Comment vivre de sa passion, le jeu vidéo ?

Cher internaute, si votre souris vous a guidé jusqu’à Puissance-Gamers, c’est à n’en pas douter pour étancher votre soif d’actualités vidéo ludique. Puisque passionné vous l’êtes, quitte à passer des heures à combattre des monstres faits de pixels ou à vous ruiner pour acheter l’objet de vos désirs. (Z’avez commencé les économies pour la PS3 ou la Wii ??) Et que diriez-vous de combiner passion et pognon ? Devenir un acteur du jeu vidéo en 2006, comment ça ce passe ? Et surtout est-ce que ça rapporte ?

Epilogue
Tout d’abord qu’en est-il de la santé du marché vidéo ludique en France ? Si l’on en croire certains la période de transition de consoles de salon est l’une des pires jamais connue en terme de ventes. Quand soudain les chiffres tombent et, contre toute attente, ils sont excellents ! Si l’année 2005 a laissé un marché moribond, 2006 affiche une toute autre couleur.
L’institut d’études GfK vient de dévoiler qu’entre janvier et mai 2006 sur le territoire français, les ventes de logiciels de loisirs ont augmenté de 13% tandis que celles du livre sont stables mais tout de même en baisse de 9%. La vidéo et la musique confirment leur mauvaise santé : -18%.
Mieux encore GfK prévoit une hausse de 17% des ventes de consoles de salon pour la période 2005/2006 et de 21% pour les consoles portables. Globalement, et sur les 4 dernières années, les ventes de jeux ont connu une embellie de +37%. L’analyse prend également en compte le fait que chaque nouvelle génération de consoles génère des volumes plus élevés que la précédente. Des chiffres pour le moins encourageant qui font que le jeu vidéo battra son record en 2006. Du coup chez Nintendo, on en peut plus d’extase. Le directeur général de Nintendo France, Stephan Bole, estime que le nombre de jeux pour portables vendus en 2006 sera : « supérieur d’environ 30% » à ce qu’annonce l’institut d’études !
Un optimisme également de mise sur le marché nippon qui se refait une santé grâce à la DS, tout comme le marché américain, ce dernier profitant aussi des bonnes ventes de la X360.
Cher internaute, il est donc grand temps de préparer l’avenir.

En route pour la joie
On peut classer les activités liées au jeu vidéo en 2 classes : la classe création qui regroupent tous les ouvriers du jeu vidéo : scénariste, game designer, level designer, sound designer, character designer, animateur, programmeur, graphisme 3D, graphisme 2D, bêta testeur.
La 2ème classe est celle qui gravite autour du jeu : directeur artistique, graphiste, chef de produit, chef de projet, attaché de presse, journaliste, vendeur mais aussi tous ceux chargés de la localisation des jeux.
Il s’agit ici de faire un petit tour non exhaustif des métiers directement liés au jeu vidéo, du moins ceux qui apparaissent comme les plus intéressants et à portée de jeunes paluches estudiantines.

Le testeur de jeu / journaliste
S’il existe un job en or, c’est bien celui-là. Eu égard à mon expérience dans ce milieu, (7 années déjà, bigre que le temps passe vite), j’ai pu constater que la majorité des testeurs n’ont pas fait d’école de journalisme. Certains ont commencé pas faire des soluces ou tips à la grande époque du minitel avant d’intégrer une rédaction. D’autres ont forcé la porte, puis sont entrés par la fenêtre et enfin certains ont réussi grâce à leur CV. De nos jours, il est d’autant plus facile de se faire remarquer par le biais du net qui touche de plus en plus de foyers français. On compte pour l’instant 1 milliard d’internautes, nous serons 3 milliards en 2016. Une bien belle vitrine qui permet à n’importe quel quidam d’exposer sa prose. D’autant plus que la presse écrite spécialisée connaît depuis plusieurs années un déclin qui ne semble pas prêt de se résorber. Internet serait-il l’avenir du testeur de jeux vidéo ? Sans conteste oui. La presse écrite spécialisée dans le jeu vidéo doit désormais compter avec ce nouveau public qui débarque, les casual gamers qui n’ont pas le background d’un joueur de longue date. Une nouvelle manière de présenter les infos vidéo ludique doit être envisagée. Poursuivre une carrière de journaliste n’est pas à la portée de tous, il faut s’accrocher et tenter de développer un réseau relationnel. Oui, je sais c’est pas facile mais comme il n’existe toujours pas de baguette magique pour exaucer tous ses vœux … Alors en attendant, bon courage ! Et pour ceux qui veulent intégrer une vraie école de journalisme c’est là : centre de formation pour journalistes www.cfpj.com

le chasseur de bugs
Aussi connu sous le nom de bêta testeur. Son statut est moins glorieux que celui du journaliste, mais tout aussi capital puisqu’il traque le moindre bug avant la commercialisation du titre. Un bêta testeur est recruté en général via des annonces passées par les éditeurs. Le hic c’est qu’à force de se taper 57 fois un passage du jeu, on perd un peu l’intérêt. Mais ce job-là, faut bien quelqu’un pour le faire.

L'attaché de presse
Il fut un temps où l’attaché de presse vidéo ludique était de sexe féminin, avec une connaissance toute relative de son sujet. Ce temps semble désormais révolu, du moins dans la presse spécialisée. Il ne suffit plus d’afficher cheveux longs et petits nénés pour décrocher ce poste clé qui lie le journaliste au jeu (et aussi aux voyages de presse). Les éditeurs et distributeurs recrutent maintenant de plus en plus de gamers, au moins ils savent de quoi ils parlent. La majorité a quand même dans son cursus une école qui les a formés aux métiers de la communication comme l’EFAP

Le chef de projet
Homme de communication, véritable animateur d’équipe, il est le moteur et le responsable au quotidien de l’état d'avancement d'un projet. C’est lui qui va suivre le développement d’un jeu jusqu’à sa sortie dans les bacs. Il doit gérer différentes équipes (tous les acteurs de la création puis ceux autour du jeu) pour mener à bien son projet, tout en respectant le cahier des charges établi (planning, budget etc…). Polyvalent, il intervient à différents stades jusqu’à la présentation du jeu devant les journalistes. Le chef de projet obtient son poste par promotion interne, ou en affichant un solide bagage issu d’une école de commerce. Des infos à glaner à cette adresse Syntec Informatique

Le chef de produit
Il fait le lien entre le jeu et les distributeurs, et se démène pour que le titre dont il a la responsabilité soit bien mis en avant chez les revendeurs. Il a également son mot à dire sur le marketing. Et s’il bénéficie d’un budget conséquent, il pourra convertir un jeu moyen voire même une daube (Driv3r) en monnaie sonnante et trébuchante. Je me rappelle avoir été visuellement agressée par les affiches publicitaires de Driv3r, et le pire dans tout ça est que le jeu s’est plutôt bien vendu. Un chef de produit est là avant tout pour que son jeu se vende. Un poste qui conviendra donc à des commerciaux.