Le boss est de retour

Des jeux aux sensations extrêmes se font rare, voire que parfois ils faillent attendre plusieurs mois avant de vraiment tâter du hit. Cette recherche de hits se fait attendre, mais peut être plus tant que ça, étant donné que MGS 4 est annoncé pour le 12 juin prochain, en grosse sortie mondiale. Jeu que j’ai eu la chance d’essayer via une petite démo, et même si cela ne concrétise pas sur le produit finale, qui sera énorme, vous pouvez en être sûr. C’est malgré tout bien sympathique de s’essayer à la dernière aventure de notre camarade Snake

Votre issue, c'est la zone

Encore une fois, on rentre dans la peau du héros légendaire, né d’une guerre qui le dépasse, le serpent nous revient plus vieux que jamais dans ce qui pourrait s’annoncer comme son ultime bataille. Mgs 4 semble, au premier abord, nous offrir une plus large liberté qu'à l’accoutumé, suffit d'avancer un peu pour remarquer que le jeu semble moins linéaire. De nouvelles voies pour arriver au cheminement ? Probablement pas, mais plutôt des intersections qui finalement nous conduisent toujours au même endroit. C’est aussi un jeu qui vous proposera de s’allier avec plusieurs intervenants. Dommage que ceci ne soit pas plus mis en avant dans cette démo. Impossible de dire si cela fait preuve de réelle originalité, ou juste de simple effet de mode. D’ici juin nous en saurons probablement un peu plus. Mgs 4 c’est surtout aussi l’épisode qui a le moins d’accès pour se cacher. Le jeu devient clair qu’il est conçu pour que cela vous devienne difficile de vous planquer. Peu d’environnements se proposent pour se planquer pendant quelques instants. Néanmoins il est toujours possible de le faire en simplement passant dans une autre zone. Oui merci l’IA qui n’est pas ajustée dans cette version jouable. En effet, il suffit de changer d’environnement pour que la traque s’arrête, humm ça sent le jeu un peu trop facile. Une fois encore, nous jugerons avec une version complète. Konami d’ici là, aura réglé ce problème, c’est en tous cas ce que je leur souhaite.

Metal Gear, quoi...

Le principe de camouflage déjà merveilleusement servis dans l’excellent Metal Gear Solid 3 devient le vrai fil rouge de ce 4 ème opus. Grâce à votre combinaison, Snake peut épouser n’importe quelle surface jusqu'à se fondre complètement dans la masse. Il devient alors invisible, et par là un redoutable prédateur. L’occasion pour lui de se mouvoir dans le paysage et de se rapprocher un peu plus de ses ennemis. Ensuite a nous de décider de leur mettre une balle dans la tête, via la vue subjective. Ou l’étranglement avec nos bras musclés (si, si). Bien que cela soit la guerre, ne m’en demandez pas plus (la trame scénaristique n’est pas présente dans cette démo). Je disais donc ; malgré son ambiance qui sensation première donne un aperçu que nous sommes en pleine guerre. N’empêche comme à leur habitude, comme dans n’importe Metal Gear, les gardes font leurs rondes. Pas de temps à perdre lorsqu’il faut se débarrasser des gardes, d’autres peuvent intervenir très vite à leur prochaine ronde. Généralement on cache les corps un peu plus loin, dans les casiers qui se présentent à nous. Pas très original, puisque déjà repris a multiples reprises dans la série. Ce procédé est néanmoins l’une des marques de fabrique de la série, il aurait été dommage de s’en séparer. Ce 4 ème épisode se présente néanmoins comme un soft aux allures moins originales que le 3 ème jeu. MGS 4 va crescendo vers une aura d'idées emblématiques sur la personnalité des personnages. Mais là aussi, la démo ne dévoile sans doute pas toutes les bonnes surprises que tonton Kojima nous a concocté.

A l’insu de mon plein gré

C’est un Snake bien vieux que nous retrouvons, les nanomachies sont sans doute passés par la. Il ressemble maintenant à un vieux papy. Je vous rassure sur un point, malgré quelques problèmes cardiaques qu’ont découvre par le biais de cinématiques. Il reste en la possession des joueurs des seringues de soin, qui lui fait retrouver ses forces physiques. Vous aurez sans douté noté la parallèle avec MGS 3 et de son système d’alimentation. Excepter que cette fois, il n’est pas question de manger des serpents ou des fruits. Mais carrément de se dopé. La version finale promet de belles surprises sur ce point. En tous cas, c’est presque certain que MGS 4 est un épisode très palpitant, tant au niveau de l’immersion, que de son scénario, qui n’a jamais fait défaut dans un Metal Gear. Quoi qu'en disent certains !




On attend le 12 juin

Metal Gear 4 va tenter la différence avec la multitude des jeux existants. Le hic c’est que les précédents volets l’ont déjà parfaitement réussi. Si fort d’ailleurs, qui fait que MGS4 ne semble en rien novateur. Il y a comme un ressauté de ce qui était fait par le passé, ni plus ni moins. Je pense que c’est dans les personnages et son scénario que le jeu va tout montré. C’est d’ailleurs ce que j’ai plus au moins pu découvrir en y jouant. Des personnes attachantes, mais aussi très charismatiques. Les gars qui produisent ce jeu, sont de vrais fans de mangas et du 7 ème art. Cela se ressent durant tout le jeu, avec des sortes de méchas, des couleurs très proches d'un film de Ridley Scoot, ou bien sa mise en scène très cinématographique, tout y est. Visuellement aussi le jeu est loin de ce qui avait été montré au début, représentatif, soit disant, de ce que la PlayStation 3 est capable. Ceci prouve qu’il ne faut pas toujours se fier aux traillers (n’est ce pas Killzone 2) ! Les textures des bâtiments sont classiques, mais semble avoir gagné en réalisme, via des architectures plus nuancées que d'habitude, de ce fait c'est davantage plus net. Merci la PS3. L’apport d’une caméra libre est bienvenue, bien que cela ne se note pas trop au départ. En fait une semi-liberté, le jeu gère aussi pas mal sa mise en scène pour avoir toujours un excellent angle de vue. La maniabilité est toujours très bonne, d’ailleurs cela se joue un peu trop comme dans les anciens épisodes, avec toujours quelques caisses a votre disposition pour vous planquer. L’effet next-gen n’est pas vraiment prouvé, laissons leur le temps de peaufiner tout ça. Techniquement parlant, sur le plan graphique l’écart HD n’était pas au rendez-vous, mais ça reste de la réalisation à grand spectacle. Le tout baignant dans un univers complexe avec ses personnages emblématiques. Finalement, peut être que l’essentiel est bien la. Reste plus qu’attendre sa sortie pour découvrir toutes les bonnes surprises, avec oui ou non des améliorations. Tant qu’a espérer que toutes les promesses soient tenues.