Alessa maudit ta portable

« Silent Hill sur portable ?! Aucune chance que ça fasse peur », « Bouh, en plus, c’est pas la même équipe !!! » … Voilà le genre de remarques négatives que l’on peut entendre sur les forums ou commentaires de news concernant Silent Hill Origins prévu sur PSP. Et en effet, l’ambiance étant le point clé de cette série, on pouvait se demander si la sensation d’étouffement propre à la saga pouvait être portée sur portable. Alors on faisait comme d’habitude : « wait and see ».
Et puis un jour, voilà qu’une nouvelle se propage : la démo de Silent Hill Origins prévue pour la Games Convention tourne sur le web en toute illégalité. L’occasion était trop belle : rester du bon côté et attendre, ou bien transgresser les règles et vous informer !
Comme à PG on est un peu des « Lorenzo Lama » (des rebelles quoi), on a sauté le pas. Verdict !


Mettez vos écouteurs et éteignez la lumière

C’est sur ce conseil que commence la démo de Silent Hill Origins ! Et en français bien sûr ! Mais on me l’a fait pas à moi, j’avais déjà prévu le coup. La partie est finalement lancée. Dans l’hôpital de Silent Hill, je suis aux commandes de Travis O’Grady, un camionneur venu connaître l’état de santé d’une petite fille qu’il a sauvé des flammes. Après une rencontre avec le glacial Dr Kauffman, connu des fans de la série, un ascenceur me mène à ma première confrontation : une infirmière zombie. La cinématique montre une masse que je m’empresse de prendre pour en découdre avec le monstre sexy. Combat assez facile, je l’achève en l’écrasant au sol alors qu’elle recommence à gigoter. Bref, du classique de chez Silent Hill. Ce n’est que dans un futur combat que je découvre les quelques innovations : tout d’abord, ma masse se brise en plein combat. Me voilà obligé de me battre aux poings et il faut reconnaître que Travis se débrouille bien à ce niveau. Cela n’empêche pas l’infirmière de vouloir me planter une seringue en plein visage, déclenchant une séquence de QTE où je dois marteler le bouton X pour la repousser.
Un principe bienvenu puisque la caméra est parfois mal placée et la pression sur la gâchette de recentrage n’arrange pas forcément la chose. On espère que cela sera revu dans la version finale du titre car c’est bien le seul gros défaut que j’ai pu déceler pendant ces 20 minutes de jeu.

Les mystères de Silent Hill

On en arrive enfin à la réponse « est-ce que le format portable gêne l’ambiance ? ». Et bien non ! Pas vraiment ! L’écouteur dans les oreilles et couché sur mon lit, les volets à moitié fermé, je me suis pleinement immergé dans l’aventure. Bien sûr, je ne pense pas atteindre un tel niveau d’immersion dans un train en pleine journée ou dans un amphithéâtre entre 2 cours mais après tout, même dans les versions salon, je ne crois pas que si vous êtes entourés de potes pendant que vous jouez, l’effroi sera le même. Silent Hill se veut être un plaisir à déguster seul, c’est un fait !

Mettez vous donc en condition et vous apprécierez ces graphismes, entre Silent Hill 1 et 2 (mais bien plus proche du 2 heureusement), cette fluidité des mouvements, ces effets de lumière réussis, ce grain si particulier à l’image, cette ambiance sonore si particulière, remplie de bruits inconnus ne suggérant pas que du bon etc.
Climax, l’équipe en charge de cet épisode PSP, a donc réussi à rendre le passage dans le Silent Hill des ténèbres toujours aussi stressant. C’est d’ailleurs à l’aide de miroirs que vous pourrez passer entre les 2 mondes selon le principe vu et revu du « je suis bloqué dans une dimension, je vais dans l’autre ». Pas très original certes mais dans un Silent Hill, la possibilité de basculer d’un monde à l’autre volontairement est une première.

The End

Cette démo de Silent Hill Origins m’aura donc convaincu : Climax a l’air d’avoir bien fait son travail. On pouvait certes trouver quelques imperfections comme une caméra peu à l’aise dans les couloirs étroits de l’hôpital mais rien de véritablement dramatique.
On est dans du Silent Hill classique, pas aussi innovant à première vue que le très controversé Silent Hill 4, mais efficace. Reste à voir si la durée de vie sera satisfaisante (même si ça n’a jamais été le point fort de la série) et surtout si le scénario apportera de réels éclaircissements à la mythologie Silent Hill. Réponse d’ici la fin de l’année.