Final Fantasy XII

Quand le développement a été annoncé en 2003, on ne s’attendait pas à une si longue attente. Après maintes et maintes prières demandant l’arrivée du douzième opus de la saga mythique de Square-Enix, voici enfin sa sortie japonaise. Malheureusement, nous les Européens devront patienter jusque la fin de cette année pour pouvoir goûter aux joies de ce nouveau concept qui a tant fait parler de lui. Sera-t-il à la hauteur de nos attentes ? Ca, je ne peux rien certifier pour le moment mais je peux déjà donner quelques indications….

Une belle histoire dans un Final Fantasy ? Sans blague…

« Dans le très joyeux monde d’Ivalice se déroule une guerre sans merci. La jeune princesse, Ashe, cherche à libérer son bien-aimé peuple de la dictature menée par l’empire d’Arcadia. Pour cela, elle met en place un groupe de résistants prêts à tout pour faire régner l’ordre. Elle va donc faire la plaisante rencontre de Vaan, un joli blondinet rêvant de devenir pirate. »

Le scénario est ressemblant à celui de ses prédécesseurs avec « une jolie demoiselle qui rencontre un gentil jeune homme » mais puisque cela a marché jusque là, pourquoi la firme Square-Enix changerait-elle cela ?
Cette histoire est quand même une nouvelle fois très jolie, comme à son habitude. Elle promet de rudes batailles et de belles périodes enchantées par l’amour.

Nouveautés dans les combats : le Wait mode et l’Active mode.

Sur ce point, Square-Enix a innové. Seul les menus restent quasiment les mêmes avec les traditionnels : Attaque, Magie, Invocation, Objet…J’ai dit quasiment car un nouvel élément apparaît : l’onglet « Gambit ». Ce nouveau mode vous servira à donner des ordres à vos deux acolytes par série, ce qui est plutôt pratique car cela vous permettra de vous concentrer sur un seul personnage ensuite. Il y a également quelques nouveautés du côté des magies. Quatre magies seront utilisables : la noire, la blanche, la verte et celle des temps. Inutile de présenter les deux premières mais arrêtons-nous sur les deux suivantes. La verte sera une magie de soutien. Elle servira donc à donner des barrières ou des blindages aux personnages. Celle des temps permet d’utiliser des somniphères et des blocages de temp, empêchant donc l’adversaire de frapper durant une durée déterminée. La présentation de l’écran est vraiment bien mise en place avec les points de vie et autres renseignements sur les monstres lorsque l'on pointe le curseur dessus, les cartes, les renseignements sur nos persos, les barres de menus…tout est parfaitement mis en place.

Deux fonctionnements de combat sont donc mis à votre disposition. A vous la libre volontée de choisir celui que vous préférez. Le Wait mode est le concept utilisé par tous les anciens Final Fantasy et beaucoup d’autres jeux encore. On choisit une action, stop. Un monstre tape, stop. On tape, stop. On choisit une action, stop…C’est le bon vieux système qui fait que le temps est stoppé entre chaque mouvement. Vous avez le temps que vous voulez pour choisir votre action mais vos autres personnages ne bougent plus, ni les monstres d’ailleurs enfin bref, vous voyez de quoi je parle ! L’Active mode est quant à lui la révolution ! Repris sur les techniques utilisées dans FFXI, vous ne vous arrêterez jamais dans le combat. Tous les participants du combat sont toujours en mouvement, ce qui est beaucoup plus intéressant. Cela paraît complexe mais c’est en fin de compte tout à fait simple une fois que l’on a pris le coup.

Petit plus niveau gameplay.

Dans cet opus, on a cité la possibilité de se trimbaler en toute liberté mais j’ai omis une maigre chose mais qui a quand même son importance. Les caméras peuvent se déplacer dans n’importe quel sens à l’aide du joystick droit, ce qui fournit vraiment une impression de liberté. On peut regarder les lacets du personnage comme on peut regarder ses fesses, ses poux, son se…bref, c’est l’anarchie ! A part ça, les déplacements se font en triangle avec comme maître d’orchestre le leader, suivi de ces deux acolytes. Vos fesses sont donc toujours en sécurité !

Attends, on joue vraiment sur une PS2 là ?

Quand on voit des simples vidéos, on ce dit que Square-Enix a vraiment tout mis en œuvre pour que notre plaisir soit le plus intense. Les graphismes sont tous simplement époustouflants. Vous ne regarderez plus jamais la PS2 de la même façon…Mais c’est que la bête en a encore dans les entrailles ! Plus pour longtemps car ici, elle est vraiment poussée à son summum ! La firme nippone a exploité la console à son grand maximum. Grâce à la caméra libre, vous pouvez apercevoir les moindres détails du costume de votre perso comme vous pouvez regarder les feuilles de palmiers se dessiner clairement au fond de l’horizon. Dans n’importe quel sens, le paysage est parfaitement réalisé, dans les moindres détails. Le travail est vraiment somptueusement fait.

Mais où sont passés Ifrit et Shiva ?

Un tout nouveau système est également mis en place pour les invocations. Elles portent le jolie nom de Espers. Il y en a une pour chaque niveau ( Hasmal pour la plage, Belias dans les ruines…). Quand vous en invoquez une, vous perdez vos deux autres personnages mais n’ayez pas peur, cela vaut le coup ! Une Esper frappe comme une brute. De plus, quand elle débarque, c’est une véritable attraction ! Ca bouge dans tous les sens et la bête invoquée arrive dans un tumulte surprenant. Les MP qui devaient alors être au max tombent à zéro et la bête reste en votre compagnie pendant un certain temps, jusqu’à ce qu’elle fasse son attaque finale dans une cinématique encore plus magnifique.

Bande-son signée Sakimoto.

Qui aurait pu imaginer une BO de Final Fantasy sans Nobuo Uematsu ? Square-Enix tout simplement ! Ils ont fait appel pour ce titre à son remplaçant, Hitoshi Sakimoto. Sachez que Uematsu a quand même réalisé la chanson thème. Mais d’après les aperçus de différentes vidéos, les musiques de Sakimoto se marient parfaitement avec le décor. Les musiques sont plus exotiques et changent des mélodies de Uematsu sans pour autant choquer un gamer confirmé.

Final Fantasy XII promet d’être une réussite de plus dans la longue lignée des chef-d’œuvres chez Square-Enix. Les graphismes sont vraiment idéaux malgré les faibles capacités de la PS2. Les déplacements et les invocations sont les grosses nouveautés de cet opus mais qu’est-ce que ça a l’air bon ! C’est donc un Final Fantasy nouveau mais pas tout à fait que nous allons avoir le plaisir de dévorer dans quelques mois. Vous allez encore devoir faire preuve de patience !