Attention! Killzone!

Attendu par toutes les critiques après sa "vidéo" choc de l'E3, Killzone 2 a retenu toute l'attention sur lui, ainsi que les plus folles rumeurs concernant la PS3, pendant pas mal de temps. Mais n'oublions pas, Killzone 2 n'est pas, comme son nom(bre) l'indique, l'aîné de cette famille. FPS majeur sur PS2, Killzone premier du nom a surpris beaucoup de monde. Usant de références cinématographiques sûres ("Jin-Roh, la Brigade des loups" de Okiura Hiroyuki), dans un univers semblable à ce qui pourrait être le nôtre dans les prochaines décennies, le soft de Sony a frappé un grand coup.
Helgan, ancienne colonie terrienne, sous l'égide de l'ISA, n'eût pas le droit aux mêmex faveurs que les autres colonies basées sur des planètes hospitalières. Ses habitants, les Helgast, furent soumis à diverses contaminations, et souffrirent en silence...jusqu'à ce qu'un dirigeant avide pouvoir, le général Lente, parvint à les fanatiser, les armer et les lancer à la conquête de leurs bourreaux d'antan: la Terre et les colonies de l'ISA...


Sortez les casques!

Contrairement à d'autres jeux où la première pincée d'action se situe 15 jours après la séquence d'introduction, Killzone vous met dans le bain dés le tout début. Et quel bain! Dans la peau de Templar, commandant des forces de l'ISA, vous devez protéger des tranchées assaillies par les troupes Helgast, dans une ambiance assez assourdissante. Les premiers Helgast tombent, mais, ce qui surprend lors de la première partie, c'est leur résistance aux balles. Et oui, les Helgast sont coriaces, très coriaces, et les chargeurs s'enchaînent avec parfois des résultats maigres, par faute de précision de votre part. Ceci ajoute à l'aspect d'oppression, lorsque l'on voit les troupes ennemies en surnombre débarquer dans les tranchées. Le combat au corps à corps est possible, quoique limité à une touche action (le bouton "X" du pad") lorsque l'ennemi est à proximité, votre perso lui assène ainsi un violent coup, déstabilisant ou tuant net l'adversaire. Autre aspect intéressant, l'utilisation du bouton L3 permet de courir, accompagné d'un mini effet de blur intéressant.

N'est pas Helgast qui veut

Les Helgast n'ont pas décidé d'attaquer l'ISA sur un coup de folie. Ils sont parfaitement préparés et vous donneront beaucoup de fil à retordre. Bien souvent, ce sont eux qui vous surprennent, attaquant en groupe d'on ne sait trop où. De plus, l'IA est très développée: fini les ennemis qui se laissent tirer dessus niaisement sans se demander d'où viennent les tirs. Les Helgast se cachent derrière chaque obstacle pouvant les protéger, et ne canardent pas à 10 m au-dessus de votre tête, ils sont habiles les bougres. De ce fait, il n'est pas rare que votre vie se retrouve dans le rouge, à cause d'une grenade explosée à proximité, ou de quelques tirs bien réussis. Cela est compensé par une récupération continue, mais souvent lente, de la vie (système similaire à celui d'Halo)

4 héros, 4 méthodes

Vous disposez de 4 personnages durant l'aventure, que vous débloquerez assez rapidement au fil de l'aventure: Templar, dont vous disposez dés la première mission; le Shadow Marshal Luger, espionne/snipeur disposant de lunettes thermiques et d'un mini fusil mitrailleur bien pratique avec son système de visée; Ricoh, la brute du groupe, expert en armes lourdes; et enfin le colonel Akha, espion mi-humain, mi-Helgast, à la solde de l'ISA. Vous pourrez choisir au début de chaque mission entre ces quatre persos, ceci vous octroyant chemins à parcourir et objectifs à réaliser selon le personnage choisi: Ricoh aura du nettoyage de niveau à faire (facile à dire) avec ses armes surpuissantes, alors que Luger la jouera plus discrète, avec une dose d'infiltration agréable.
Côté armes, vous ne serez pas démunis. Vous pouvez en effet récupérer armes et munitions sur les cadavres de vos adversaires. Une limite de trois armes est cependant imputée, ce qui rend parfois le choix cornélien: "le lance-grenades ou la mitrailleuse lourde?".
On retrouve les célèbres lance-missiles, lance-grenades, fusils sniper, fusils (chaque "race", que ce soit les Helgast ou les humains, disposent de leur propre type de fusil, avec lance-grenade pour l'ISA et fusil à pompe intégré pour celui des Helgast).

Dieu que c'est beau


Le point fort incontestable de Killzone, c'est le travail graphique effectué: sans doute l'un des plus beaux jeux de la PS2. La console de Sony crache ces tripes pour nous offrir brumes, explosions et tout ce qui va avec (poussières, terre projetée etc...). Les divers lieux parcourus sont tous aussi remarquables: jungle, plage, jardins (avec de splendides "sakura"). Ceux-ci apportent une touche de finesse dans le contexte de l'histoire, et disposent chacun d'une ambiance sonore toute aussi prenante. De plus, et malgré tous les paramètres gérés, très peu de ralentissements sont à noter, et ceux-ci ne gênent pas trop l'action, car ils sont très brefs. De ce fait, on s'étonne à contempler le paysage alors que les petits copains se font joyeusement canarder...


End Zone


Dôté d'une durée de vie fort convenable pour un FPS, d'un mode multi-joueurs en solo ou en ligne, Killzone est un must de la PS2. Avec ses graphismes remarquables, une bande-son épique et immersive, des personnages charismatiques et d'une histoire intéressante, Killzone s’impose comme l’un des tous meilleurs FPS tous supports confondus. Qu’en sera-t-il de son opus PS3…