Kingdom under Fire: The Crusader

Finis les jeux de stratégie où les unités sont de simples petits pions sur une carte que vous déplacez à votre guise et envoyez à la guerre sans le moindre remord! Place à une nouveau genre! Maintenant c'est du coeur des batailles les plus féroces, que vous commanderez vos hommes! Là où rien n'y personne ne pourra vous soustraire à vos responsabilités! Vous êtes le chef et va falloir le prouver à grands coups d'épée!

A la guerre comme à la guerre!

Le jeu nous plonge dans une ambiance d'héroic Fantasy qui saura ravir tous les fans de Tolkien, Gemmel et autres auteurs du même genre. La petite touche de RPG, apportée à cette version pour console, y est pour beaucoup dans son originalité. En effet, le commandant d'armée que vous incarnerez, n'est pas un personnage fictif n'ayant aucune incidence sur le succès d'une bataille. Votre personnage étant intégré à une unité de soldats, vous pourrez répartir comme bon vous semble les points d'expérience gagnés. Différentes solutions s'offriront alors à vous: miserez vous sur une armée avec des unités de même niveau, ou déciderez vous que rien ne vaut une unité d'élite, appuyée par quelques soldats remplissant le rôle de chair à canon, et dont l'unique but dans la vie est de servir de cibles à l'ennemi.
L'interface est sommaire mais a le mérite d'être efficace.
En mode solo, il faut tout d'abord choisir un avatar parmis les deux qui vous sont proposés au commencement (Gérald pour les humains et Lucretia pour la légion Noire), 4 personnages seront à votre disposition, une fois le jeu fini. Le choix de ce personnage détermine le niveau de difficulté de la campagne que vous allez entreprendre.


Entre le poète et le guerrier, Phantagram a tranché!

Le scénario n'est pas des plus originales. Une coalition des peuples du Bien (Humain, Elfes, ...) tentent de s'opposer aux armées du Mal (La Légion Noire). Même si ce scénario a des airs de déjà vu, il n'est en rien un défaut majeur pour un jeu qui se veut avant tout un jeu d'action et de stratégie. De plus, on finit par s'attacher aux personnages, les conflits intérieurs de Gérald, la foi sans borne de l'inquisiteur, et le look indégnable de Regnier (le Sauron du jeu). Le scénario sera donc un prétexte à des missions relativement variées allant de la destruction de camps avancés ennemis à une bataille rangée entre deux armées. Votre unique objectif: libérer les lieux Saints de la présence de la Légion Noire.
La première mission fait office de tutorial, et a pour unique objectif et intérêt de nous apprendre les bases du déplacement et des formations de bataille. Certains conseils sont cependant avisés, et vous serons d'une grande utilité dans les batailles à venir. La prise en compte de la position du soleil et de l'environnement qui vous entoure (arbres, position surélevée, ...) pour positionner vos archers et ainsi leur obtenir des bonus ou des malus d'attaque est bien pensée. De même certaines unités sont spécialisées: comme les lanciers, très efficaces contre la cavalerie, mais qui résistent assez mal à leur rencontre avec une volée de flêches. Les sapeurs sont de très mauvais combattants mais peuvent cependant détecter et poser des pièges qui seront très efficaces contre l'infanterie. Tout ces paramètres seront à prendre en compte, pendant la phase de préparation à la bataille. Le nombre d'unités étant restreint, l'inutile n'a pas sa place, et chacun de vos soldats aura son lot d'ennemis à tuer. Ce choix de vos unités conditionne énormément les stratégies que vous pourrez mettre en place. Une armée composée uniquement de chevaliers (à pied) ne fera pas long feu face à la cavalerie lourde adverse. Et même si certaines missions ne recquierent guère plus d'esprit stratégique que celui d'un chef orc ("ce kon les arc der'ière et le rest d'van"), d'autres en revanche demanderons de si reprendre à plusieurs reprises afin d'expérimenter différentes stratégies pour trouver la bonne. Le nombre d'unités est assez important même si, comme dans le cas des humains, on ne peut pas dire que passer de la cavalerie légère à la cavalerie se soit vraiment se diversifier. Mais il vous sera tout de même possible de faire une armée qui reflètera au mieux vos attentes en matière de stratégie. En effet à la fin de chaque mission, vous vous retrouverez sur la carte du monde ce qui vous permettra de jeter un coup d'oeil à la prochaine mission et de retourner vous ravitailler dans votre camps. Dans ce dernier, vous pourrez répartir entre vos unités les points d'expérience gagnés, choisir de nouveaux sorts et acheter de nouvelles armes, à la manière de tout RPG qui se respecte. Dans les auberges, vous pourrez également engager des mercenaires qui viendront grossir vos rangs.

Le chef montre l'exemple!

l'originalité de ce titre est de pouvoir passer d'un jeu de stratégie, où tout repose sur la bonne prise de décision, à un Beat'm all dans lequel vous pouvez à loisir tester la résistance de vos épées sur tous les casques ennemis alentour, et ce sans que la bataille ne soit interrompue. Ce choix détermine grandement l'ambiance de ce jeu, résolument tourné vers l'action. Pouvoir rentrer sur le champs de bataille et influer sur le cours des évènements est particulièrement jouissif. de plus, la jouer "bourrin" devient un choix stratégique lorsque la possilité vous est offerte de mettre fin plus rapidement, à un combat avec une unité adverse, en tuant le chef de cette dernière. (Il est pas dur à repérer c'est très souvent, le plus gros, le plus fort, et c'est encore pire si c'est un troll...).
Autre élément positif, les développeurs ont prévu pour les accros du Beat'm all, de l'aide pour votre héros, qui sera épaulé par deux acolytes qui se chargeront d'éclaircir les rangs ennemis à grand coup de sorts ou d'autres capacités spéciales.

En plus des quatres campagnes, un mode Xbox Live est aussi inclus. Celui-ci permet de participer à des batailles en 1 contre 1 ou 2 contre 2. La durée de vie du jeu s'en voit donc augmentée.


On ne peut pas reprocher grand chose à ce jeu qui bénéficie avant tout d'une certaine originalité et d'une bonne réalisation. La prise en main peut s'avérer déroutante au début mais c'est la condition nécessaire au développement de l'aspect stratégique du jeu. De même, lorsque vous dirigez votre héros en plein milieu du champs de bataille, il est parfois difficile de se concentrer sur un ennemi en particulier (comme un chef d'unité par exemple), et la bataille se résume parfois à frapper à grands coups d'épée tout autour de vous en espèrant faucher un maximum d'ennemis. Mais en même temps, on ne doit pas être très loin de la réalité d'un champs de bataille au MoyenAge! :)