Kingdom Hearts II

Sora, Dingo et Donald sont de retour!!! Enfin, après des années d'attente il est enfin entre nos mains. Je prend le précieux DVD, le glisse dans ma PS2... Le logo SquareEnix apparait, puis un art grandiose de maître Nomura montrant notre héros, la même musique d'introduction légèrement remaniée me titille les oreilles... Oh non! Je pleure déjà!

Un nouvel héros ?

C’est avec un plaisir intense qu’on se replonge dans une aventure qui a débuté il y a déjà 3 ans. Sora étant toujours en hibernation, suite à son aventure dans « Chain of Memories » , l’opus GBA, on incarne un jeune homme du nom de Roxas lui ressemblant étrangement, qui sans savoir pourquoi, va attirer l’attention de la sinistre secte Organisation XIII, apparue dans Chain of Memories. Cette longue introduction, pas moins de 5 heures de jeu, qui permet de se familiariser avec les différentes commandes, mènera Roxas jusqu’à la salle où s’était terminé le dernier chapitre et donc jusqu’à Sora himself. Alors que le charme à déjà opéré durant ce prologue, scénario déjà riche en rebondissements, c’est seulement maintenant que l’aventure débute vraiment !

Le maître de la Keyblade

Si on apprécie les premiers combats avec Roxas, en particulier celui qui l’oppose à Axel, l’un des membres les plus énigmatiques de l’Organisation XIII, la relève est tout aussi impressionnante, si ce n’est plus. Dès les premières compétences débloquées, ça défouraille dans tous les sens, et on pose rarement le pied au sol. Désormais, on aura la possibilité de profiter de la force d’un ou de deux compagnons, permettant de changer radicalement de forme. Vaillance avec Dingo, basée sur l’attaque et sur la possibilité de manier deux armes en même temps, offrira des combos démentiels, en contrepartie, l’utilisation de la magie sera impossible. Donald permettra à Sora de profiter de la forme Sagesse boostant les pouvoirs magiques et transformant la Keyblade en pistolet magique, privilégiant ainsi le combat à distance. Enfin en combinant le pouvoir de deux combattants la forme Maîtrise et Suprême se révélera au héros (à condition d’avoir progresser dans l’aventure), la première étant un mix de Vaillance et Sagesse et la seconde relâchant tout le potentiel de la Keyblade, en bref, la forme ultime. Ce système de forme ne sera pas le seul responsable du rendu incroyablement dynamique des combat, car une nouveauté de taille fait également son apparition, la commande « Réaction ». En effet, en pressant le bouton « triangle » au moment indiqué, nous effectuerons cette « Réaction » différente pour chaque ennemi. Sora passe dans le dos de l’ennemi, peut l’attraper pour s’en servir comme arme, donner un coup de grâce, renvoyer des attaques…Cela rend peut être les combats un peu plus simple par rapport au premier chapitre, mais surtout bien plus impressionnant, il faut voir les batailles contre les boss pour s’en convaincre. Et le tout sans ralentissement ! Une véritable prouesse technique. Ajoutons, que contrairement au premier, chaque Keyblade, l’arme du héros en forme de clef, n’est pas meilleure qu’une autre, mais propose chacune une compétence intéressante, le choix se fera ainsi sur une façon de jouer particulière. Préférer recourir à la magie ? Se battre au sol ? Dans les airs ? Chaque Keyblade remplit son rôle efficacement et ne se choisit pas forcément sur sa puissance.

La perfection n’est pas loin

Les mondes traversés, pour la plupart, sont déjà connus des joueurs du premier chapitre (Atlantica, La forteresse oubliée, la ville d’Halloween…), et seront propices à des retrouvailles amusantes et émouvantes, la « Disney Touch », et même de s’adonner à un jeu de rythme avec la petite sirène, en écoutant les chansons originales du dessin animé du même nom. Pour ce qui est des mondes encore inconnus, certains restent classiques, par exemple, on peut enfin découvrir le Château de la Bête ou participer à la guerre contre les Huns, Mulan aux côtés des héros. D’autres créent une vraie surprise, ainsi on gambadera à quatre pattes dans la savane du Roi Lion, on sera absorbé dans un ordinateur pour élucider les mystères de Tron, et on reviendra sur les origines de Mickey en traversant Timeless River, un monde entièrement en noir et blanc, excellent. La plus grosse surprise sera d’embarquer sur un navire, Jack Sparrow à la barre, et de naviguer sur les flots de Pirates des Caraïbes. Mention spéciale pour la modélisation de Johnny Depp, plus vrai que nature. Tous ces mondes ont été reproduits à la perfection et dans les moindres détails. Graphiquement irréprochable donc, et un travail sur les expressions de visages toujours aussi impressionnant. Pour ce qui est du doublage, on s’incline une nouvelle fois devant un tel talent, et certains autres jeux devraient prendre exemple sur Kingdom Hearts, qui propose des voix nous faisant presque oublier la version japonaise et US. Le seul bémol concernera les musiques, moins prenantes que dans le premier, mais néanmoins fidèles à chaque œuvre de Disney, toutefois, « Passion », le thème chanté encore une fois par la talentueuse Utada Hikaru (déjà interprète de la chanson du premier opus), est tout simplement magique... On ne peut que regretter aussi l’absence total de bonus, qui fait d’autant plus mal, qu’un certain Final Mix débarque d’ici la fin de l’année au Japon, proposant une nouvelle cinématique de fin (qui introduit Kingdom Hearts III) ainsi que « Chain of Memories » entièrement refait en 3D, de quoi pleurer. Il faudra donc se contenter du meilleur jeu PS2, et non du jeu parfait !

L’attente n’aura pas été vaine, et Kingdom Hearts II en met plein la vue, graphismes et animations irréprochables, scénario pointu et cohérent et jouabilité au top. Il s’agit bien d’un incontournable de la machine.