I will surWiive

Après trois épisodes sortis sur DS, dont on a surtout retenu la difficulté particulièrement élevée, la série "Lost In Blue" s'apprête à débarquer au mois de novembre sur Wii. Au programme, un naufrage (comme l'indique le titre Shipwrecked), une île déserte, deux protagonistes et une course contre la montre pour survivre dans un environnement des plus hostiles. Comme sur DS avec l'écran tactile, Wiimote et Nunchuk seront mis à contribution pour une parfaite exploitation de la machine à détecteur de mouvements.

Le besoin, toujours

Ici, tel une version DS, Lost In Blue : Shipwrecked ! se présentera comme une épreuve de force sur la voie de la survie. Deux enfants, une fille et un garçon, devront redoubler d'intelligence et de vigilance pour subvenir à leurs besoins qui risquent de se trouver rapidement salement altérés.

Comme toujours dans cette série de Survival Kids, le scénario très sommaire est prétexte à placer deux misérables dans la panade et à leur assurer une vie au quotidien des plus délicates dans le seul but de contenter un joueur qui se fixera pour objectif de voir ces deux charmantes têtes blondes s'en sortir.

Aidan et Lucy (leurs prénoms) auront donc comme première mission de s'alimenter, de s'hydrater et de se reposer.
Au début de l'aventure, les noix de coco, fruits rouges, fruits à pain et autres champignons (si tant est qu'ils ne soient pas vénéneux) constitueront une alimentation de base, avec un faible potentiel de satiété, mais indispensable pour pouvoir continuer l'aventure et faire de leurs vie sur l'île autre chose qu'un enfer.
Viendra ensuite la possibilité de fabriquer des instruments qui serviront à la chasse, à la pêche. Au début les outils sont simples à fabriquer mais peu résistants. A la fin l'attirail se veut plus conséquent, plus solide et plus efficace. Les différents animaux rencontrés ne serviront d'ailleurs pas qu'à l'alimentation puisqu'il sera possible de récupérer de la laine de moutons ou de la graisse de sanglier. Bref, Lost In Blue : Shipwrecked, à la longue, proposera donc de constituer une véritable petite société primitive sous les tropiques.

Du party-game aventure

Les différentes actions de ce nouveau Lost In Blue se joueront entièrement à la Wiimote et au Nunchuk.
Hormis les déplacements qui s'effectuent comme dans n'importe quel jeu, le pad Wii permet ici de réaliser bon nombre d'épreuves comme la cuisine, la pêche, la fabrication d'objets ou tout simplement à franchir des zones inaccessibles (en poussant une pierre ou en grimpant à des lianes).
Hudson semble avoir créé une jouabilité d'appoint puisque la télécommande de Nintendo à l'air de parfaitement répondre sur tous les points. Reste que, dans ce qu'il m'a été donné de voir, le concept des mini-jeux ne varie pas beaucoup d'une épreuve à l'autre.

Gameplay privilégié au détriment de la technique

C'est là que le bas blesse. Si dans l'ensemble le soft semble être de bonne facture, on constate évidemment dès les premières minutes la piètre qualité technique. Et elle n'est pas terrible.

De l'aliasing, des textures très primaires et une qualité sonore à faire pâlir... la Master System. Bref une mauvaise impression de ce côté qui, espérons-le, n'entravera pas le plaisir de jeu.

Voila ce que l'on peut dire dans cette preview-express.
Pour ce qui est de l'aspect général, Hudson semble avoir privilégié le gameplay à la Wiimote sans s'être attardé sur l'aspect technique de "Lost In Blue : Shipwrecked".
Les capacités ludiques de la console paraissent bien exploitées mais le côté technique est inférieur à une PlayStation 2.
Il n'y a plus qu'à miser sur les mini-jeux à la Wiimote qui semblent, malheureusent trop similaires.
A surveiller, mais sans trop s'emballer.