My right arm, the God Hand

Moite Hand

Pffiou ! Terminé ! C’est les mains encore moites de ma rencontre avec le redoutable boss final de God Hand que je commence à rédiger ce test import US du nouveau jeu de Clover Studios, dirigé par Shinji « Resident Evil » Mikami. Alors que l’annonce de la dissolution du studio est encore d’actualité, profitons pleinement des derniers jeux estampillés Clover. Alors God Hand, gros cadeau de départ ?

THE God Hand

Dans un western sauvage et aride, seule compte la loi du plus fort. Gene en fait les frais en voulant sauver une jeune fille de 3 assaillants : il est rapidement vaincu et ses ennemis, en trophée, lui tranche le bras. Heureusement, en contrepartie d’avoir sauvé son prochain, il se voit remettre la God Hand, un bras aux pouvoirs puissants avec lequel il va pouvoir se venger et foutre des tatanes aux punks qui s’en prennent à la veuve et à l’orphelin. Gene devra aussi combattre des démons surpuissants ainsi que le redoutable possesseur de la Devil Hand aux faux airs de Leon S. Kennedy (Resident Evil 2 et 4).

Ken le survivant es-tu là ? Ouais, mais en beaucoup plus drôle ! En effet, contrairement au héros qui sortit la célèbre phrase « tu ne le sais pas encore, mais tu es mort », Gene ne se prend pas du tout au sérieux, se moquant de ses ennemis et leur brisant les parties génitales. Mais les démons qu’il affronte ne sont pas en reste : des frères gogo-dancer aux gnomes habillés en Bioman, vos adversaires vous feront sourire… Avant de vous faire suer !

Castration Hand

Equipé de sa God Hand, Gene est devenu plus fort, plus rapide. Personnalisez vos combos à votre goût façon Key of Heaven en achetant des techniques et esquivez à l’aide du joystick analogique gauche. Et lorsque vos ennemis sont en surnombre, lâcher une technique Roulette, attaque puissante (mais limitée bien sûr) utilisant le pouvoir de la God Hand et brisez les parties qui dépassent de l’entrejambe de vos ennemis. Vous pouvez aussi tout simplement libérer votre potentiel divin pour devenir momentanément invincible. C’est parti pour le bourrinage ?

Et bien contrairement à ce que l’on pourrait croire, les ennemis de Gene ne se laisseront pas voltiger comme dans certains beat them all. Ici, ils esquivent vos attaques, se protègent, contrent vos combos, bref, ils sont redoutables. Lancez vous à corps perdu dans la bataille et God Hand ou pas, vous mordrez rapidement la poussière. Fuir et isoler les ennemis, là est la clé de la victoire. On se demande alors si on a vraiment affaire à un beat them all, tellement habitués que nous sommes désormais aux Dynasty Warriors et autres Drakengard où le moindre coup d’épée envoie ad patres les ennemis par groupe de 10. Sachez le bien ! God Hand n’est pas à mettre en toute les mains (appréciez le jeu de mots) ! Difficile, il pourra s’avérer terriblement frustrant et même décourageant notamment à cause de sa caméra beaucoup trop proche de Gene. Mais cette frustration n’a d’égale que la satisfaction de vaincre enfin le boss sur lequel on s’acharne depuis une heure.

Long Hand

La difficulté de God Hand influencera largement la durée de vie, d’une heure à 15. Une heure si, découragé, vous éteignez votre console et jouez au frisbee avec votre jeu (Faites gaffe quand même ! Ca coûte 60€ ce machin), 15 heures environ si vous vous lancez à corps perdu dans votre première partie en mode normal. Une durée de vie tout à fait raisonnable pour le genre donc d’autant plus que vous débloquez costumes et nouvelles techniques en terminant le jeu.

Techniquement, God Hand s’en tire bien niveau modélisation des personnages et il y a intérêt vu que vous jouez en gros plan sur le dos de Gene, mais en ce qui concerne les décors, ils sont terriblement vides et grossiers. Mais bon, vous vous en apercevrez pas trop car Gene est là pour cacher tout ça !

The Hand du test !

Grâce à son ambiance déjanté et son système de combats utilisant parfaitement attaques et esquives, God Hand s’avère être un bon jeu, mais il est cependant difficile à cause de ses redoutables ennemis et, moins acceptable, du placement de la caméra, beaucoup trop près du personnage principal, laissant le soin à vos ennemis de vous attaquer par derrière sans que vous ne puissiez les voir avant de vous recevoir une bonne tatane.
En attendant Okami pour un dernier coup de Clover Studios...