FF IV Advance : le retour au source

Oui d’accord, les portages et remakes bidon à tout bout de champ c’est mal. Mais là, quand il s’agit d’un jeu aussi mythique auquel la plupart d’entre nous n’a jamais eu l’occasion de jouer, n’est-ce pas un bien ???
En l'occurrence, Final Fantasy IV est un vieux jeu puisqu’il date de 1992 sur Super Nintendo, en plus, ce jeu n’est pas sorti dans notre petite contrée européenne, mais seulement au Japon et au USA. Mais ne vous inquiétez pas, Final Fantasy IV va enfin débarquer en Europe.
Ce portage est-il une réussite ? vous le saurez dans ce test de la version américaine.


Une histoire assez banale

Après quelques minutes de jeu où l’on vous expose la situation, on accroche très facilement au scénario. Vous incarnerez le vaillant chevalier noir Cecil qui est au service du roi de Baron dont les ambitions de pouvoir commence à vous inquiéter. Le roi de Baron est à la tête de la plus puissante armée du monde, qui semble en effet pris d’une frénésie de conquêtes dans laquelle il n’hésite pas à massacrer des innocents, ce qui vous pose de sérieux problèmes de conscience. À peine vous lui en faites part que le roi s’offusque, vous considérant comme un traître, et vous bannit du royaume. Même votre meilleur ami Klain semble s’être retourné contre vous….

Bref, vous voilà partie à l’aventure, en ramassant ça et là de nouveaux alliés plus ou moins temporaires comme un moine Shaolin, des mages à la recherche de leur fille disparue, des princes déchus en quêtes de vengeances… Une galerie de personnages variés et toujours charismatiques, qui quittent et rejoignent votre groupe au gré d’un scénario bien ficelé et passionnant. Bref, on retrouve tous les ingrédients pour rester scotché pendant une vingtaine d’heures devant votre écran pour tenter de comprendre ce qui ne va pas au royaume de Baron…

Une jouabilité simplifiée pour un monde immense

Pour pouvoir jouer à Final Fantasy IV, il vous suffit d’une croix directionnelle et d’un bouton. Et c’est parti !!! Le gameplay est basique, il reprend les éléments que beaucoup ont connu avec Final Fantasy VII. On se promène dans le village ou le château, on interroge tout le monde dont le vieux sage de la ville pour récolter des informations sur l’emplacement du cristal (objet de la quête). Ensuite on prend la direction de la boutique d’équipement (armure, accessoire et armes) pour voir s’il y a un meilleur équipement que le nôtre et let’s go. Direction la grotte au sud-est.

Bon au début, vous vous déplacez à pied sur la map (carte), mais rapidement vous trouverez un hovercraft et un airship (bateau volant) qui vous permettront de parcourir le monde plus rapidement. À noter que l’utilisation du airship vous offre une vision du monde en mode 7, c’est-à-dire, de la fausse 3D qui nous émerveillait tant sur Super Nintendo.
Les déplacements à pieds sont assez déroutants, car étant dans la tradition Final Fantasy, les combats sont nombreux et apparaissent aléatoirement (un combats tous les dix secondes) dans les zones dangereuses c'est-à-dire la map et les cavernes. Ceci pourrait plaire aux fans du boostage de personnages, mais ceci pourrait aussi déplaire à certains joueurs. Mais, vous pourrez toujours fuir le combat en appuyant sur les touches L et R en même temps, ce qui aura pour conséquence la perte des Gils (monnaie du jeu).

Un style de combat simple et répétitif mais fidèle à la série

Les combats se déroulent toujours de la manière, avec la barre de temps ou appeler dans le milieu : ATB (Active Time Battle) à droite de l’écran, au centre : la barre d’action qui varie selon les compétences des personnages. Par exemple le moine Shaolin (Yang) ne peut pas utiliser d’attaque magique, mais il dispose d’un coup simple, d’un double coup qui est plus fort et plus long à charger et un coup de pied qui touche tous les ennemis. Cid, lui est un invocateur/mécanicien, il a la capacité «scan» les adversaire pour connaître les HP et les point faibles. Tellah et Cecil maîtriseront les sorts de soins (magie blanche) et la magie noire, comme les sorts de feu (fire) tonnerre (thunder) etc.
On notera la présence des invocations imp (lutin), pig (cochon) et choco (chocobo), certes très faibles mais amusantes. Tandis que les invocations classiques sont aussi de la partie comme Ifrit, Shiva (en indien çiva), Ramu, Odin (dieux scandinave), Titan etc. À noter la présence d’un bestiaire qui stockera les monstres rencontrés tout au long de l’aventure.

Un bon jeu ?

L’intérêt de ce soft se trouve dans son histoire car elle comporte une quête captivante, dans un monde où règne l’apocalypse. De plus, les fans européen pourront découvrir un épisode qui leur est inconnu. La réalisation est correcte malgré les treize ans qui se sont écoulées avant sa sortie en Europe sur la portable de Nintendo. La bande son n’a pas évolué, malgré cela, les musiques de Uematsu Nobuo reste magique et permettent aux joueurs de s’immerger dans le jeu. Malgrès l’immense différence de durée de vie avec les épisodes récents, il faut tout de même compter une vingtaine d’heures pour terminer le jeu. Le gameplay est typique à la série, un bouton pour parler et combattre, ce qui permettra aux fans de si retrouver et de permettre aux néophytes du genre de s’en sortir.

Au final, Final Fantasy IV Advance, reste à l’image de la série : un RPG passionnant, et ce même après ses nombreuses années et sa réalisation désuète. On peut noter, un effort bienvenu, la possibilité de sauvegarder n’importe où sauf lors des combats. Ceci vous évitera de perdre du temps à le chercher quand vous êtes dans les transports en communs. En gros, cet opus comblera les fans de la série, mais aussi les néophytes du genre, car cette version est tirée de la seconde édition nommé easy type, beaucoup plus facile que le précédent volet. De plus, grâce à un scénario bien ficelé, au graphisme inchangé depuis 1994 le joueur découvrira le bonheur d’un soft qui a bien vieilli.