Kingdom Hearts II - Import US

Lumière et ténèbres, cœur et sans-cœur… Ce sont les thèmes principaux de la série Kingdom Hearts mettant en scène le jeune Sora, maître de la Keyblade, une épée en forme de clé, accompagné de Donald, Dingo et d’autres héros de Disney. L’alliance Square Enix / Disney ayant bien marché pour le premier Kingdom Hearts, on s’attendait donc à voir naturellement débouler une suite et c’est chose faite après 4 ans, le temps pour Tetsuya Nomura et son équipe de nous pondre un chef d’œuvre.

C’est toi qui ouvrira la porte de la lumière


Après une phase d’introduction nous mettant aux commandes de Roxas, jeune garçon de Twilight Town, Kingdom Hearts 2 reprend l’aventure avec Sora où on l’avait laissé… dans Kingdom Hearts Chains of Memories, l’opus Game Boy Advance. Nomura nous avait promis qu’il n’était pas nécessaire de faire cet épisode pour comprendre le scénario du 2 mais il n’avait pas tout à fait raison. Si l’histoire est effectivement compréhensible même sans avoir touché à Chain of Memories, il est tout de même souhaitable de l’avoir terminé pour comprendre le début. Mais passons et revenons sur l’histoire même de Kingdom Hearts : Sora, après avoir changé de costume, découvrira ses nouveaux ennemis, les Nobodies, créatures blanches plus fortes que les Heartless du dernier opus, menés par la mystérieuse Organisation XIII formée par de non moins mystérieux hommes aux manteaux noirs. C’est dans le but d’enquêter sur eux que le maître de la Keyblade, toujours accompagnés des sympathiques Donald et Dingo, montra dans son vaisseau Gummi pour parcourir les différents mondes de Disney.

It’s a small small world


Dans Kingdom Hearts 2, de nouveaux mondes apparaissent, prenant la place d’autres même si certains anciens restent. Je précise tout de même que l'on a toujours pas de monde du Limousin mais ça n'a jamais été dans aucun Disney... Peut être un jour Pixar se penchera sur cette région et nous contera l'histoire de la porcelaine de Limoges ? En attendant, dans ce deuxième épisode, on retrouve le Colysée (Hercule), Atlantica (la Petite Sirène), la ville d’Halloween (l’étrange Noël de Monsieur Jack), La forteresse de l’ombre, Aggrabah (Aladdin), la forêt des Rêves bleus (Winnie l’Ourson). Tous ces mondes sont tout de même modifiés, allongés, c’est par exemple le cas la forteresse de l’ombre qui a un nouveau visage, en cours de reconstruction par Léon et sa bande, ou encore le Colysée où vous explorerez le monde d’Hadès.

Pour les inédits, on a : Le château de la bête (La belle et la bête), Twilight Town, la terre des dragons (Mulan), Space Paranoïd (Tron) , la terre des lions (Le Roi Lion), Port Royal (Pirates des Caraïbes), La rivière hors du temps (Steamboat Willie, le premier dessin animé mettant en scène Mickey), le château de Disney (aperçu dans Kingdom Hearts) et enfin le donjon de fin, le monde qui n’a jamais existé, aperçu dans la fin secrète de Kingdom Hearts.

Si dans la plupart des mondes, vous faites ce que l’on fait dans un action-RPG, c’est à dire bastonner, on a 2 grandes exceptions que sont Atlantica et la forêt des Rêves bleus. Si pour ce dernier, vous pouvez vous attendre comme dans le premier Kingdom Hearts a exclusivement des minis-jeux (pas de Heartless voleurs de miel), en ce qui concerne Atlantica, vous ne combattrez plus des méduses Heartless mais vous vous prêterez à des petits jeux rythmiques en chantant avec Ariel. Ces phases ne sont pas bien dures mais ont le mérite d’être très rafraîchissantes. D’autres mondes se distinguent aussi des autres de par leur enveloppe graphique, c’est par exemple le cas du monde de Tron où l’on trouve un décor très haute technologie telle qu’on l’imaginait dans les années 80 c’est à dire bien carré et rempli de lumières fluos, et surtout Port Royal. Reprendre un film, Pirates des Caraïbes, était un défi et Square Enix l’a relevé haut la main. On a le droit à des décors sombres, sans couleurs chatoyantes, dans lesquels on retrouve les acteurs Johnny Depp, Keira Knightley et Orlando Bloom finement modélisés. Du grand art !

Bien sûr, quelques personnages de la série Final Fantasy sont présents, donnant un coup de pouce à Sora ou, au contraire, en étant vos ennemis. On retrouve ainsi Squall euh… Je veux dire « Léon », Aeris, Yuffie, Cloud, Cid, mais aussi quelques nouveaux dont je vous laisse la surprise.

Triangle, DRIVE Form et Limits

Avant de commencer ce paragraphe sur le gameplay, je tiens tout de même à préciser que je fais bel et bien partie de ceux qui adoraient celui du premier Kingdom Hearts pour son dynamisme. Mais après m’être essayé au 2ème épisode, l’aîné souffre énormément de la comparaison. Le système de combat de Kingdom Hearts II est en effet une réussite. Sora dispose toujours des attaques à la Keyblade et de magie mais leur utilisation est beaucoup plus fluide, surtout pour les attaques physiques où les combos sont réellement personnalisables. On sent d’ailleurs la patte de Tetsuya Nomura et son goût pour l’esthétisme des combats : Sora semble défier la loi de la gravité alors qu’il se défait des Heartless et des Nobodies. D’ailleurs, tout comme dans le premier, on en vient à ignorer la magie tellement il est plus divertissant de se battre à coup de Keyblade. Même constat pour les invocations, d’autant plus que certaines comme Stitch (Lilo et Stitch) ou Chicken Little ne sont pas très efficaces.

Passons maintenant aux nouveautés et elles sont loin d’être négligeables. Tout d’abord, vous n’avez plus besoin de manier la touche directionnelle pour atteindre le barre « examiner » du menu afin d’ouvrir un coffre. Désormais, la touche triangle est réservée à l’interaction ce qui enlève une lourdeur dans les phases d’explorations mais se ressent aussi pendant les combats. Comment ? Et bien imaginez : Sora est propulsé en l’air par le Cerbère et, alors qu’il retombe, il est accueilli par les crocs du chien des enfers. Une pression sur la touche triangle et il bloquera la mâchoire de la bête pour ensuite lui lancer un coup bien senti. Comme vous l’aurez compris, la touche d’interaction permet ainsi à Sora de réagir face aux attaques ennemis et cela de manière différente selon l’adversaire. Une très bonne idée même si elle rend parfois les combats un peu trop facile, d’autant plus que même en combat, on ne fait pas appel à vos réflexes puisque l’on ne vous demande pas de suivre un timing précis : un bourrinage sur la touche triangle vers le moment où vous savez que Sora va réagir suffit.

Mais dans les nouveautés, ce n’est pas tout ! Le maître de la Keyblade dispose d’un nouveau costume et ce costume possède des propriétés magiques lui permettant de fusionner avec vos alliés. On ne va pas se retrouver avec un Sora fichu d’un bec de canard et de longues oreilles noires rassurez vous, c’est simplement sa combinaison qui change de couleur. Ainsi, la fusion avec Dingo permet de combattre avec 2 Keyblades en même temps et, avec Donald, votre arme devient un pistolet-laser. Bien sûr, vous ne pouvez faire ça indéfiniment car une fois la jauge de DRIVE réduite, Sora reprend son apparence normal.

Enfin, Sora dispose d’attaques combinées avec les autres alliés du jeu. En faisant le choix de vider toute votre barre de MP, vous permettez à Donald de lancer des fusées destructrices, à Dingo de provoquer des roulades craintes par vos adversaire, à la Bête de rugir etc… Bon, le principe de l’attaque combinée n’a rien d’original mais il est très bien implanté dans Kingdom Hearts II, donnant des attaques parfois très stylisées.

En conclusion, Kingdom Hearts II est bel et bien la perle que l’on attendait. Très beau, un gameplay excellent, des problèmes de caméra plus rares que chez son aîné et une durée de vie rallongée par le nombre importants de minis-jeux. On trouvera tout de même que c’est court mais toutes les choses agréables paraissent trop éphémères… Alors on se refera le jeu sans problème pour prolonger le plaisir !