L'Apocalypse au bout du clic

En 2006, le jeune studio allemand FusionSphere nous sortait un click'n play qui s'inscrivait dans la lignée des Broken Sword : fiction basée sur des faits historiques, héroïne très attachante et détachée et énigmes plutôt cohérentes. Il manquait seulement à Tunguska un peu plus de précision pour le scénario qui partait tout de même à l'ouest vers la fin du jeu.
Au final, le verdict était : "très prometteur pour la suite". Voici la suite : Puritas Cordis.


C'est la Fin du Monde... Allons faire une croisière !

Le jeu débute sur un échange lettré entre deux prêtres partageant leur inquiétude... L'un alertant l'autre qu'il est en danger. Et pour cause, toute une escouade armée à la Sam Fischer (ils ont les mêmes lunettes discrètes) en sont après le prêtre qui détient en sa possession une lettre importante qui pourrait changer le Monde (rien que ça).
Le prêtre meurt mais peut faire parvenir en différé la lettre à un de ses amis.
Une poignée de jours plus tard, nous retrouvons la délicieuse Nina Kalenkov qui a temporairement perdu de son peps puisqu'elle doit se remettre de sa rupture avec Max, son compagnon rencontré dans le premier volet. Pour se remonter le moral, elle décide donc se payer une petite croisière. Mais au moment d'embarquer, une personne du troisième âge l'accoste brusquement lui demandant si elle va sur le bateau, puis s'enfuit et est tué, renversé par un véhicule de transport.

Superbes vacances, d'autant que ses valises seront échangés, son sac à main volé et elle se fera assommé sur le bateau...

Tout débute tout connement et va très très vite partir en sucette. La première chose qu'on regrettera est que le scénario est cette fois, à 100% fictif et ne se base pas vraiment sur des faits historiques avérés ou troubles. Tout est basé sur une secte qui aurait débuté en France, au XVIIème siècle par un certain Zandana. Hélas, pas de trace dans la réalité et c'est donc un premier constat assez dommageable puisqu'on n'aura pas énormément de mystères à révéler puisque tout coulant de source dès la première partie du jeu.
L'élément scénaristique intéressant est que les développeurs se sont basés sur l'enchainement de catastrophes (naturelles ou non) qui ont suivi dans l'actualité pour ainsi faire alimenter une paranoïa aiguë et aliénante chez les protagonistes du jeu. On y mentionne, la fonte des glaciers, les tremblements de terre de plus en plus conséquent, les puits de pétrole en flamme, la maladie en Afrique noire, etc etc.
Ainsi, on peut soulever que c'est l'actualité qui sert de tremplin à notre histoire. Mais c'est malheureusement bien trop mis en retrait au profit d'un classique "gentil/méchant" où les méchants sont repérés dès le début et dont on ne croit absolument pas aux annonces d'Apocalypse.

Ca commence donc pas très bien pour Secret Files 2 qui nous sert un scénario pas bien original et surtout pas bien poussé puisque prévisible à tout moment. On sera aussi déçus que leurs idées de base ne soient pas plus exploités que ça.

3,2,1... Sauvez le monde !

Cette déception scénaristique est aussi poussé par le fait que ce deuxième épisode a bien moins de rebondissements et de localisations que le premier !
Dans Tunguska, miss Nina et Max se baladaient un peu partout : Allemagne, Russie, Irlande, etc avec des décors radicalement différents tout comme des évènements différents. Nina devant se faufiler dans un train lourdement gardé en passant par les égouts ; Max devant faire parler des poivrots en Irlande pour ainsi aller visiter un château en ruines sur une île, bref les situations variées tant sur le plan de l'écriture que visuel étaient bien plus variés et excitantes.
Dans ce second épisode, tout y est plutôt linéaire et d'une traite se résumant à un bateau, une jungle, Paris et l'antre du bad guy,... En sachant que les objectifs sont plutôt identiques et sans surprises : chercher des indices sur la secte pour Nina, sauver Sam pour Max, pour ce qui est du corps principal du jeu.
C'est donc un peu le problème, nos héros ont pratiquement tout sous la main et n'ont pas à faire des voyages insensés ou à se torturer la tête. Ce qui, d'un point de vue scénaristique et intérêt est plutôt décevant puisque le joueur ne sera jamais surpris ou pris à revers. Ce que le premier épisode avait réussi à faire.

Cette impression de "linéarité" et de "simplicité" est renforcé par la plutôt courte durée de vie du jeu : environ 6-7H. Forcément, à partir du moment que le scénario suit son rythme de croisière (c'est le cas de le dire) il ne perdra pas de temps en "doutes" ou "écart du but". Ce qui est logique puisque dès le début, on a compris l'identité des bad guies prêchant l'Apocalypse.

Le charme des personnages opère toujours

Heureusement, l'interprétation de Nina, Max, et même de Sam (nouvelle venue) est toujours sympathique. Et quand on dit "Sympathie", c'est littérale, pas un mot d'esprit. Ces personnages sont vraiment attachants grâce à leurs doubleurs respectifs (en français) où leur timbre varié, élancé et vivant fait des merveilles. On aura toujours à reprocher quelques décrochages dans les réactions, ou certaines paroles de Nina qui font un peu cruche (genre la citadine qui débarque), mais on dira que c'est aussi son charme car en aucun cas la miss est méchante et donne toujours l'impression d'être avenante.
Et curieusement, on a pas le souvenir d'un personnage de la sorte... Pour Max, c'est un peu la même chose, avec un détachement certain et une nonchalance bien sympatoche.
Puritas Cordis intègre aussi un nouveau personnage (jouable en plus) qui est Sam, une jeune archéologue, ami de jeunesse de Max qui laisse transparaitre un caractère plutôt exubérant et qui s'excite pour un oui ou pour un non (le genre de personne qu'on trouve attachant mais qui peut terminer à nous les briser à la longueur). Sauf que, le personnage n'est pas vraiment développé et aurait mérité bien plus d'attention. Là encore, une bonne idée inexploitée...

Si les persos fonctionnent, c'est grâce à de bons dialogues qui respirent le naturel. Ce ne sont pas des blagues à la Georges, évidemment, mais les réactions humoristiques sont plutôt des réactions naturelles, voir de bons sens vis-à-vis de persos secondaires un peu cons, comme un type qui se prend pour un playboy mais qui est con comme une lunette de chiottes... Forcément, les réactions de Nina sont plutôt agressives et drôles. Voyez le genre ?
C'est cette spontanéité qui fait le charme des personnages et qui par conséquent a un capital sympathie gonflé à bloc permettant de mettre en retrait une histoire pas bien complexe.

Plus évident, moins ambitieux

Évidement, un jeu vidéo, ce n'est pas qu'un scénario et un doublage... Sinon, on se materait des films, c'est plus rapide... Vous avez sans doute compris que le gameplay était identique au premier volet. Du click'n play classique donc avec action pour click gauche et examiner avec click droit. Les aides sont toujours présentes mais toujours en option heureusement. Ces aides prennent la forme d'une indication de tous les endroits cliquables à l'écran.
Une autre aide est possible si vous vérifiez votre "journal" où on vous fera comprendre ce qu'il faudrait faire. Ca peut être utile, si vous avez du mal, mais le jeu est désormais bien plus clair. Déjà, le premier épisode s'en tirait plutôt pas mal dans la cohérence malgré des objectifs complètement dingues et pas bien compréhensibles. Mais ici, point de problème d'objectif, c'est plutôt clair. Le truc est que l'on comprend rapidement chaque petite action que l'on doit faire. Ex : on reprend l'exemple du playboy prétentieux qui ose demander à Nina de lui trouver une crème de bronzage identique au sien. On prend son tube et de suite, on a compris qu'on allait le remplir avec quelque chose de similaire... Donc pour le coup c'est plutôt cohérent et instinctif. Une excellente chose.

Mais, car "mais" il y a toujours des "mais" de toutes façons. Mais, on sent que les énigmes manquent d'ambition, manque un peu de folie... C'est toujours la difficulté pour un click'n play, de trouver un équilibre entre challenge corsé tout en restant cohérent et donc accessible.
Ici, ça manque un peu de "corsage" on va dire et les principaux problèmes rencontrés proviendront de puzzles. Chacun ses goûts mais la technique du puzzle pour meubler l'aventure est tout de même une ficelle très grosse et ici, elle est utilisé plus d'une fois.
Là encore, témoin d'un manque d'ambition dans l'écriture des énigmes. Et puis, scénaristiquement ce n'est pas vraiment crédible, comme "retrouver des pierres bleues qui ont servis à la construction de bâtiments dans Paris, pour ouvrir un mécanisme au sous-sol d'une abbaye détruite"...

On doit forcément parler des graphismes ? On a envie de prononcer un simple "RAS" tant le jeu est très très proche du premier opus avec ses décors en 2D pré-calculé et ses polygones incrustés.
On pourra noter, une meilleure incrustation des personnages grâce à un jeu de lumière plus subtile, ainsi que certains décors vraiment réussis, comme la jungle. Bien que dénué d'originalité, m'enfin tout jeu d'aventure doit avoir son niveau dans la jungle : passage initiatique.
L'intérêt est que le jeu vous pompera bien peu de ressources tout en gardant une qualité visuelle certaine. Une bonne optimisation est toujours un bon point, même pour un click'n play.
Musicalement, en revanche, c'est nettement moins mis en avant malgré un thème principal plutôt haletant et remuant tout en gardant un certain mysticisme. On retiendra surtout les dialogues, déjà bien glorifiées plus haut.

Secret Files 2 : Puritas Cordis est tout de même une demi-déception... Alors que suite au premier épisode, on attendait un travail scénaristique plus appuyé, poussé, long et cohérent, c'est pratiquement l'inverse qui se produit avec ce second volet.
Plus court, plus simple, plus prévisible, moins varié... Le scénario de ce Secret Files n'est pas bien passionnant en soi. Heureusement, la vivacité des personnages est un tout non négligeable qui nous parviendra toujours à prendre plaisir au jeu, du début à la fin.
Le plaisir est là, les énigmes s'enchainent avec logique, c'est plutôt beau et agréable à l'œil, on a là un click'n play bien sympathique. Mais, au vu du premier épisode, on avait entrevu des bases pour une série plutôt grandiose et au final, on stagne avec ce deuxième épisode qui prend même un coup de moins bien de part son scénario linéaire, rapide et évident.
Mais, Nina est trop sympa, Max est cool, donc on attend quand même un troisième épisode !

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God of M

"Mon nom est Wolverine. Je suis le meilleur dans ma partie."
Tirade qui débute toujours chaque épisode du comicbook Wolverine et qui se représente dans ce nouveau jeu vidéo, mais adapté du film de Gavin Hood.
Les adaptations vidéoludiques de films n'inspirent que très rarement confiance, tout le monde le sait. En plus, les derniers jeux estampillés Wolverine n'avaient pas franchement été réussis.
Mais, le jeu étant développé par Raven Software, un des studios les plus dignes de confiance d'Activision et déjà à l'œuvre sur les X-Men Legends et le Marvel Ultimate Alliance, peut être auront nous à un bon jeu.


Une histoire en dents de loup

Le jeu est adapté donc du dernier film de G.Hood... Pardon, film de la Fox. Mais vu que le film ne raconte pas énormément de choses, le scénario a été extrapolé pour avoir quelque chose d'à peu près consistant. Ainsi, nous vivrons les aventures de Wolverine entre passé (mission en Afrique) et présent (juste après s'être fait opéré). Le scénario est extrêmement confus et raconte bien peu de choses passionnantes, autant le dire tout de suite. Avec ce jeu, vous n'aurez aucun plaisir scénaristique tant la base est elle-même peu développé pour ensuite tirer sur la corde jusqu'au bout pour trouver des missions potables.
Ainsi, pour meubler, nous auront droit à des ennemis surnaturels ou des géants venues de nulle part, ainsi que des combats contre les persos clés du film, histoire de tout caser. Exemple : une séquence inutile avec le Blob (qui est très moche soit dit en passant) où on doit le combattre pour une simple information. De la même façon, tout une heure et demi à se galérer à poursuivre Gambit pour dire "ah ouais je sais où est Creed. Viens, c'est assez loin".
Vous aurez compris, le scénario est incohérent, superflu et en plus de ça mal joué avec des dialogues qui tournent en boucle pas vraiment bien joué car manquant à la fois de consistance et de réel investissement.

Et je vous évite un avis sur le matériau d'origine... Ceci dit, l'atmosphère bestiale de Wolverine prend le dessus et suffit à se motiver à jouer, plutôt que l'envie de connaitre l'histoire du film (mon dieu, Deadpool...).

Kratos en cosplay de Wolverine

On rentre dans le jeu à proprement parlé et on s'aperçoit rapidement que les mécaniques de Wolverine sont toutes issues de God of War. Pas seulement dans la jouabilité brute avec exactement les mêmes commandes, mais aussi dans le moteur physique et les sensations puissance au moment du contact. Ainsi que cette sensation de légèreté et de souplesse dans ses déplacements qui rompent instantanément quand les lames s'enfoncent avec brutalité dans les ennemis, déchiqueter en deux. Nous avons aussi les mêmes plans de caméra rapproché quand Wolverine effectue un finishing move, ainsi qu'évidemment les mêmes orbes rouges qui remplissent vie et furie pour lancer une attaque spéciale (quatre en tout).
On se surprendra aussi à avoir les mêmes animations dans les sauts et double saut, avec la même justesse... On aura aussi les mêmes intéraction avec les décors pour bouger des caisses sur des interrupteurs, ou pour, non pas ouvrir des coffres mais arracher des dogtags sur des cadavres vous rapportant de l'exp.

Raven a tout simplement décortiqué et refait le moteur de God of War... Le soft n'a absolument rien d'innovant, d'original ou même de personnel et les habitués à Kratos ne seront pas déconcertés.
Le point positif, c'est que les sensations bestiales sont là grâce à un travail d'animation jouant sur différents rythmes et un vibreur mis à contribution. Tout comme le sentiment de puissance, aussi et par conséquent, le défouloir reste efficace.

De la même manière, le level design est plutôt linéaire même s'il y a eu un vrai travail graphique pour donne l'illusion de grandeur et éviter ainsi une linéarité trop prononcée.
Il reste aussi quelques petits "trucs" propres au mutant griffu comme la possibilité de bondir sur les ennemis après un lock. Ce qui est impressionnant et utile mais qui a tendance à faciliter le jeu mais aussi à le scripter. Le coup du lock et du semi automatique dessert finalement le jeu et on se rendra vite compte que le jeu est en fait basé sur une multitude de scripts où les boss (ou semi-boss) se battent non pas avec acharnement et réflexe mais en comprenant les mécaniques adverses. Exemple : esquiver l'attaque d'un géant rocheux pour ensuite lui bondir sur la tête et le déchiqueter, plusieurs fois de suite. Beaucoup d'évènements sont finalement extrêmement dirigés et ce, parfois contre le bon sens même. Genre je suis à 1 mètre du toit, je peux pas sauter dessus, bloqué par un mur invisible m'obligeant à suivre l'unique voie alors qu'un petit détour sur un toit n'aurait pas fait de mal à personné...
On a donc là un jeu à sensations mais terriblement illusoire car fonctionnant sur ses cripts d'animations et de séquences de jeu, parfois même jusqu'à être contradictoire techniquement parlant.
C'est comme ça que l'on remarque des bugs de collision assez flippant, une physique "lunaire" peut aussi sauter à la figure sur certains ennemis juste pour coller avec la zone du jeu.
Nous avons aussi des éléments interactives dans le niveau, chose pas nouveau et à la mode mais renforce ce côté scripté. C'est drôle mais en aucun cas surprenant.

On pourrait apprécier aussi l'évolution de Wolverine qui gagne des niveaux, ainsi que des points de compétences à partager entre les différentes capacités à disposition renforçant sa santé, ses attaques, sa rage ou renforçant ses attaques spéciales. Attaques spéciales qui viennent tout droit de... X-Men Legends et Marvel Ultimate Alliance. Ben ouais, Raven a aussi pioché dans leurs anciens jeux pour créer ce Wolverine. Si vouliez voir de nouvelles attaques, c'est raté.
Mais cet aspect évolutif est finalement très linéaire et ne demande pas de décisions radicales.
Un peu comme Star Wars : Le Pouvoir de la Force où tu finissais par avoir tous les pouvoirs, qu'importe tes choix.

Wolverine, il a de beaux boyaux !

En fait, le jeu réussit à se démarquer du film par une chose. Dans le film, Wolverine tranche tout sans avoir une goutte de sang sur ses lames, sans avoir son corps en bouillasse et en plus son brushing est intact... Dans le jeu, on verra les entrailles du Wolverine à force d'encaisser des balles, des lames et résiste même à divers explosions, tout ça en temps réel !
Certes, le moteur Unreal Engine III donne un aspect "plastique Action Man" à la peau du personnage, m'enfin pour le coup ses dégâts physiques titille l'œil. On est dans l'ordre du détail, mais ce sont souvent ce genre de détails qui font la différence. C'est quand ils n'y sont pas qu'on s'aperçoit de leur intérêt. Pour le coup, Wolverine est visuellement réussi et retranscrit bien la violence du personnage.

On a droit aussi à de très beau décors, malgré leur immobilité et manque d'interaction. Vous ne verrez pas les décors en miettes comme un Stranglehold par exemple, non vous verrez des beaux décors bien travaillés et minutieux mais statiques.
En revanche, pour le côté "personnel" on repassera car on a toujours cette aspect de surbrillance sur les personnages lié à un mauvais jeu de lumière... Les visages sont plutôt bien modélisés, un peu normal me direz vous... Même s'il n'y a rien d'extraordinaire.
On n'applaudira pas sur les performances des doubleurs qui surjouent et ne sont pas du tout dedans, avec un choix des voix plutôt clichés et voir qui corresponde pas du tout (la voix douce de Sabretooth), une musique pas bien inspiré et qui ne prend pas réellement de place sur les séquences. On pestera quand même sur la répétition des dialogues, in-game et curieusement même lors des cut-scènes (on a enregistré un rire pour Gambit et on l'a répété 10 fois le long de ses apparitions...).

Techniquement en revanche, malgré les scripts et la linéarité, on a, en plus de bugs de collision relevé plus haut, des tendances à la chute de framerate s'il y a trop d'éléments à l'écran, ainsi qu'un rafraichissement de l'image qui galère pas mal et est visible à l'œil nue (vous savez, ce balayage de l'image de haut en bas). On pestera aussi sur des temps de chargements biens longs, ainsi que parfois une cut scène qui se freeze avec comme indication écran "streaming"... C'est à dire retard de lecture.

X-Men Origins : Wolverine est un jeu bien impersonnel et donc sans aucune surprise. Ce n'est pas étonnant pour une adaptation de film. Mais il propose néanmoins un défouloir plutôt efficace en matière de sensations à défaut de variété.
Le charisme de Wolverine fera le reste pour quelques réticents. Même si, le jeu reste vraiment grossier dans son approche scénaristique, dans son écriture de dialogues (une blague pourrie à chaque cut scène) et même dans son déroulement de gameplay scripté à mort, un peu comme si on avait peur de se donner de la liberté... Ou si on avait peur de trop en donner justement.
En faisant ça, on limite la casse et on fait illusion. Ca marche les deux premières heures, on s'en contente les deux heures suivantes et on commence à s'impatienter pendant les deux dernières heures de jeu. Pour finir sur... Deadpool ! Rooh mon dieu qu'il est laid ! On ne s'y fera jamais, même avec la plus grande largesse d'esprit possible.

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God of M

"Mon nom est Wolverine. Je suis le meilleur dans ma partie."
Tirade qui débute toujours chaque épisode du comicbook Wolverine et qui se représente dans ce nouveau jeu vidéo, mais adapté du film de Gavin Hood.
Les adaptations vidéoludiques de films n'inspirent que très rarement confiance, tout le monde le sait. En plus, les derniers jeux estampillés Wolverine n'avaient pas franchement été réussis.
Mais, le jeu étant développé par Raven Software, un des studios les plus dignes de confiance d'Activision et déjà à l'œuvre sur les X-Men Legends et le Marvel Ultimate Alliance, peut être aurons nous à un bon jeu.


Une histoire en dents de loup

Le jeu est adapté donc du dernier film de G.Hood... Pardon, film de la Fox. Mais vu que le film ne raconte pas énormément de choses, le scénario a été extrapolé pour avoir quelque chose d'à peu près consistant. Ainsi, nous vivrons les aventures de Wolverine entre passé (mission en Afrique) et présent (juste après s'être fait opéré). Le scénario est extrêmement confus et raconte bien peu de choses passionnantes, autant le dire tout de suite. Avec ce jeu, vous n'aurez aucun plaisir scénaristique tant la base est elle-même peu développé pour ensuite tirer sur la corde jusqu'au bout pour trouver des missions potables.
Ainsi, pour meubler, nous auront droit à des ennemis surnaturels ou des géants venues de nulle part, ainsi que des combats contre les persos clés du film, histoire de tout caser. Exemple : une séquence inutile avec le Blob (qui est très moche soit dit en passant) où on doit le combattre pour une simple information. De la même façon, tout une heure et demi à se galérer à poursuivre Gambit pour dire "ah ouais je sais où est Creed. Viens, c'est assez loin".
Vous aurez compris, le scénario est incohérent, superflu et en plus de ça mal joué avec des dialogues qui tournent en boucle pas vraiment bien joué car manquant à la fois de consistance et de réel investissement.

Et je vous évite un avis sur le matériau d'origine... Ceci dit, l'atmosphère bestiale de Wolverine prend le dessus et suffit à se motiver à jouer, plutôt que l'envie de connaitre l'histoire du film (mon dieu, Deadpool...).

Kratos en cosplay de Wolverine

On rentre dans le jeu à proprement parlé et on s'aperçoit rapidement que les mécaniques de Wolverine sont toutes issues de God of War. Pas seulement dans la jouabilité brute avec exactement les mêmes commandes, mais aussi dans le moteur physique et les sensations puissance au moment du contact. Ainsi que cette sensation de légèreté et de souplesse dans ses déplacements qui rompent instantanément quand les lames s'enfoncent avec brutalité dans les ennemis, déchiqueter en deux. Nous avons aussi les mêmes plans de caméra rapproché quand Wolverine effectue un finishing move, ainsi qu'évidemment les mêmes orbes rouges qui remplissent vie et furie pour lancer une attaque spéciale (quatre en tout).
On se surprendra aussi à avoir les mêmes animations dans les sauts et double saut, avec la même justesse... On aura aussi les mêmes intéraction avec les décors pour bouger des caisses sur des interrupteurs, ou pour, non pas ouvrir des coffres mais arracher des dogtags sur des cadavres vous rapportant de l'exp.

Raven a tout simplement décortiqué et refait le moteur de God of War... Le soft n'a absolument rien d'innovant, d'original ou même de personnel et les habitués à Kratos ne seront pas déconcertés.
Le point positif, c'est que les sensations bestiales sont là grâce à un travail d'animation jouant sur différents rythmes et un vibreur mis à contribution. Tout comme le sentiment de puissance, aussi et par conséquent, le défouloir reste efficace.

De la même manière, le level design est plutôt linéaire même s'il y a eu un vrai travail graphique pour donne l'illusion de grandeur et éviter ainsi une linéarité trop prononcée.
Il reste aussi quelques petits "trucs" propres au mutant griffu comme la possibilité de bondir sur les ennemis après un lock. Ce qui est impressionnant et utile mais qui a tendance à faciliter le jeu mais aussi à le scripter. Le coup du lock et du semi automatique dessert finalement le jeu et on se rendra vite compte que le jeu est en fait basé sur une multitude de scripts où les boss (ou semi-boss) se battent non pas avec acharnement et réflexe mais en comprenant les mécaniques adverses. Exemple : esquiver l'attaque d'un géant rocheux pour ensuite lui bondir sur la tête et le déchiqueter, plusieurs fois de suite. Beaucoup d'évènements sont finalement extrêmement dirigés et ce, parfois contre le bon sens même. Genre je suis à 1 mètre du toit, je peux pas sauter dessus, bloqué par un mur invisible m'obligeant à suivre l'unique voie alors qu'un petit détour sur un toit n'aurait pas fait de mal à personné...
On a donc là un jeu à sensations mais terriblement illusoire car fonctionnant sur ses cripts d'animations et de séquences de jeu, parfois même jusqu'à être contradictoire techniquement parlant.
C'est comme ça que l'on remarque des bugs de collision assez flippant, une physique "lunaire" peut aussi sauter à la figure sur certains ennemis juste pour coller avec la zone du jeu.
Nous avons aussi des éléments interactives dans le niveau, chose pas nouveau et à la mode mais renforce ce côté scripté. C'est drôle mais en aucun cas surprenant.

On pourrait apprécier aussi l'évolution de Wolverine qui gagne des niveaux, ainsi que des points de compétences à partager entre les différentes capacités à disposition renforçant sa santé, ses attaques, sa rage ou renforçant ses attaques spéciales. Attaques spéciales qui viennent tout droit de... X-Men Legends et Marvel Ultimate Alliance. Ben ouais, Raven a aussi pioché dans leurs anciens jeux pour créer ce Wolverine. Si vouliez voir de nouvelles attaques, c'est raté.
Mais cet aspect évolutif est finalement très linéaire et ne demande pas de décisions radicales.
Un peu comme Star Wars : Le Pouvoir de la Force où tu finissais par avoir tous les pouvoirs, qu'importe tes choix.

Wolverine, il a de beaux boyaux !

En fait, le jeu réussit à se démarquer du film par une chose. Dans le film, Wolverine tranche tout sans avoir une goutte de sang sur ses lames, sans avoir son corps en bouillasse et en plus son brushing est intact... Dans le jeu, on verra les entrailles du Wolverine à force d'encaisser des balles, des lames et résiste même à divers explosions, tout ça en temps réel !
Certes, le moteur Unreal Engine III donne un aspect "plastique Action Man" à la peau du personnage, m'enfin pour le coup ses dégâts physiques titillent l'œil. On est dans l'ordre du détail, mais ce sont souvent ce genre de détails qui font la différence. C'est quand ils n'y sont pas qu'on s'aperçoit de leur intérêt. Pour le coup, Wolverine est visuellement réussi et retranscrit bien la violence du personnage.

On a droit aussi à de très beau décors, malgré leur immobilité et manque d'interaction. Vous ne verrez pas les décors en miettes comme un Stranglehold par exemple, non vous verrez des beaux décors bien travaillés et minutieux mais statiques.
En revanche, pour le côté "personnel" on repassera car on a toujours cette aspect de surbrillance sur les personnages lié à un mauvais jeu de lumière... Les visages sont plutôt bien modélisés, un peu normal me direz vous... Même s'il n'y a rien d'extraordinaire.
On n'applaudira pas sur les performances des doubleurs qui surjouent et ne sont pas du tout dedans, avec un choix des voix plutôt clichés et voir qui correspondent pas du tout (la voix douce de Sabretooth), une musique pas bien inspiré et qui ne prend pas réellement de place sur les séquences. On pestera quand même sur la répétition des dialogues, in-game et curieusement même lors des cut-scènes (on a enregistré un rire pour Gambit et on l'a répété 10 fois le long de ses apparitions...).

Techniquement en revanche, malgré les scripts et la linéarité, on a, en plus de bugs de collision relevé plus haut, des tendances à la chute de framerate s'il y a trop d'éléments à l'écran, ainsi qu'un rafraichissement de l'image qui galère pas mal et est visible à l'œil nue (vous savez, ce balayage de l'image de haut en bas). On pestera aussi sur des temps de chargements biens longs, ainsi que parfois une cut scène qui se freeze avec comme indication écran "streaming"... C'est à dire retard de lecture.

X-Men Origins : Wolverine est un jeu bien impersonnel et donc sans aucune surprise. Ce n'est pas étonnant pour une adaptation de film. Mais il propose néanmoins un défouloir plutôt efficace en matière de sensations à défaut de variété.
Le charisme de Wolverine fera le reste pour quelques réticents. Même si, le jeu reste vraiment grossier dans son approche scénaristique, dans son écriture de dialogues (une blague pourrie à chaque cut scène) et même dans son déroulement de gameplay scripté à mort, un peu comme si on avait peur de se donner de la liberté... Ou si on avait peur de trop en donner justement.
En faisant ça, on limite la casse et on fait illusion. Ca marche les deux premières heures, on s'en contente les deux heures suivantes et on commence à s'impatienter pendant les deux dernières heures de jeu. Pour finir sur... Deadpool ! Rooh mon dieu qu'il est laid ! On ne s'y fera jamais, même avec la plus grande largesse d'esprit possible.

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Un barbare sur PSP !!!!

Qui ne connait pas Kratos, ce barbare qui a fait trembler la Playstation 2 avec ces 2 lames dévastatrices... Il y a un an environ est sorti l'opus PSP et c'est donc avec plaisir que je vais vous dire ce que j'en pense et avec un peu plus d'objectivité que sur le 2ème opus. Kratos est-il toujours aussi bon dans l'art de détruire les autres? L'ambiance est-elle toujours aussi forte? Et surtout le challenge est-il au rendez-vous? Réponse dans les paragraphes qui suivent !!!

L'arrivée des chaines.

L'histoire se déroule avant les opus PS2 mais il faut le dire tout de suite, cela n'apporte pas grand chose même si le scénario est plutôt bien ancré dans la série. Nous allons vivre dans le passé de Kratos et voir que sa vie n'était pas toute rose. En effet entre le meurtre de sa femme et son enfant de ses propres mains et Morphée qui endors les Dieux le destin semble de plus en plus sombre. Alors que tout espoir semble perdu Athena donne la lourde mission à notre fantôme de sparte de rétablir l'ordre dans le monde. Voila un court résumé de l'histoire qui va emmener notre (anti)héros dans divers lieux avec leur propres ambiances, batailles frénétiques, gerbes de sang,... bref tout ce qui a fait le succès de la série est bel est bien présent. Au fur et à mesure que l'on avance on voit un Kratos qui s'enlise de plus en plus dans son rôle "d'esclave des Dieux" mais aussi parfois un son côté humain en présence de sa fille lors de cinématiques. Le jeu conserve donc toute son identité pour le plus grand plaisir des joueurs !!!! Mais les chaines retenant Kratos s'attaque aussi aux joueurs car si le jeu débute sur de bonnes impressions li y a néanmoins quelques petits défauts...

Un enfer bien joli mais...

Sur la grande sœur de la PSP les God of War étaient techniquement excellent avec une modélisation et des détails impressionnant pour la 128 bits, c'est pourquoi la plupart des joueurs se sont posés des questions avec cet opus PSP (non je ne parle pas de boulets qui disaient "il sera moins bien sur PSP car moins joli"). Certes l'aliasing est présent mais on a l'habitude avec la petite PSP mais les effets de lumières sont remarquable ainsi que la profondeur qui arrive parfois a étonnée (mais moins que dans les autres). Ce qui m'a le plus fait sourire c'est certaines petites animations en fond que l'on ne voit pas forcément si on ne fait pas attention, comme par exemple dans le temple de Zeus on l'on voit une mains sur un mur et qui bouge quand l'on passe a côté. De plus il est vraiment super agréable de se balader dans les niveaux, certes linéaires, sans des temps de chargements toutes les 15 secondes et longs. Le travail accompli est donc de très bonne facture même si quelques ralentissement sont intervenus quelques fois, mais beaucoup moins important que sur la démo soyez rassurez pour ceux qui ont fait la démo. Même durant les combats nous pouvons saluer les ralentissements que par leur absence alors que les combats peuvent se faire à 10 et évidemment pas mal d'effets surtout avec les chaines de notre cher personnages. Dans ce genre de jeu la caméra est souvent un problème car elle se positionne toute seule (qui a dit Ninja Gaiden ?) et elle le fait ici de manière presque parfaite en mettant en valeur les sublimes décors ce qui donne l'impression d'être réellement avec Kratos et donc augmente ainsi l'immersion.
Par contre si on compare avec les opus précédents ont est forcément déçu sur quelques points et pas forcement sur le point technique !!!

...bien trop avare !!!

Si au début de l'aventure on se dit que c'est bel est bien un jeu qui serait digne des aventures précédentes de notre peau de tête favoris on se rend vite compte qu'il lui manque pas mal de chose (mis à part des cheveux... Ok c'est nul comme blague). Déjà la durée de vie est bien trop courte.. en mode spartiate ( c'est le mode de difficulté juste avant le mode Dieu qui est à débloqué) j'ai mis environ 8h à9h mais en mode plus facile c'est plus un périple de 4h qui vous attend ce qui est extrêmement court. La mode est vraiment aux jeux avec une micro durée de vie mais la pilule passe encore plus mal quand aucun mode multi est présent (cela dit ce genre de mode n'a aucune place dans la série).
De plus même si le titre est toujours aussi jouissif on se demande si on nous a pas vendu une sous version de God of War... Je m'explique, on remarque que le nombre d'armes et de magie a été revu à la baisse... Seulement 2 armes (les lames habituelles et le gant de Zeus) et peu de magie... C'est assez chiant dans ce genre de jeux bourrin de n'avoir que peu d'armes pour déchiqueter les ennemis mais bon on fait avec. De plus si il est possible d'exécuter les ennemis en faisant une prise avec "o" cette dernière se fait toujours avec les lames... Bien dommage.

Un jeu classique dans son déroulement.

Rien ne change dans cet opus, toujours les orbes rouges qui servent de monnaie, les vertes pour la vie, les bleues pour la magie et beaucoup de QTE surtout quand les ennemis sont bien affaibli il suffit de s'approcher d'eux, d'appuyer sur "o" et ce système se mettra en route. concernant les armes et magies il est encore possible des les améliorer mais malheureusement cela va bien trop vite et il est sur que vous aurez tout à fond une fois arrivé à la fin du jeu.. Des énigmes sont toujours présentes mais bien sur aucune ne vous retiendra bien longtemps même si j'ai bloqué sur une particulièrement mais c'est agréable car cela fait baisser le rythme frénétique du jeu car il faut se le dire ce [IChains of Olympus[/I] vous donnera votre quota d'action surtout que une fois le jeu fini vous débloquerez "Les défis d'Hadès" et ils vous donnerons du boulot car mine de rien c'est loin d'être simple mais on aurait préférez une aventure bien plus longue.

Alala une chose est sûre on est bien dans un GoW mais voila c'est peut être ça le problème c'est que c'est juste du GoW classique mais sans hésitation le meilleurs jeu du genre sur PSP (ptet parce que pas de concurrence) et si vus aimez le challenge faite le en mode "God". Les fans de la série seront surement déçus et ceux qui veulent découvrir la série faites le avec cet épisode car le c'est le moins complet et le premier au niveau chronologique.

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Puissance-Gamers rend hommage à Michael Jackson

Hé, quand on promet des trucs, on les tient ! Tous les mois, vous aurez votre PG Magazine. Tous les "fins du mois". Bon là, on est le 1er mais on s'en fout !
PG Mag 2 est sorti !


Comme vous le savez, depuis le mois dernier, nos vous concoctons PG Magazine, un complément sous forme .pdf au site. Le but étant de se détacher et de retrouver les joies de la lecture posée. Ce qu'occulte complètement le web au détriment de l'analyse et de la lettre.

On en a profité pour régler les petites erreurs du premier mag, en particulier l'illisibilité du .pdf dans sa version "screen". C'est réparé. Des coquilles ont été corrigées et ce numéro comporte 66 pages au lieu de 60. Pas que le mois a été plus lourd qu'un autre (excepté l'E3 dont on a suffisamment parlé dans notre dossier (ici) mais parce que notre plus gros article a été consacré au Roi de la Pop. Car le jeu vidéo c'est de la culture populaire, et la Musique en est, tout comme le Cinéma.
P'tet même qu'un jour on lancera une rubrique "Littérature"... Car l'avantage d'être "amateur" (ou "libre" c'est un mot à la mode), c'est qu'on fait ce que l'on veut... Comme rajouter des rubriques si on en a envie... Ce qu'on a fait ce mois-ci avec un retour de bâton où vous devrez "inverser" votre point de vue... J'espère que vous savez utilisé Acrobat... Ce sera l'occasion de l'essayer réellement.

Comme d'habitude : une version "screen" optimisé pour l'écran et une version "print" bien plus clean mais plus lourde pour l'impression.

- Lire PG MAG de Juin version écran (7Mo)
- Lire PG MAG de Juin version print (46Mo) (clic droit > enregistrer la cible sous...)

Bonne lecture ! (oh merde, ce sont tous enfuis...)

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