Test Blazing Angels by camelot60

Pouvant être qualifié de « shoot them up » des airs, Blazing Angels est un genre qui faisait défaut à la X-box 360. A l’instar de fight night 3, il n’a pas de concurrent direct sur le marché et il est donc logique qu’il s’impose en maître dans la logithèque déjà assez fournie de notre console préférée, même si ce n’est pas le jeu du siècle.
Cependant, malgré des défauts assez gênants, saura t-il tenir en haleine les dogfigthers et les as du manche à balais ?


Préambule

Blazing Angels ne vous permettra pas de piloter l’avion de chasse dernier cri, mais bel et bien les Seafires de la seconde guerre mondiale, du Corsaire au P 51 Mustang. En plus de cela, aucune des grandes batailles historiques ne vous sera épargnée. Ainsi, vous volerez dans le ciel de Dunkerque, de Londres, du désert africain et bien encore. Vos missions seront vastes et variées, du bombardement de porte-avions, de ponts, en passant par les combats aériens avec les « méchants » Allemands.

Prise en main

Blazing Angels est le genre de jeu qui se prend en main en quelques minutes. Il suffit de piloter son avion avec le stick analogique gauche, et de tirer avec la gâchette droite. Rien de plus évident, vous en conviendrez. Il ne faudra donc que quelques minutes pour avoir le soft bien en main et commencer soit une carrière, soit une des missions proposées.

Les graphismes

Autant vous le dire tout de suite, vous ne risquez pas d’être déçus par les graphismes de Blazing Angels, qui est un des points forts du soft. Il y a tout d’abord le ciel nuageux et le soleil qui forment l’environnement de base. Les rayons du soleil peuvent même traverser somptueusement les couches nuageuses en laissant de beaux effets graphiques, et il se peut même que si vous avez le soleil de face, vous soyez ébloui. L’éternel Lens-Flare n’a pas été oublié, et, en général, il n’y a pas de clipping ni de ralentissements importants. Quant à la modélisation des avions, elle est tout simplement correcte, sans plus.

L’autre atout important concernant les graphismes sont les reflets sur l’eau (essayez donc de tirer sur cette surface, c’est magnifique) et surtout, les effets de fumée noire ou d’incendie quand vous êtes touchés. C’est tout simplement somptueux.

Le gameplay

Tout commence sur la piste d’aviation où est présent votre avion. Pour le démarrer, vous devrez tourner plusieurs fois en cercles le stick analogique droit et le moteur vrombrira.

Orienté arcade, Blazing Angels vous envoie dans les airs en deux temps trois mouvements et ne vous laissera jamais sans indication importante. Ainsi, vous aurez toujours à l’écran une flèche représentant votre cible, et vous pourrez même choisir la plus proche en appuyant sur B. Vous ne devrez donc, en principe, jamais être perdu dans les airs.
Vous aurez aussi la possibilité de donner des ordres sommaires à vos co-ailiers, plus exactement en leur demandant d’avoir une formation serrée ou d’attaque. La formation serrée est bien pratique quand un Allemand colle vos six heures et que vous avez besoin de vous en débarrasser. Comme son nom l’indique, la formation d’attaque indique à vos co-ailiers de mitrailler tout ce qui bouge. Il existe deux autres ordres qui consistent en gros à aller provoquer l’ennemi, mais rien de bien révolutionnaire.

L’immersion dans le jeu est d’autant plus forte que les voix en version originale fusent de toutes parts et que si l’on ne maîtrise pas la langue de Shakespeare, il est même assez difficile de lire les sous-titres tellement ils défilent vite. En tout état de cause, vos co-ailiers vous informent de leur action, si vous êtes poursuivis, s’ils sont en mauvaise posture, et bien plus encore. La liste serait trop longue à énumérer.


Je vous vois déjà trépigner d’impatience en vous demandant « et si je vole tout droit, que je sors de la zone de combat ? Que se passe t-il ? ». Et bien la réponse est simple : votre avion fait demi-tour de lui-même et se redirige vers la zone de combat. Encore un bon point pour Blazing Angels : vous ne serez JAMAIS perdu. Ca, c’est pour les joueurs qui aiment bien jouer dans un cadre très précis et être tenus par la main pendant la partie. Quant aux pilotes émérites qui aimeraient voir plus de paysage(s), désolé, la zone de combat est assez restreinte, vous devrez vous en contenter.

Enfin, je vois d’ici votre seconde question : Les missions étant assez longues, que se passe t-il si, juste au moment de la terminer, je me fais descendre par un ennemi ? Ne vous inquiétez pas, tout est prévu. Après chaque sous-mission importante, le jeu crée une zone de sauvegarde d’où vous repartirez si vous venez à vous écraser comme une mouche sur une vitre. Et pour les plus curieux, ne cherchez pas le bouton d’éjection : il n’y en a pas !!!! Le capitaine ne quitte pas le navire quand il coule !!!!

En fin de chaque mission, vous êtes noté sur vos performances, et, selon la nature de celles-ci, vous pourrez même recevoir des décorations. C’est à cet instant précis que vous saurez si vous êtes un as ou un manche (à balais….). Effectivement, le débriefing vous donne le nombre d’avions, de bâtiments, et autres objets détruits. Et si votre résultat ne vous satisfait pas, vous aurez la possibilité de recommencer la mission.

Mais…

Il faut avouer que le gameplay de Blazing Angels ne brille pas par son originalité. Les missions se succèdent et se ressemblent presque, à tel point que cela devient assez vite lassant. Seul les accros férus du manche trouveront leur bonheur tout au long des missions. Peut être que les autres décrocheront avant, faute d’originalité. Néanmoins, quand on achète un titre de ce genre, on doit savoir à quoi s’en tenir, donc, à éviter si descendre des avions en plein ciel ne fait pas partie de vos premières préoccupations.

Enfin, la difficulté semble avoir été mal dosée. Effectivement, les missions sont assez faciles et il est rare de mourir à moins de piloter les yeux fermés. Comptez environ une bonne dizaine d’heures pour finir la carrière. Heureusement que le Live est là pour prolonger un peu la durée de vie mollassonne.

Conclusion

Doté d’un fort potentiel graphique mais d’un gameplay peu original, Blazing Angels séduit au premier abord, pour ensuite vous faire méditer sur la justification de votre achat. Est-ce bien raisonnable de mettre 65 euros dans un jeu qui n’apporte rien de nouveau et qui est du déjà vu ? Les fans de simulations d’avions, même orientées arcade, répondront par la positive, les autres regretteront de n’avoir pas investi dans un autre jeu.

Malgré tout, il est tout à fait logique de se dire que Blazing Angels a son public, que c’est même un public visé qui accrochera quasi certainement au soft.
On attend Blazing Angels 2 avec impatience pour voir si les remarques des joueurs auront été prises en compte.