Quand la Terre gronde...

Il y a des fois où le spectaculaire vous le rend bien, alors on se tourne vers un blockbuster de Capcom ou Konami. Dès fois, l'originalité nous donne beaucoup de plaisir et l'on va se tourner vers un Nintendo ou Q Entertainment. Et dès fois, on est surpris quand un developeur tente de réunir les deux : un jeu spectaculaire innovant. Quel est ce gros studio qui nous pond ceci ? Irem Studio... Et non, ce n'est pas un mastodonte du domaine qui a crée ce jeu, mais les devellopeurs des R-Type nous donne pad en main un jeu qui se met à l'ecart de tous...

Une Nature énervée ou pas...

Un point sur le scenario pour commencer ne peut pas faire de mal. Vous étes Keith Helm, reporter qui doit se rendre a Capital City pour son premier travail, mais son avion n'arrivera pas à destination. En effet le tremblement de terre immense détruit ainsi toute cette île, Stiver Island. Car vous êtes en 2005 sur une île artificielle, là est la subtilité. Une île construite par l'Homme pour s'agrandir et cette île va pâtir de ces terribles séismes. Je ne vais pas dévoiler le scenario, mais il faut savoir qu'il s'en sort pas mal, car réussir à offrir un scenario non grotesque à un jeu catastrophe c'est assez fort. Si cela fonctionne autant c'est tout simplement que ce'est pas le scenario qui est mis en avant mais bien la survie de nos heros, le soft ne tombe pas dans le cliché et c'est très bien comme cela, même si on aurait aimé que l'intrigue soit un peu plus poussé, mais tel n'est pas le but.

Echappez à la Nature !

SOS the Final Escape est un jeu d'aventure qui ne permet pas de detruire des aliens, soldats ou tout autre aggression humaine, mais sauver sa peau d'un énorme tremblement de terre. Ces phénomènes naturels sont nettement plus parlant au Japon où les secousses sismiques sont journaliers et où les tremblements importants restent courants, le jeu leur parle beaucoup. Mais ça ne nous empêche pas d'accrocher au principe, bien au contraire.

Le gameplay est très très simple, vous devez trouvez un moyen de sortir des périmètres restreints que les tremblements ont modifié rendant les terrains peu pratiquables. Vous devez ainsi escalader differents pans de murs, d'éboulements, défier le vide en avançant sur une poutrelle, tout ceci pour trouvez une sortie et des accès repérables par les secours. Vos directions sont détérminés par l'avancé du scenario, vous ne tournerez pas en rond, bien que certains endroits de cette gigantesque ville restent très grand il vous faudra un peu chercher par moment. Pour avancer il vous faudra repérer les quelques ouvertures accessibles pour se faufiler, il faudra faire attention sur des parois surélevés afin d'avancer, trouvez son chemin en équilibre dans le vide, autant de situations pénibles que crédibles qui ne feront que vous faire accrocher au principe de survie. Car le plaisir est là, autant les risques de s'ennuyer auraient pu être là, mais le charme prend à partir du moment où le déroulement est suffisement dynamique et rythmé pour ne pas tomber dans la monotonie.

Evidemment ce ne sera pas une ballade touristique que vous ferez car les tremblements de terre sont présents en permanence, déclenchant ainsi des séquences où il faudra se "stabiliser" pour ne pas chuter. Certaines séquences catastrophes seront là aussi pour pimenter la chose, des batiments peuvent s'écrouler sur vous il faudra alors prendre vos jambes à votre cou, tout en faisant attention de ne pas être déséquilibrer par les seismes, ne pas être ralenti et ne pas se faire écraser... Tout ceci est fort rythmé, dynamique et donc accrocheur. Le jeu ne tombe pas dans la surenchère d'effets comme les pires films catastrophes de serie B, le jeu reste crédible et c'est en cela qu'il est passionant, d'ailleurs vous devrez étancher votre soif pour ne pas mourrir déséché, ainsi vous arriverez à trouver des sacs à dos pour transporter bouteilles d'eau et autres accessoires utiles.

La gestion des objets est tout aussi interressante, car vous devez vous limter quantitativement, il faudra donc faire un choix entre l'eau qui permet la survie, les protections corporelles, les soins ou encore des objets indispensables pour avancer dans les éboulies. Cette gestion, bien que non novateur, est suffisant pour renforcer ce réalisme du gameplay, on aurait préféré que ceci soit mieux géré en n'ayant plus de situations extrêmes où les choix d'objets seraient primordiaux, car quelque soit les objets que l'on garde, on arrive à s'en sortir sans difficulté...

Naturellement dépassé...

Le jeu est sorti en novembre 2002, n'espérez pas voir une beauté époustouflante, mais en dépit de ceci, le jeu n'a pas eu un gros budget et techniquement cela se ressent. Les graphismes restent assez basiques et simplistes, même si visuellement on est pas choqués, c'est un niveau très moyen. On aimerait voir une aussi grande idée sur un jeu très beau, ce qui n'est pas le cas. Le jeu souffre de plus, de gros problèmes de ralentissements et bugs. Les ralentissements sont fortement présents, les bugs très incohérents. Exemple : le heros est suspendue à une echelle à l'horizontal dans le vide ; pour remonter, le personnage remonte à travers les barreaux, "tout simplement"...

Le jeu souffre aussi d'un manque de camera d'ensemble ou en hauteur, dans certaines scènes de poursuites contre un éboulement, on ne voit pas ce qu'il se passe ainsi on ne sait pas bien où aller et on se doit de recommencer la séquence. Heureusement les points de sauvegardes sont très bien placés et permettent de ne pas recommencer trop de scènes. La jouabilité pad en main, quand à elle, est très bonne même si elle subit les conséquences des bugs et ralentissements.

Malgrès ces problèmes de caméras, le jeu reste tout de même plaisant, il est très important de signaler ça, le soft n'est pas d'une grande difficulté, les problèmes techniques sont certes présents, mais pas ne porte pas un préjudice énorme à cette aventure palpitante.

Enfin, le jeu est très court, on le termine en moins de 10 heures, mais il faut avouer que cela est amplement suffisant, on sent que trop long, le jeu aurait perdu de sa force, non pas qu'il soit répétitif, mais le scenario avance assez mollement et donc peu passionant, il ne faut pas un jeu trop long. Surtout que plusieurs fins sont disponibles en fonction de quelques choix que vous devrez faire durant l'aventure, les choix auront des influences sur l'etat du scenario, évidemment mais aussi sur les rapports affectifs entre Keith et Karen, que le heros sauve en debut de jeu.

C'est une excellente surprise qu'est Final Escape. Affublé d'un concept novateur et d'un gameplay varié et rythmé, le soft est très plaisant, même impressionant selon les scènes que vous devrez traverser. Mais le jeu souffre d'un faible budget se répercutant sur l'aspect technique du jeu, même s'il n'affaiblit pas l'entrain que l'on a, à jouer à ce SOS.