre armure … Le jeu devient donc plus prenant après quelques heures de jeu. Voliton a pour l’occasion bien réussi son coup en proposant au joueur de pouvoir détruire la totalité des environnements. Destruction plutôt crédible et jouissive même si on regrettera un peu le manque de cohérence quant à la facilité qu’a le personnage à défoncer les murs avec sa masse. Mais bon qu’importe, nous sommes dans un jeu vidéo après tout.

Le gameplay est agréable, jamais lourd ou imprécis, de ce coté là c’est une réussite. Du moins à pied, car en véhicule, les sensations de conduites ne sont pas là. Il y a une espèce d’inertie sur chaque véhicule rendant la conduite peu agréable. Je rajouterai aussi que le fait qu’on puisse diriger la voiture en l’air est un peu ridicule mais ça, c’est surement pour servir l’action et éviter une multitude de chutes.

Alors Mars c’est comment ?

Coté réalisation sa manque de diversité dans les environnements. Certes on change de ton, de couleurs mais globalement ça reste de vastes étendues vides, de canyons et de falaises escarpées. Les développeurs ont bien sur trouvé une justification très simple à cela : nous sommes sur Mars. Passons. Au niveau des textures, celles-ci sont pour la plupart simplistes et décevantes. En revanche, au niveau des effets spéciaux, ils ont bien réussi leur coup. Ça explose de partout, c’est magnifique et surtout : ça reste en permanence fluide ! Nous pouvons donc dire que globalement le jeu est bien réalisé et fini. En ce qui concerne la bande son, celle-ci sert bien l’action, même si elle ne restera pas dans les anales. Les bruitages quant à eux sont corrects.

Red Faction : Guerrilla est donc un jeu correct pour tous ceux qui aime les jeux bourrins sans trop de subtilités. Personnellement, j’ai eu du mal à rentrer dedans, la répétitivité des objectifs m’ayant lassé très vite et la progression étant un peu trop lente. Cependant l’aspect technique concernant la destruction des bâtiments impressionne et pourra tenir en haleine plus d’un joueur. De même en ce qui concerne l’action toujours rythmée ne proposant aucun temps mort ! A vous de voir si le style peut, ou non, vous plaire.