He's not dead !

Développé par la Team Ninja et dirigé par l’original et singulier Itagaki, Ninja Gaiden fut l’un des grands titres de la X-Box première du nom. Jeux pour hardcore gamers comme il en existe de moins en moins aujourd’hui, Hayabusa a su conquérir le cœur des joueurs et des critiques en misant sur une difficulté exacerbée et un gameplay réglé comme sur du papier à musique. Seuls prêchaient les angles de camera, un poil capricieux, vous donnant envi de jeter votre télé par la fenêtre.
Ninja Gaiden c’est ça, un véritable challenge personnel qu’on est fier de réaliser pour ensuite pouvoir dire « j’ai fini Ninja Gaiden Black moi Monsieur ».
Alors quid de ce nouvel opus ?


Vous en voulez en gore ?

Je brise le suspens de suite en vous disant que non, Ninja Gaiden n’a rien perdu de son aspect hardcore. Ici, vous avez le choix entre quatre modes de difficultés, allant de la « balade de santé » à la traversée d’une autoroute en plein trafic, autrement dit, au jeu, au vrai, celui qui vous fait péter les plombs.

La grosse nouveauté de cet opus, selon moi, est la possibilité de véritablement découper chaque membre de ses ennemis là où le premier Ninja Gaiden s’arrêtait à la décapitation. Du gore pour du gore … Nan pas vraiment, cela rajoute une pêche assez incroyable au jeu puisqu’un type devenu cul-de-jatte rampera au sol, afin de vous faire morfler jusqu'à la fin et se faire exploser à vos cotés. Des vilains méchants coriaces donc qui vous obligeront à toujours rester mobile, à parer tous les coups, sous peine de voir sa jauge de vie baisser dangereusement. Cet aspect sanguinolent global est renforcé par le fait que les ennemis ne disparaissent plus après avoir été vaincus, ce qui vous laisse une drôle d’impression une fois le calme revenu vous vous dites : « Powa la boucherie ».

D’ailleurs, je viens de me rendre compte que je vous ai parlé de l’IA avant même de vous parler de la jouabilité. Pourquoi ? Hé bien c’est simple, c’est toujours aussi efficace, aussi nerveux, et jouissif. De plus, quelques petites nouveautés viennent améliorer l’ensemble. Ainsi, il est dorénavant possible de lancer un coup fatal après avoir désarmé votre ennemi. Un enchaînement automatique se déclenchera et là … bonheur le steak est près. Enfin, l’attaque ultime qui se charge en récupérant les auras laisser derrière les ennemis, pourra être contrôler, pour un carnage encore plus dévastateur. Ces fameuses attaques sont désormais plus nombreuses de même que les armes et les points de sauvegardes qui régénéreront intégralement votre jauge de vie. Celle-ci se remplira, par ailleurs, doucement toute seule de manière quasi intégrale pendant le niveau. En effet, à chaque coups critiques encaissés, la jauge de vie est "rognée" et même les "popos" sont alors inéfficaces. Le challenge peut donc s'avérer très vite corsé.

Beau mais « dommage, on a pas le temps d’apprécier »


Célèbre phrase d’Itagaki qui peut faire sourire, mais qui néanmoins n’est pas totalement erronée. Certes le faussé technique entre les deux épisodes n’est pas saisissant mais le niveau de Tokyo qui nous a été permis de jouer est vraiment sympa, d’autant plus qu’aucun ralentissements ne vient ternir le tout. Cela tourne en 60 images seconde, c’est frénétique, ça ne laisse aucun répit au joueur, alors pourquoi se casser la tête avec du « superflu » ?.

Ce qui suit est purement personnel, mais on regrettera tout de même l’univers incohérent et le scénario que l’on peut qualifier de bidon. Mais bon, l’essence d’un Ninja Gaiden ce n’est pas ça, alors à quoi bon lui chercher des poux ?


Ninja Gaiden 2 sera l’un des grands jeux de la 360 cette année. Proposant un divertissement accessible au commun des mortels tout comme un challenge digne des dieux, le titre de Tecmo se montre à la fois accessible, exigent et jouissif. De plus, il promet 30 heures de jeux en facile et 120 avec le mode de difficulté le plus hardcore. Des promesses en l’air certes, mais nous nous retiendrons surtout les 16 niveaux de plaisir sadique qui nous attendent.