We Love Katamari

Na na na na na na na na na Katamari Damacy !

Parmi les licences à succès, les suites, pointent parfois ces jeux frais et décalés, surnommés OVNIs. We Love Katamari est l'un de ses jeux au look peu commun et, chose devenant rare, proposant un concept simple mais original. Cette "japoniaisierie" n'attirera peut-être pas le joueur peu renseigné sur l'actualité vidéoludique mais pourtant, un coup d'oeil en direction du hit de Namco édité chez nous par Electronic Arts est amplement mérité.

Ca vous est jamais arrivé de casser quelque chose ?

Un semblant d'histoire tout de même : le tout puissant Roi du Cosmos qui avait autrefois cassé toutes les planètes et étoiles de notre univers a toutefois réussi à arranger la situation grâce à l'intervention de son fils, le Prince du Cosmos. Sur Terre, un mouvement de fans se propagent et des jeux vidéo sont même crées à l'effigie du grand Roi du Cosmos ! Votre mission désormais : faire plaisir aux nombreux fans de Katamari Damacy en répondant à leur désir. C'est qu'un succès, ça s'entretient !
C'est sur cette histoire de base, bête au possible, que vous commencez donc votre partie. En cours de jeu, vous en apprendrez aussi sur le passé tumultueux du Roi du Cosmos. Roulez !

I can reach the sunshine !

Incarnant le minuscule Prince du Cosmos, vous devrez combler vos fans aux requêtes souvent loufoques. Votre arme de distraction massive ? Un Katamari. Kézako ? Une sphère de taille variable ayant la particularité de coller tout ce qui est possible et inimaginable. Pour la contrôler, rien de plus simple, il suffit d'utiliser vos sticks analogiques pour trainer votre petite boule dans tous les niveaux pour tout accrocher en un temps limité. Attention cependant, c'est tout de même un jeu de réflexion ! Si votre Katamari est de la taille d'une bille, il est normal que vous ne puissiez pas accrocher dès le départ le chat dormant dans le fauteuil du salon. Il faut d'abord commencer par les punaises jonchant le sol pour faire grossir votre boule puis enchainer avec les dominos, les cookies, les colles etc... jusqu'à pouvoir enfin attraper le félin. Le but sera donc d'être méthodique dans la prise des objets pour faire le plus grand des Katamaris dans le temps imparti. Un concept bête à la base... Mais terriblement efficace ! On se rend compte avec We Love Katamari qu'une des choses jouissives dans ce monde, c'est de faire grossir sa boule jusqu'à ce qu'elle puisse attraper n'importe quoi. Commencer par attraper des oranges pour, 10 minutes plus tard, accrocher la tour Eiffel procure un sentiment intense de satisfaction. Bien sûr, l'excitation des premières parties finit par se réduire peu à peu mais jamais au point d'ennuyer. Les missions sont en effet assez variés : certains fans vous demanderont par exemple d'attraper un ours ou une vache très grosse, de les aider à se faire pleins d'amis, d'allumer un feu de camp, de ranger la chambre de leur enfant, de sauver les pandas rouges, de réaliser un ikebana (assemblage de fleurs) etc... Pour avoir finalement comme objectif d'attraper le soleil lui même !!!
Au total, une vingtaine de missions, assez peu apparemment, mais vous serez tenté de les recommencer plusieurs fois pour exploser votre score.

Nous sommes satisfaits de notre jeu

En bref, les aventures du Prince du Cosmos sont une véritable bouffée d'air dans un monde vidéoludique où l'originalité devient une denrée de plus en plus rare. Cependant, la qualité se paye et c'est d'ailleurs le principal défaut du soft : son prix. Electronic Arts aurait pu faire un effort pour implanter son titre dans un marché occidental méfiant à l'égard des OVNIs, 60€, c'est beaucoup trop. pour ce genre de jeu. Malgré ça, le jeu en lui même ne souffre d'aucun réel défaut que ce soit pour le gameplay ou la musique qui rythme bien votre "roulage de Katamari".Pour les côté technique, rien de transcendant au premier abord mais le nombre d'objets "roulable" dans les décors est un exploit en soi. Quant au scénario, loufoque à souhait, il vous fera très souvent sourire. Seule la durée de vie peut poser problème : si les missions paraissent variés tout d'abord, on se rend compte que finalement, on revient quasiment toujours à grossir le plus rapidement possible son katamari...