Shaman king: master of spirit 2

Comme tous les mangas, Shaman King a connue son heure de gloire. L’œuvre d’ Hiroyuki Takei parut en 1998 au pays du soleil levant, puis en France vers 2000 ne déroge pas à la règle. Cette série est composée de trente-deux volumes sous le format manga (au japon) et trente volumes pour le moment en France (toujours en impression), sa série télé est composée de 64 épisodes et depuis 2002, la série connaît de nombreuses adaptations en jeux vidéo. Pour les dernier de la classe, voilà quelques titres déjà parut sur les différentes plate-forme: Shaman King : Spirit of Shamans sortie sur PS One en 2002, Shaman King : Power of Spirit (sortie en 2005) et Shaman King : Funbari Spirits (sortie en 2004) sur Playstation 2 et le premier épisode de Shaman king: master of spirits sur Game Boy Advance en 2005. Ce jeu sera-t-il à la hauteur, vous le saurez dans le test.

L’histoire

Manta, jeune étudiant studieux et en permanence accompagné de sa fidèle encyclopédie ne croit pas aux fantômes et autres phénomènes surnaturels…Jusqu'au jour où il rencontre Asakura Yoh, descendant d'une longue lignée de shaman et shaman lui même…
Les shaman ont pour rôle de relier 2 mondes, celui des vivants à celui des
esprits. Ils sont indispensables à une bonne entente entre la nature et la race humaine et tentent de préserver un équilibre entre les deux mondes qu'ils doivent préserver….Malheureusement leur travail ne suffit pas, et afin d'éviter une dérive de l'humanité les shamans se doivent d'élire un roi tout les 500 ans, c'est le shaman king, qui grâce a ce pouvoir sauvera l'humanité…
Le shaman king est élu non pas par vote, mais par un tri beaucoup plus sélectif…C'est lors d'un immense tournoi se déroulant en plein Tokyo que se déroulera le shaman fight, un grand tournoi opposant les différents participants dans des combats acharnés et ayant pour but de désigner le sauveur de l'humanité.
Asakura Yoh aspire donc a devenir shaman king et c'est pour son entraînement qu'il s'est rendu à Tokyo, où il a rencontré Manta…Il apprendra donc à se dépasser lui même et à devenir ami avec les fantômes afin de s'en servir lors de combat des plus époustouflants contre d'autres shamans plus ou moins bien attentionnés…

Yata ou pas?

Les graphismes sont similaires au premier opus. Mais, on remarque une certaine fluidité dans les mouvements du personnage. Le jeu nous propose un univers graphique varié, on passe aisément du désert à l’intérieur d’un volcan en passant par la mer…. Dans ça réalisation graphique, le jeu nous propose une palette de couleur et de dégradé admirable, proche d’un Aira of sorrow. L’animation des nuages est digne d’une des salles d’ Harmony of dissonance sans l’environnement gothique bien sûr. Les graphismes 2D sont corrects, ceci montre que Konami a une certaine maîtrise de la 2D, mais toutefois on est loin d’un Megaman Zero.
Le gameplay est assez original,il mêle habilement le genre RPG (Role Playing Game) et le jeu de plate-forme. On retrouve un système d’esprit comme dans Aria of sorrow. Ces esprits sont obtenus soit par les ennemis importants, soit par les Shamans posséder par Zeke comme Ryu ou Tao Jun. Une fois que vous possédez quelques esprits, vous pourrez réaliser sept deck mêlant ainsi les esprits de soutiens qui ne consomment pas de Magic Point comme Eliza (protège du poison) et les esprits d’attaques comme Amidamaru, etc. Cette possibilité permet au joueur d’avoir une certaine liberté dans le gameplay. On peut noter la présence d’un mode dit «d’entraînement» qui vous permettra affronter les vingt et un boss du jeu, afin de tester vos deck. De plus contrairement à son aînée, le jeu posséde quelques nouveaux mouvements comme le diving slash, air twist slash, etc., mais aussi de nouveaux items plus ou moins intéressant comme les champignons Rouges (améliore l’attaque pendant un court lapse de temps) et bleus (améliore la défense).
La bande-son est correcte. Malgré cela, on peut remarquer un certain manque d’originalité. Les thèmes sont peu nombreux. On aurait aimé une bande-son un peu plus portée sur le gothique comme pour l’ambiance du jeu. Toutefois, cette bande-son est prenante dans les phases de combats.
La durée de vie est dans la moyenne des jeux sur portable. Il faut compter sur une dizaine d’heures pour en voir le bout. La présence du mode spéciale (mode d’entraînement) permet de rallonger un minimum la durée de vie. Malgré cela, la cartouche est maigre en bonus.

Pour conclure, ce soft reste dans la lignée de la série, avec son gameplay «novateur» offrant au joueur une certaine liberté d’action, sa réalisation de toute beauté et sa durée de vie correcte prouve encore une fois tout le potentiel de Konami. De plus son univers coloré plaira aux fans du manga mais aussi aux néophytes. Un jeu a possédé dans sa ludothèque.