.hack//GU : Back to The World

La saga .hack

C’est en 2002 que sort au Japon la première quadrilogie .hack (prononcez « dot hack »). Pour cette saga, Bandai a fait pour la première fois une histoire multi-support. En effet, pour comprendre toute les finesses de l’histoire, il fallait surtout voir l’anime et jouer aux jeux mais aussi lire les mangas et les livres. En 2006, Bandai récidive avec une nouvelle saga reprenant l’univers de .hack, ainsi que le même schéma commercial avec une nuance : on a désormais affaire à une trilogie … Pour une meilleure réussite ?

Infection, Mutation, Outbreak et Quarantine

Dans ces 4 jeux sortis chacuns avec 3 mois d’intervalle, vous incarniez Kite, un jeune joueur de The World, un MMORPG qui, dans un futur proche fait fureur dans le monde. Mais le premier jour où il joue avec son ami Orca, celui-ci subit un pompage de données d’une mystérieuse entité. A la suite de cet événement, tombe dans un coma profond dans la vie réelle. Songeant que le changement brusque de l’état de son ami est dû à The World, Kite décide d’enquêter à l’intérieur du jeu... Un bon point de départ n’est-ce pas ? Malheureusement, cette quadrilogie n’est pas exempt de défauts (de gros défauts)…
Ces dungeons-RPG furent en effet très décriés et il y avait de quoi : des points forts comme un scénario accrocheur bien qu’un peu décousu, un système de combat manquant de dynamisme mais pas dénué d’intérêt, mais surtout des points faibles avec des graphismes qui vieillissent mal, un manque de dynamisme général flagrant, une très grande répétitivité et surtout le PRIX. En songeant qu’il fallait s’acheter Infection, Mutation, Outbreak et Quarantine pour connaître le fin mot de l’histoire, Bandai n’a finalement eu la bonne idée qu’au bout du 3ème opus de baisser le prix à 30€… Pour les 2 premiers, c’était plein tarif. Quand en plus on se rend compte que la totalité de l’aventure aurait pu tenir un seul DVD, il y a de quoi décrier cette manœuvre de pompage de sous.

Rebirth, A voice that reminds me of you, A walking speed : un nouveau depart ?

Malgré ce que l’on pourrait croire, j’ai tout de même apprécié faire les premiers .hack. C'est donc avec curiosité et intérêt que j'ai accueilli l'annonce de ce nouveau .hack//GU. En ce qui concerne le scénario, il se passe 7 ans après la première saga : The World accueille toujours de plus en plus de monde mais aussi de plus en plus de PK (Player Killers). Alors que ce monde virtuel devait être une utopie, une évasion de la réalité, des clans se forment et se combattent, d’autant plus que l’on dénote l’apparition de PK mystérieux non gérés par des joueurs… gérés par le système ? Bref, c’est l’anarchie dans The World et vous, vous incarnez Haseo, un joueur proclamé « Terror of the Death » du fait de son statut de PKK (Player Killer Killer).
Là encore, l'idée de départ est bonne mais, aux vues des vidéos, s’annonce aussi beaucoup plus dense et dynamique. On peut donc penser qu’un premier défaut est résolu. En ce qui concerne le graphisme, on a un cell-shading de rigueur dans ses productions, mais, sans atteindre des sommets de beauté, on a ici un excellent design, vraiment très accrocheur. Les combats ensuite… De ce qui a été dévoilé, ils semblent énormément plus rapides, plus dynamiques, avec l’utilisation possible de plusieurs armes et de techniques spectaculaires. Enfin, selon les dires du producteur des jeux : chaque opus de la trilogie aurait une durée de vie aussi grande que la première quadrilogie mise bout à bout… Encore une bonne nouvelle !

Bref, aux vues des premiers trailers très réussis car laissant planer énormément de mystères (Kite, le héros de la première saga est de retour mais est bien mystérieux, beaucoup plus sombre : est-ce bien lui ou son personnage est-il géré par le système ?), Bandai semble avoir quelque peu retenu la leçon. Reste bien sûr 2 inconnues que nous ne pourrons connaître qu’une fois le jeu sorti : pad en main, que vaut .hack//GU et surtout le PRIX. Est-ce que nous aurons le droit aux 3 jeux à prix raisonnable (30€) ou bien est-ce que l’on doit prendre la hausse de la durée de vie comme un argument pour vendre les jeux à pleins tarifs ? Dans tous les cas, et en ne prenant pas en compte le point de vue de mon comptable, il me tarde de revenir dans The World pour lever le voile sur les nombreux mystères du jeu.