L'histoire de Zack

C’est en 1997 que l’Europe découvrait enfin la série Final Fantasy et pas avec n’importe lequel épisode : le septième. Les aventures de Cloud et ses compagnons nous étaient alors contés et c’est 9,2 millions de joueurs à travers le monde qui se sont émerveillés en découvrant un univers riche et varié, un Sephiroth popularisant les cheveux platines et un des meilleurs travail du compositeur Nobuo Uematsu.
Et naturellement, Square Enix a décidé d’offrir quelques cadeaux aux fans de ce titre hors norme : Compilation of Final Fantasy VII était né. Tout a commencé avec Advent Children qui nous donnait alors l’occasion de retrouver Cloud pour de nouvelles aventures, 2 ans après l’opus original. Les japonais purent aussi découvrir Before Crisis, révélant comment la Shinra a réussi à imposer sa domination sur le monde. Mais le moyen Dirge of Cerberus a laissé un arrière goût amer et c’est donc avec prudence désormais que l’on voit arriver Crisis Core…


5 ans avant Cloud…

… Il y avait Zack, un fringuant jeune homme. Au début du jeu Crisis Core, il se prépare à intégrer l’élite des SOLDAT de 1ère classe sous la houlette de son supérieur : Angeal. En pleine guerre contre la ville de Wutaï, Zack va ainsi s’illustrer, fréquentant des guerriers puissants tels que Sephiroth qui, à l’époque, n’avait pas encore envie d’écraser un météore sur cette planète. Mais c’est surtout le cas Genesis qui va intéresser notre jeune guerrier… Qui est-il ? Quels sont ses intentions ? Je ne vais bien sûr pas vous répondre car je ne veux pas gâcher votre plaisir mais aussi parce que moi-même, je ne suis pas certain d’avoir tout compris. En effet, mes notions en japonais étant ce qu’elles sont, j’ai été dans l’incapacité de comprendre l’exactitude des dialogues de Crisis Core. Au moins, vous pourrez continuer de lire sereinement ce test sans craindre de vous voir spoiler.

Toutefois, je m’adresse quand même aux fans de Final Fantasy VII qui se demandent si cette épisode est réellement important pour comprendre toute la mythologie de ce jeu. La réponse, comme vous pouvez vous y attendre, est non ! La Compilation of FFVII ayant été envisagé bien après l’opus original, on ne pouvait pas dire qu’il y avait de véritables points sombres à éclaircir. Cependant, en conclure que Crisis Core est inutile serait tout aussi faux : cet épisode PSP ajoute une grande épaisseur à la saga. Dans Final Fantasy VII, Zack n’apparaissait en effet que très peu et il fallait d’ailleurs découvrir la scène cachée dans le château de Nibelheim pour en connaître un peu plus sur le meilleur ami de Cloud. La faute est désormais réparée et ce personnage finalement secondaire reçoit enfin les honneurs qu’il mérite. A vous donc de découvrir à quel point ! Crisis Core bénéficie d’ailleurs d’une des plus belles fins de la série Final Fantasy mais chut ! Je n’en dis pas plus !

De retour…

Je cesse de parler du scénario sur lequel je n’ai finalement pas grand chose à dire pour vous parler du gameplay et répondre à vos interrogations.

Tout d’abord, est-il possible de se balader librement sur la carte du monde ? Malheureusement non ! Crisis Core est d’ailleurs affreusement linéaire. Un défaut qui n’en est pas tant dans la version japonaise où il est facile de savoir quoi faire. Mais tout de même, il est regrettable de ne pas pouvoir explorer véritablement plus de villes que Midgard et Nibelheim. L’aventure est ainsi un peu courte (comptez 15-20 heures pour la quête principale) et les quêtes annexes, de nombreuses missions où vous devrez éliminer des ennemis, ne suffisent pas à atteindre la durée standard du RPG.

Il est cependant agréable de redécouvrir les lieux connus via le moteur graphique véritablement sublime de cet épisode PSP. La portable de Sony a un sacré potentiel et Square Enix prouve encore une fois qu’elle sait bosser sur les machines qu’elle a en main. Les personnages sont très beaux, ont un visage expressif et bougent bien. L’aliasing reste cependant bien présents mais ne crachons pas dans la soupe : ça fait plaisir aux mirettes. Et encore, je ne vous parle même pas des cinématiques en images de synthèse qui sont, comme d’habitude chez Square Enix, excellemment bien faite.

Par contre, du côté des cages à miel, c’est une autre déception : à part les quelques thèmes repris de Nobuo Uematsu, le nouveau compositeur n’a pas fait un travail véritablement enthousiasmant. Les airs, sans être réellement désagréables à écouter passent inaperçus pour la plupart. Heureusement, le thème mélancolique « Why » rattrape le niveau de cet OST : très joli et surtout, dans le ton.

Les matérias sont là

Je finis avec l’élément essentiel de tout bon A-RPG qui se respecte : le système de combats. On a ici un système de rencontres aléatoires où, après un certain nombre de pas définis au hasard, vous vous retrouvez face à vos ennemis. Vous pouvez frapper vos ennemis, esquiver leurs attaques, parer (préférez tout de même l’esquive, bien plus pratique) mais aussi utiliser les matérias, marque de fabrique de cette épisode.

Car la cristallisation du pouvoir des Anciens fait ici son retour fracassant. Associez les à votre arme pour lancer des magies, des attaques spéciales ou boostant certaines de vos capacités. Il est difficile de s’y repérer en japonais mais j’ai réussi à me dépatouiller et le résultat s’est avéré satisfaisant. Je ne prétends cependant pas avoir saisi toutes les spécificités de ce système. Il existe par exemple un moyen de fusionner les matérias mais je n’ai pas réussi à l’exploiter véritablement. Bref, je laisse malheureusement ce point de côté…

Les 7 portent bonheur

J’en arrive désormais à une partie controversée du système de combats : le DRW. Cette roulette, correspondant à la mémoire de Zack, placée en haut à gauche lors des batailles est l’un des éléments clés de Crisis Core mais comporte malheureusement de nombreux défauts.

En effet, en alignant sur les 3 faces le visage d’un même personnage, Zack déclenche une technique spéciale en rapport avec le faciès affiché. Déjà, l’introduction du hasard est un une idée assez douteuse, même si l’ordinateur aide quand même beaucoup le joueur mais c’est surtout le fait qu’une mini-cinématique se lance à chaque fois qui lassera. En effet, il est impossible de passer la mise en scène de l’attaque de Zack certes impressionnante au départ mais très vite lassante et, plus grave, brisant le rythme des combats. Pourquoi ne pas avoir fait comme pour les invocations qui s’enclenchent via le même système mais qui, elles, peuvent être raccourcies ? On ne saura jamais la réponse

De même, l’évolution de Zack est aussi déterminée par le DRW. Il faut en effet aligner trois 7 pour changer de niveau et d’autres chiffres pour renforcer ses matérias. Assez frustrant comme système même si là encore, l’ordinateur vient au secours du joueur malchanceux.

Le DRW est donc une idée franchement pas terrible.

The End of Final Fantasy VII ?


Voici donc la fin de cette preview de Final Fantasy VII Crisis Core. Preview et non pas test car, comme je vous l’ai signalé plusieurs fois dans l’article, je ne prétends pas pouvoir émettre un avis définitif à cause de mon incompréhension du japonais. Cependant, mon impression est malgré tout positive. Certes, Crisis Core souffre d’une linéarité, d’un système de combat rendu un peu bancale à cause du DRW et peut-être même d’une difficulté trop moindre mais l’on s’amuse ! Le jeu est en effet parfaitement adapté pour le format, tant sur le plan technique que gameplay. On enchaîne les petites missions, les commandes sont simples sans toutefois inciter au bourrinage intempestif et le fan de Final Fantasy VII appréciera les nombreuses ramifications présentes.
En attendant la version française pour un avis définitif…

P.S. : Je tiens à préciser que contrairement à la rumeur disant que c’est en finissant le jeu 2 fois que l’on débloque la vidéo reprenant la démo technique de Final Fantasy VII, il m’a suffit d’une seule fois pour la voir. Désolé de décrédibiliser encore un peu plus les théories sur le remake de l’opus original…