Snake comes back !!

Il y’a des dates qui resteront toujours gravées dans l’histoire. 14 Juillet 1789 : La Bastille est prise par les français révolté. 6 août 45 : La bombe atomique américaine tombe sur Hiroshima. 700 000 av J.C. le feu est découvert par Gmürf, l’homme des cavernes. 1922, le mixeur est inventé. Et enfin, le 3 Mars 2005 est enfin sorti en Europe Metal Gear Solid 3 Snake Eater. Après 3 ans d’attente interminables, le nouveau jeu d’infiltration/action d’Hidéo Kojima est enfin né.

Gourmandise

Jouer à un nouveau Metal Gear, c’est comme déguster une nouvelle friandise. On a envi d’être surpris, on est pressé de la goûter mais on veut quand même prendre le temps de la savourer, car on sait que ça sera délicieux. Réalisation somptueuse, scénario rondement mené et innovations surprenantes, le confiseur Konami nous en ressert plus à chaque épisode. Et ce troisième et dernier opus de la trilogie « Solid » est une véritable pièce montée, qui joue la carte de la nouveauté.

Nouveauté dans le fond…

Un scénario d’Hidéo Kojima, c’est à la fois, précis, compliqué, passionnant et profond. Ce nouveau Metal Gear nous place dans une intrigue se déroulant une quarantaine d’années avant les évènements de Shadow Moses, durant la guerre froide, en pleine course à l’armement et au voyage spatiale mettant en scène les USA et l’URSS. Vous êtes un agent de l’unité FOX, annexe de la CIA. Vous vous nommez Jack, nom de code : Naked Snake et votre mission est de vous infiltrer à Tselinoyask, une base soviétique de recherche d’armes perdu dans la jungle. Votre objectif est de libérer des mains du KGB un scientifique russe du nom de Sokolov qui, selon les renseignements américains, serait à l’origine d’un projet visant à créer une toute nouvelle arme nucléaire infernale. Un contexte idéal pour une intrigue qui deviendra évidemment plus complexe qu’elle ne semble l’être. Vous voila lancé dans l’action !

… et dans la forme.

La première des nouveautés, celle qui saute immédiatement aux yeux, c’est le changement radical d’environnement. Le soft délaisse les couloirs et murs de ses prédécesseurs pour une jungle luxuriante, des montagnes rocheuses et des marais sordides. Pour les fans de la première heure, une base militaire surarmée comme on les aime est tout de même présente, mais dénigrer ce changement de décor tient du mauvais goût. D’autant plus que ces différents environnements sont travaillés de main de maître et offrent une faune et une flore très crédible et agréable à admirer… et à chasser ! Car, autre nouveauté, dans MGS3 le système de ration n’existe plus. Pour regagner de la vie, vous devrez désormais soigner vos blessures et chasser pour manger. Vous possédez désormais, tout comme les boss, une jauge de vie, et une jauge de forme. La première se remplira automatiquement quand la seconde sera pleine. La jauge de forme se remplira grâce aux différents aliments que Snake mangera. Cette jauge s’épuisera à chaque effort (déplacement en rampant, course, suspenssion etc…) et si elle atteint un niveau trop bas, votre champ de vision sera réduit, et votre visée tremblante.

S’équiper pour camper en forêt.

Un des autres aspects où le jeu s’éloigne nettement de ses précurseurs est l’interface. Bien plus poussé que dans MGS2, elle rend le jeu un peu plus stratégique qu’il ne l’était. Tout d’abord, il va falloir apprendre à jouer sans le radar Soliton qui était ma foi bien pratique dans les 2 épisodes précédents. Années 60 obligent, une telle technologie n’existe pas. Il est remplacé ici par un système de « dressing up ». Vous devrez en effet régulièrement changer de tenu pour mieux vous fondre dans les différents milieux. Un indicateur situé en haut à droite de votre écran vous citera le camouflage utilisé, ainsi que le taux de dissimulation. Plus celui-ci est élevé, moins vous attirerez l’attention de l’ennemi. Ce système accroît quelque peu la difficulté générale du jeu par rapport à l’épisode précédent. Pour ce qui est de l’équipement, Snake reste toujours le roi du pliage, et arrivera a porter dans son sac à dos, un couteau, plusieurs pistolets, un fusil à pompe, un fusil de sniper,un lance missile et toutes les munitions nécessaires à ces appareils. Cependant il n’aura sur lui que huit armes et huit items, et vous devrez passer par le menu pour permuter ces équipements. C’est également par ce menu que vous changerez de camouflage et que vous vous soignerez des blessures graves. En effet Snake pourra être grièvement blessé par balles, coupures ou fractures, ce qui entraînera un blocage de la barre de vie, qui ne pourra plus se remplir entièrement. Ce système est en réalité plutôt minimaliste car il se limite au choix des soins, et on se trouve rarement en manque d’objets pharmaceutiques.

Agent zéro zéro snake !!

L’ambiance a toujours été un point fort de Metal Gear, et celui ci démarre très fort avec un générique à la James Bond absolument sublime, et ce notamment grâce au thème « Snake Eater » chanté merveilleusement. En parlant de musique, c’est avec plaisir que l’on retrouve celle du compositeur Harry Gregson Williams. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’artiste s’est tout simplement surpassé pour ce troisième opus. Les musiques, toutes sublimes, sont au choix oppressantes, entraînantes ou bien même parfois absentes (notamment lors du combat contre The End). L’absence du radar ajoute un coté stressant, car elle oblige le joueur à passer souvent en FPV pour être sûr qu’un garde ne traîne pas dans le coin.

La perfection n’existe pas…

Un bref passage par les rares défauts après avoir plonger dans les profondeurs du soft. On remarque assez rapidement que tous ces magnifiques tableaux à travers lesquels on guidera Snake restent uniquement d’immenses couloirs. On regrettera également de ne pas pouvoir se déplacer en vue à la première personne, à l’exception des instants où Snake rampe dans les hautes herbes, et nage sous l’eau. Et pour finir, le scénario, bien que plus long que dans les épisodes précédents, reste encore trop court pour un jeu d’une telle envergure. Rien de bien grave donc, et tout ça ne pèse pas bien lourd face aux nombreuses qualités d’un véritable hit en puissance.

Au final, Metal Gear Solid 3 Snake Eater répond tout à fait aux attentes des joueurs en nous offrant un jeu, certes pas parfait, mais avec lequel on se distraira longtemps, tant il est plaisant à jouer, et à recommencer, des dizaines de fois si l’envie vous prend.