|
GT killer ? Concurent sérieux de Gran turismo 5, Forza 3 impressionne. Présenté lors de l’E3 dernier, le jeu affichait des graphismes de toute beauté, et semblait au moins aussi aboutis que ses prédécesseurs. Alors maintenant qu’on a pu mettre nos paluches dessus, qu’en est-il vraiment ? Qu’en pense un joueur habitué à jouer exclusivement à GT, comme moi ?
Pour commencer, la version à laquelle nous avons pu nous essayer ne contenait simplement que 4 circuits (parmi lesquels Le Mans) et une trentaine de voitures de toute catégories. Une fois le bolide choisi, nous avons du choisir notre niveau de difficulté. Celui-ci influencera sur l’activation ou non des différentes aides classiques de pilotage. Un niveau Custom est également possible de façon (entre autre) à pouvoir supprimer totalement les lignes d’aide au pilotage présentes sur le sol.
Première course : au volant, en vue intérieure (il existe également une vue capot, extérieure, et au ras du sol). Et là mes amis, même si à l’instar d’un GT il ne s’agit point du tout de simulation à l’état pur, les sensations sont là. La conduite au volant est tout bonnement jouissive, sincèrement. Avantage par rapport à ce que je connaissais sur GT : la sensation de vitesse bien retranscrite. Le plaisir de jeu est là. Les huit concurrents présents sur la piste, sans être particulièrement malins, possèdent une IA satisfaisante. Ils ne resteront pas sur leur rail prédéfini, mais se permettront quelques sorties de route parfois étrange.
On prétend que les dégâts sont gérés, je ne suis pas tout à fait d’accord. Pour le moment, seule une légère détérioration de la carrosserie est présente. Cela n’influe donc en aucun cas le pilotage. Cependant, on ne vous incite pas au contact. En effet, des points de pénalités vous seront attribués s’il vous prenait l’envi de jouer au con. De même lors des sorties de route.
Seul point noir au tableau, on se sent beaucoup aidé par l’ajout d’un bouton « reverse » qui vous permettra de remonter suffisamment loin dans le temps pour corriger un virage mal entreprit ou encore une trajectoire douteuse vous ayant amener à tondre le gazon. Libre à vous de ne pas l’utiliser, mais avouer que c’est tentant. Du coup, les courses durent beaucoup plus longtemps car vous serez constamment à la recherche de la trajectoire parfaite et vous aurez, de ce fait, des chronos qui ne représenteront en aucun cas vos talents de pilote. De même, par défaut, en mode de jeu « difficile » la ligne d’aide au pilotage est toujours présente sur le sol. Ça sent l’assistance au joueur pas très doué tout ça !
D’un point de vu réalisation, c’est beau mais bien loin de ce que je m’attendais. J’avais peut être été trop impressionné lors des vidéos de présentation de l’E3 qui sait … Cependant, ce n’est qu’une version démo, et donc beaucoup de choses peuvent encore changer d’autant plus que le jeu est bien loin d’être laid ! Il est magnifique, mais il ne vos donnera pas pour autant une bonne claque !
C’est donc sans grande surprise que Forza Motorsport 3 s’annonce comme l’un (le meilleur ?) jeu de caisse sur 360. Beau, bien réalisé, proposant de bonnes sensations de conduite, il n’aura pas tellement besoin de plus d’arguments pour trouver son publique !
|