Venez vous faire berçer par un conte interactif

Le 27 Février est la date d'arrivé en France de Shadow of Colossus, la suite indirecte d'Ico. Ico, jeu qui a reçu une critique incroyablement positive, sans pour autant avoir reçu l'accueil du public qu'il méritait. Dorénavant, dès que l'on a une référence vidéoludique à citer, on choisit Ico, que cela de grands producteurs comme Ancel, Cage ou Kojima, qui avait repéré le jeu lors de son annonce à l'E3 2001, ou encore dorénavant une partie des joueurs qui se sont laissés attrapé par la magie. Au diable ce phénomène de mode, passons au jeu, car certains d'autres vous n'ont peut être pas encore eu la chance d'y jouer, sa suite sera differente, Ico restera donc unique malgrès le volet suivant, il serait dommage de ne pas succomber à son charme, non ?

Heros malgrès lui

Un petit garçon du nom de Ico est né avec des cornes, suscitant la crainte des villageois. Lors de ses douze ans, le garçon est emmené comme le veut la tradition dans un chateau qui n'est d'autre qu'une prison isolée des villages aux alentours. Laissé vivant dans cette prison gigantesque de pierre, il est livré lui-même, et perdu. Lorsque le destin lui donna la chance de rencontrer Yorda, une jeune fille muette emprisonnée dans une cage. Délivrée, ensemble ils vont s'évader de cette prison. Ensemble... Ico, Yorda et vous même.

Vous dirigez Ico, petit garçon débrouillard, agile et suffisement fort pour se protéger. A l'inverse, Yorda, timide, limite autiste au premier abord, est totalement démunie, il faudra qu'elle soit guidée et aidée par Ico. c'est ici que le jeu prend tout son sens, car le but du jeu est de devoir s'occuper de votre fuite tout en prétend attention à votre compagne de cellule. Pour cela, lui prendre la main et la diriger en même temps que vous sera indispensable sinon ses réactions lentes ne feront que vous ralentir. Ceci ne serait pas gênant si la pauvre Yorda, jeune fille pâle, blanche comme la pureté même est traqué par des ombres vivantes qui sont près à tout pour l'emmenez dans le monde des ténebres, qui aura pour effet d'éliminez la lumière et de plonger le monde dans l'obscurité la plus totale ; peu réjouissant.

Vous devrez donc aider Yorda, la protéger, travaillez ensemble pour progresser, la garder auprès de vous. Un véritable lien s'installe physiquement entre les deux personnages, et en fin de compte quand vous jouez, vous ne pouvez qu'etre psychiquement lié à cette jeune fille dont votre devoir est de la protéger, un lien affectif, un lien protecteur s'émane du joueur envers cette lumière indispensable à toute vie sur Terre. Si elle est perdu, si juste elle est perdu, c'est la fin d'un monde...Une aussi grande importance pour une fille aussi discrète est chose assez troublant dont votre sentiment protecteur se répercutera sur votre façon de vivre cette aventure.

Un jeu humain

Ambiance installée, comment cela se traduit dans le gameplay ? Sachez que la plupart du temps votre index droit sera appuyé sur R1, boutton qui va appeler Yorda, qui va la prendre par la main, qui va l'aider, le bouton qui la met en sureté, rien que ça. La pression de la perde étant de plus en plus forte au fur et à mesure que vous etes dans l'univers, vous ne lacherez pas le boutton... Le jeu se découpe grossomodo en deux parties : une, exclusivement aux enigmes qui permettront d'avoir un pas de plus vers la liberté et deux, une partie où la survie est le plus important puisque vous devrez combattre les ombres et les empechez d'enlevez Yorda.

Les énigmes sont assez variées, du moins les réponses aux enigmes sont variés, bien que les problèmes sont assez simples mais efficaces car cohérents. Je m'explique, un chateau dont la batisse est jugé imbranlable de par sa robustesse et sa hauteur, ne pensez pas une seul seconde à des pièges ou autres choses grotesques. La plupart du temps se sera d'accéder à une partie surélevée, détruire des éléments pour en faire un pont, ou tout simplement progresser en faisant attention au plates formes tres vertigineuses. La plupart du temps, la complicité avec Yorda sera mise à l'épreuve, ainsi le binôme fonctionne assez bien et ne fait que renforcer ce sentiment de protection que ressent le joueur envers l'heroïne.

L'autre partie, le combat contre les ombres est assez délicat. Car vous dirigez un jeune garçon, avec peu de force, qui sera vite déséquilibré, qui aura du mal à reprendre conscience rapidement. Ceci étant réaliste, ces phases sont assez difficiles, surtout que l'on passe plus de temps à les combattres qu'à avancer. Plus vous avancez dans le jeu, plus ils sont nombreux, ainsi quand vous vous en occupez d'un, un autre va enlever Yorda, quand c'est comme ça, la vivacité d'esprit et d'action est indispensable, ces moments sont en fait très forts emotionellement, car la protection est très difficile, courrir tout partout est un véritable calvaire, surtout quand les ombres sont volatiles, un sentiment d'angoisse et de grosse frustration est là pour nous rappelez que l'on arrive pas à proteger la jeune fille... Malgrès ces tensions bien retranscrites, ces phases sont, non seulement, longues et difficiles mais aussi un peu trop présents.

La magie prend forme et nous emmène très loin...

Graphiquement, le jeu est encore très beau et enchanteresque. Un énorme travail sur la lumière a été fourni, une lumière pâle comme un voile, une lumière brumeuse intrigante mais qui apaise. L'univers est très ambigüe, car l'aventure se passe dans une prison mais la beauté de l'exterieur est vraiment à couper le souffle et la contradiction entre l'interieur et l'exterieur est telle qu'une l'on ressent la nécéssité de réspirer une grosse bouffé d'air pure dès les phases extérieurs. Physiquement, ce sont ce travail de lumière qui attire le regard puis qui le laisse accrocher et la musique d'une légéreté aussi douce que la lumière qui émane de cette prison... L'ensemble de ces deux éléments font un peu oublier l'etat de stress intense que l'on ressent à proteger Yorda. Cette opposition permet aux deux caractéristiques de se complémenter pour ainsi renforcer les sentiments.

Une immersion totale dans cette univers sentimentale et stressant à la fois, un univers doux mais angoissant à la fois, ce sont vraiment des sentiments très forts mais où la transition est nuancé, formant une alchémie parfaite où on se berce dans l'univers sans se poser de questions. Ces emotions vont être au centre de votre éxpérience, ces sentiments sont non seulement forts mais mises en scène de manière intelligente et subtile, c'est ce qui fait la force du titre.

Ico est une expérience vidéoludique unique. Un mélange de poésie, de conte, d'aventure trépidente, d'angoisse. Une éxpérience sentimentale, immersive sans égale. Grâce a une excellente qualité graphique qui a très bien vieillie, avec un gameplay simple mais suffisememnt intuitif et prenant pour créer une atmosphère originale. Techniquement excellent, mentalement impressionnant d'efficacité, Ico n'as peut etre qu'un defaut, c'est un petit déséquilibre entre les phases exploratrices et phases d'actions.