Moto GP4 : un ensemble peu convaincant...

Moto GP 4 est le style de jeu qui ressort chaque année avec des améliorations visibles pour tout nouvel épisode. Pour ce quatrième opus, Namco a peut-être oublié le point fort des jeux actuels, les graphismes excellents, à la GT4. Malgré ses reprises exactes du championnat mondial, ses pilotes remis à jour et ses quelques modes ajoutés aux menus, Moto GP 4 ne fait pas fureur et cela se ressent dès la prise en main !

Les choix multiples sont au rendez-vous !

Quand Namco nous disait que tous les pilotes, les circuits et les motos seraient représentés d’une façon la plus égale possible, ils n’avaient pas tort. On retrouve donc Rossi et toute sa bande ce débattre sur leur moto fétiche dans des circuits exactement reproduis. Bon point du jeu, les modes sont nombreux et suscitent chacun leur intérêt. Un petit nouveau vient s’ajouter à la liste de l’épisode 3, le mode Entraînement. Ainsi, cela vous aide à acquérir un petit peu de pratique avant d’entrer dans la cour des grands. L’entraînement se déroule un peu comme les permis dans GT. Vous enchaînez les étapes les unes après les autres et, à la fin, vous êtes fin prêt pour le championnat. Le mode Challenge est lui aussi vraiment complet en soi quand on considère les 125 défis, desfois complexes, que l’on doit gagner.

Et moi pendant ce temps là, je tournais la manivelle…

Une fois rentré dans le mode simulation et après avoir engloutis des tas de gaufres énormes, une décision s’imposera : Vite de l’entraînement ! Une simple égarée dans de la boue traînant sur le bas côté ou un virage trop serré et surtout, à trop grande vitesse, vous fera voltiger de votre moto et traîner sur une cinquantaine de mètres. Il y a peut-être un peu d’égarement dans ma phrase précédente mais c’était pour dire à quel point le mode simulation est réaliste. Il est pour moi l’atout probant de ce jeu. Peut-être trop éxagéré dans certains virages mais tellement beau, il sera vous faire suer de travail acharné à l’entraînement, pour enfin avoir des courses opportunistes et vraiment réalistes. Vous comprendrez enfin pourquoi les pneus adaptés aux temps du jour sont tellement essentiels…Allez hop, au boulot les mécanos !

Partie 1 : Les défauts du jeu .

Une fois la console allumée, le doute se lira sur votre visage…Ai-je acheté un jeu de PlayStation One ? Quand vous comparez ce jeu à un chef d’œuvre vidéoludique au point de vue graphique comme un Grand Turismo ou un Need for Speed, ça fait vraiment tâche. Les graphismes sont sérieusement repoussants avec des aliasings constants à tout point des circuits mais aussi et surtout des décors vraiment vides avec un ciel trop monotone, parfois recouvert d’un pauvre nuage. On peut aussi apercevoir, par moment, un building égaré dans le paysage mais rien de vraiment riche comparer aux perles graphiques actuelles. Lors de la course, il n’y a aucune sensation de puissance ni de risque dans les virages. Cela gâche vraiment l’aspect réaliste car on ne sent presque aucune différence lorsque l’on est à 100 ou à 300km/h. On peut dire que les technologies performantes d’aujourd’hui ne sont pas utilisées à leur avantage. Le tableau de bord n’est pas non plus très joli avec un compteur basique et des échelles accélération / freinage plutôt moche. Au point de vue graphique, les motos et les accoutrements des pilotes sont sûrement les seuls points performants

Partie 2 : Les défauts du jeu.

Pour enfin parler de la bande-son, elle aussi est plutôt pesante. La même mélodie est constamment en mode repeat lors du menu mais, en circuit, 8 chansons s’ajoutent aux bruits du moteur. D’ailleurs, le moteur n’est lui non plus pas très réaliste. Au début, je pensais que mon voisin passait la tondeuse dans son jardin. C’est pour dire le manque de réalisme ! Pour entrer dans les détails et enfoncer encore et encore le couteau dans la plaie, j’en viens aux vibrations. En fait, il n’y en a pas ! On peut passer sur un vibreur comme ci de rien n’était…Encore plus petit détail, les « wellings ». A 300 km/h, vous pouvez en faire un sans risque d’encombre et sans aucune perte de vitesse. Allez, j’arrête de cracher sur ce jeu…

En gros, les fans de gros cylindres accrocheront peut-être à Moto GP 4 mais pas sans mal car il faut quand même s’habituer aux graphismes décevants. Des petits détails apparaissent comme les wellings, les vibreurs et la sensation de puissance. Ces détails gâchent au fur et à mesure la réalité du jeu. Pour rattraper ça, Nacom à tout miser sur les différents modes, les challenges et la présence des mises à jour des pilotes, circuits et motos. On a plus qu’a prier pour qu’ils aient transférés les défauts en qualités pour le prochain opus…n’oubliez donc pas d’aller à la messe le dimanche !