Test Fight night round 3 sur 360

Bien connue du grand public, Electronic Arts sort le troisième volet de sa série Fight Night, qui utilise pleinement les capacités de la Xbox 360, avec un réalisme vraiment bluffant. A l’heure où vous lirez ces lignes, Fight Night 3 n’a pour l’instant aucun concurrent sur le marché, faisant du jeu le roi de la boxe sur console Next-Gen et ce a priori pour un bon petit moment. Malgré quelques petits défauts, ce titre sera t-il à la hauteur de l’espérance des joueurs, voire des boxeurs ? Saura t-il satisfaire vos instincts de cogneur fou ou du seigneur des K.O ?

Les graphismes

Après s’être fait la main sur les deux précédents opus, Electronic Arts a eu tout le loisir de peaufiner les graphismes de son dernier-né, et avouons-le, le résultat est saisissant. Pas très loin du photo réalisme, les boxeurs sont modélisés à la perfection jusqu’au plus petit pixel. Les effets de lumière viennent encore renforcer la sensation que l’on est devant un bon jeu. Il s’agit d’un vrai travail d’orfèvre. Pour peu, on se croirait devant une retransmission télé, c’est pour dire tout le potentiel dont regorge Fight Night 3.

Les modes de jeu

Autre point fort du soft, les modes de jeu, qui sont vraiment complets. Le premier d’entre eux, « partie rapide », vous permet de vous battre immédiatement en choisissant un boxeur dans une catégorie allant du poids plume au poids lourd. Vous devrez mettre KO votre adversaire en 15 rounds maxi, si vous tenez jusque là. A ce propos, rien ne vous empêche, pour le fun, de choisir le plus célèbre des boxeurs, Mohamed Ali, et de vous battre contre un poids plume. Sans jeu de mots, il ne fera pas le poids longtemps pour peu que vous connaissiez un tantinet les commandes de la manette.

Le second mode de jeu, appelé « Challenge ESPN classics» vous propose de revivre des combats historiques qui ont réellement eu lieu. Rien de bien enrichissant pour ce mode, qu’on peut reproduire dans le mode « partie rapide ».

En aparté, sachez que le mode multijoueurs n’a pas été oublié. Vous pourrez jouer à deux, ou sur le Live, pour que votre champion se fasse connaître. Encore un bon point pour E.A.

Enfin, le mode le plus complet est certainement le mode « carrière ». Vous débutez en créant votre boxeur de A à Z. Sans être aussi complet que celui des Sims, l’éditeur est néanmoins assez abouti : vous pouvez jouer sur la totalité du visage (nez, joues, sourcils, lèvres, front, cheveux, etc .), affubler votre boxeur de tatouages, changer la couleur de ses gants, chaussures et short, bref, de nombreux paramètres sont à votre disposition. Il ne reste plus qu’à distribuer des points dans une bonne dizaine de compétences (force, endurance, agilité, etc.), de donner un nom à votre boxeur, et la carrière commence.

Le gameplay

Une fois votre boxeur créé, alors même que vous êtes un illustre inconnu, il vous faut signer votre premier contrat afin de prévoir votre combat. Souvent, vous aurez le choix entre 1 à 4 contrats, dont les récompenses varient selon l’adversaire. Ainsi, certains auront comme récompense de l’argent, des coups spéciaux, et d’autres gagneront une plus grande connaissance de vous par le grand public. Une fois le contrat signé, vous devez trouver un entraîneur. Sachant que vous possédez au départ une somme ridicule, vous n’aurez d’autre choix que de prendre comme entraîneur un vieux boxeur fini, qui officie dans la salle la plus pourrie connue à ce jour. Effectivement, cet entraîneur vous reviendra à zéro dollar. Plus tard, quand vous aurez gagné suffisamment d’argent, vous pourrez choisir l’entraîneur à 25000 dollars. Notez que l’entraîneur ne reste pas avec vous tout au long de vos matchs. Effectivement, il faudra débourser au minimum 25000 dollars après chaque signature de contrat pour pouvoir bénéficier d’un homme compétent. Donc économisez bien votre argent pour vous payer le bon entraîneur avant un match clé. Si vous n’avez pas assez (ce qui sera souvent le cas), il ne restera plus qu’à vous rabattre sur l’entraîneur gratuit.

Petit point concernant l’entraînement, vous pouvez le choisir automatique, ou le faire de vous-même. Il en existe quatre sortes (mannequin, sac de frappe, poids et sparring), qui selon le choix, vous feront gagner en rapidité, force, endurance, corps, etc. Il est toutefois regrettable de constater que vous pouvez gagner des points d’aptitude dans certains domaines, mais que systématiquement, vous en perdrez quelques-uns uns dans les autres catégories que vous aurez choisi de ne pas entraîner. Il faut donc bien s’entraîner pour distribuer les points équitablement et ne pas avoir de grosses lacunes. Effectivement, si, par exemple, vous ne faites qu’entraîner votre force, vous pourrez arriver à 70 et avoir 20 en endurance, ce qui donne un boxeur puissant mais totalement inefficace !!!!! Veillez donc à rester pragmatique sur le choix de votre entraînement.

Les matchs

Après une brève présentation des deux boxeurs et une jolie dame très dévêtue présentant sa pancarte annonçant le round, vous voici dans le vif du sujet. (A noter que tout le jeu, commentaires inclus, est en Français). Votre premier adversaire se trouve devant vous, et il n’aura qu’un but : vous battre. Il faut donc manier les jabs, uppercuts, directs, sur le bout des doigts, tout comme les parades et les blocages. Comptez une bonne heure pour maîtriser parfaitement toutes les commandes, car des coups spéciaux existent et nécessitent un certain doigté.

Il est toutefois à noter que si les premiers combats (jusqu’à la première ceinture) sont assez faciles à gagner, cela se corse sérieusement dès que vous passerez en amateur. Les adversaires sont plus rapides, plus forts, et ne mettront que peu de temps pour vous mettre au tapis. Une fois au sol, si vous avez désactivé dans les options la « récupération automatique », il faudra aligner les deux sticks gauche et droite dans un cercle pour dire de vous relever. Si vous n’y arrivez pas, c’est le knock out, ou K.O.

Le rendu graphique

La réalisation des matchs est tout bonnement splendide : les visages des joueurs se marquent au fur et à mesure des coups reçus, les expressions faciales changent selon votre vitalité. Autre point intéressant, les ralentis qui permettent de voir les meilleures actions du match, et au passage, quelques bonnes giclées de sang. Cependant, si vous êtes du genre pressé, vous pouvez zapper les ralentis.

Mais...

Le petit défaut que l’on peut trouver aux matchs est une animation parfois robotique, qui se laisse quand même assez vite oublier. Il y a aussi quelques (très) rares bugs de collision, mais rien de bien alarmant. Enfin, dernier petit point noir du jeu, les animations sont quelque fois très lentes, comme si l’on jouait au ralenti. Cela ne gâche en rien le jeu, mais l’impression qui en résulte est assez étrange. Ces quelques petits grains de sable dans l’engrenage n’entament en rien le plaisir de jeu, qui, si vous êtes fan de boxe, reste quasiment intact.

L’ultime but

Ainsi, match après match, vous forgez votre réputation pour gagner trophées, ceintures et prix divers. C’est certes assez répétitif, mais chaque combat est différent et nécessite une technique de combat adaptée. Et si vous vous lassez du solo, le Live vous procurera des sensations vraiment intenses, car en face de vous se présentera un joueur humain, et non pas une I.A. parfois déboussolante.