L'explosif Killzone 2 arrive !

Killzone 2 est attendu comme le Messie par tous les possesseurs de PS3. Ayant fait grand bruit lors de son annonce à l’E3 2005, le jeu de Guerrilla a su attirer l’attention au point d’être le représentant officiel de ce que la PS3 peut offrir en terme de qualité graphique et comme étant l’exclusivité qui fait baver (avec MGS4). Petite désillusion lorsque la première démo est arrivée, mais qu’ent est-il aujourd’hui, à la veille de sa sortie ?

A la guerre comme à la Guerre !


Tout d’abord je tiens à souligner que la version sur laquelle j’ai fini le jeu est une version quasi-finie (celle utilisée par JV.fr, JV.com etc… pour faire leurs test…) et donc que mon avis ne changera sûrement pas entre le moment où j’écris ces lignes et le moment où j’écrirais celles du test ! Cependant, certains bugs mineurs, notamment sonores, ne seront donc pas pris en compte ici car surement corrigés dans la version finale du jeu. La note définitive dépendra donc du mode en ligne qui s’annonce alléchant.

On va donc commencer par ce que tout le monde attend finalement. Oui Killzone 2 est LA claque graphique que nous attendions. Le jeu impressionne vraiment ! Les textures sont ce qu’elles sont, pas irréprochables certes, mais cela reste du haut niveau ! Le jeu est crade, vraiment crade ! et c’est ça qui est beau ! Les effets de lumières et climatiques quant à eux vous époustoufleront ! C’est simple, on n’a juste jamais vu ça ! killzone 2 c’est vraiment un style plus qu’une véritable beauté, mais quel style ! Légère saturation de l’image, traitement de la fumée et des explosions réussies, le tout a de la gueule. Le soin apporté aux armes, alliés et ennemis est tout autant remarquable. Une chose est sure, Killzone 2 ne souffre pas de sa réalisation globale ! Aucuns ralentissements (du moins gênants), un BO qui colle bien à l’ambiance très « film de guerre américain » bref, du tout bon. J’ai quand même envi de mettre un petit bémol au doublage français qui, sans être mauvais, aurait mérité d’être un peu plus soigné.


Maintenant que tout le monde est rassuré on va pouvoir s’atteler au scénario. Je vais quand même vous faire un petit récapitulatif des épisodes précédents, sait on jamais ce que vous faisiez fin 2004.
2357, période de richesse et de prospérité des colonies terriennes, tout se passe bien jusqu'au jour de l’invasion de la planète Vecta par les forces hellgastes. Après moult batailles au commande des 4 persos jouables, chacun possédant leurs caractéristiques, de l’équipe d’intervention de l’ISA, les plans du despote Visari furent déjoués. Jan Templar est le meilleur alléluia tout va bien.
Killzone Libération sur PSP, on remet ça sauf que cette fois, l’ennemi repoussé emporte avec lui quelques ogives nucléaires : problématique de l’épisode 2. Comme dans pas mal de jeu, cet opus vous placera en territoire ennemis au commande, cette fois ci, d’un seul perso, le sergent 1er classe Tomas Sevchenko, spécialiste en à peu près tout. Si l’on regrette l’absence d’autre personnages jouables, la réalisation d’ensemble nous ferra très vite oublier ce « problème » mineur. Le scénario fait très « film américain » avec des dialogues parfois lourdingues de vos coéquipiers et des cinématiques de toute beauté qui vous en mettront plein la vue. C’est en finissant le jeu qu’on se demande pourquoi le scénario de ce dernier n’a pas été traité tout au long de son déroulement comme il l’a été à la fin de l’aventure : épique ! Dommage car si l’on plonge dans l’univers sans réel scénario qui vous tient scotché à votre canapé, imaginez avec !


Niveau gameplay Killzone vous proposera de l’ultra convenu, mais de l’efficace. Seule petite subtilité, la possibilité de se mettre à couvert en vue subjective. Option parfois intéressante, mais plutôt difficile à gérer, pas indispensable donc. Petite déception aussi dans l’utilisation du couteau, celui-ci ne proposant pas vraiment plus qu’un bon vieux coup de crosse mais étant plus long à sortir et donc moins efficace. Cela pourrait être néanmoins corrigé par la suite. Je précise tout de même qu’il nous sera désormais possible de sauter ! Cela peut vous paraître évident, mais cela n’était pas le cas lors de l’opus précédent. Possibilité également de sprinter, conduire quelques véhicules (une surprise vous attend à la fin du jeu), et utiliser quelques mitrailleuses fixes et tourelles DCA dans une séquence digne d’un StarWars, épatant !

Un gameplay n’ayant absolument rien de novateur, mais qui remplit convenablement ses fonctions, et c’est bien là l’essentiel.

Elément important désormais avec les jeux next gen qui doit être pris en compte, l’interaction avec le décor. Beaucoup d’éléments sont destructibles ce qui renforce le coté spectaculaire lors des explosions mais peu sont à utiliser pour terrasser vos ennemis. Seuls des barils bien rouges seront là pour que bien sur, vous tiriez dessus et … Boum. Dommage, on aurait préféré quelque chose de plus …. Subtile. J’exagère un peu et fais la mauvaise langue, puisqu’il n’y a pas que des barils de ce type. Il y a aussi des barils d’essence qui enflamment les Higs et d’autres encore que je vous laisserai découvrir, puisqu’ils représentent une partie clé du scénario, et qui eux ne sont pas aussi détachés du décor.

Au niveau des armes, nous avons la possibilité d’en porter seulement trois avec nous, à savoir, une arme lourde, un pistolet (que l’on utilise jamais) et le couteau. Heureusement elles abondent sur le sol et tous les 20m sur des points de « ravitaillement ». Le manque de munition ne se fait ressentir donc que lorsque vous utilisez des armes un peu spéciales type lance grenade. Au total ce sont plus d’une quinzaine d’armes qui seront mis à votre disposition. Sans être du niveau d’un Resistance pour l’originalité, elles conviennent parfaitement à l’univers et apportent chacune leur spécificité. On regrettera l’absence de tir secondaire qui aurait pu se révéler intéressant.

Les armes aussi meurtrières soient-elles ne seraient rien sans leurs utilisateurs. Tout au long de l’aventure nous avons des alliés plutôt stupides qui ne vous serviront vraiment pas à grand-chose (j’ai envi de dire tant mieux, nous ne sommes pas des assistés) et des ennemis qui eux sont vraiment intelligents ! A tel point que vous devrez souvent lancer votre grenade au dernier moment pour ne pas qu’ils l’évitent. Les Hellgast utilisent aussi beaucoup la couverture et le déplacement rapide. Chose étonnante, ils maîtrisent le tire à couvert alors que vous, rien, vous êtes obligé de sortir la tête (que ne manqueront pas de voir vos chers rivales).
Dernière chose qui rejoint la difficulté du titre : le recul et la précision des armes. Vous, vous lutterez pour un headshot ! Vous accroupissant et visant affin d’éviter un maximum le recul de votre arme. Les ennemis ne semblent pas avoir ce problème et ne manquent que très rarement leur cible. Et s’ils n’ont plus de balles, ils vous courront dessus, couteau à la main.
Difficulté + IA intéressante, un gros point fort ! Tout le monde n’est pas de cet avis (cf JV.fr …) mais apparemment la mode est à l’assistance et à l’invincibilité.

Je crois que je vous ais à peu près tout dit, vous savez désormais de quoi il en retourne, il ne manque désormais plus qu’a tester le mode en ligne puisque je n’ai pu tester le multi qu’avec des bots. Mais déjà on ressentait un potentiel certain.


Killzone 2 sera donc à coup sur le grand FPS de la PS3 alliant beauté et ambiance du feu de dieu ! On regrettera cependant une certaine linéarité ainsi qu’un certain manque d’intérêt dans l’accomplissement des missions. Ces défauts sont néanmoins comblés par un rythme frénétique et un background vraiment intéressant. Rendez-vous le 25 février donc !